jeudi 23 mars 2017

Les grands travaux de Troyes en 1860 Désiré Argence





Désiré Argence 1814-1889.
Ancien élève du lycée de Troyes. Député de l'Aube, maire de Troyes, conseiller général.
Franc-maçon, vénérable maître de la loge "L'Union fraternelle" de Troyes.
Après avoir fréquenté les milieux libéraux voire républicains de l'Aube sous la Restauration, il se rallie à l'Empire de Napoléon III.
Il est à l'origine de grands travaux d'aménagement dans Troyes. Ces travaux seront salués par ses anciens amis restés républicains Millard, Habert, Cottet ... qui lui reconnaissent ces réussites en dépit de sa "trahison" politique.

"Ce sont les jardins de ceux qui ne peuvent en posséder; ils leur offrent le plaisir de la promenade, dans un lieu toujours accessible, où l'ouvrier vient se reposer au milieu des fleurs et d'une riante verdure, des fatigues de son travail."

samedi 11 mars 2017

Paris-Troyes course cycliste, premier vainqueur Marius Chocque

 59ème édition de la course cycliste Paris-Troyes
12 mars 2017 

La première course Paris-Troyes est partie de Provins en 1913 et a été emporté par Marius Chocque.
Né en 1878, décédé en 1947. Marius Chocque, ingénieur des Arts et Métiers, père des champions cyclistes Paul et Georges Chocque, il  a été recordman de l'heure sur piste en triplette le 23 octobre 1927 associé à René Comboudoux et à  son fils Georges Chocque. Son fils Paul Chocque fut médaillé d'argent en poursuite lors des Jeux olympiques de Los Angelès en 1932.

Palmarès de la course
1910 1 Marius Chocque
1913 1 Frank Henry
1923 1 André Leducq
1926 1 André Aumerle 2 Georges Robert 3 Octave Dayen
1933 1 Jean Bidot 2 Marcel Bidot 3 André Gabard
1934 1 Marcel Bidot 2 Louis Krauss 3 Marcel Blanchon
1935 1 Jules Rossi 2 Marcel Bidot 3 Jean Bidot
1936 1 Camille Muls 2 Jean Bidot 3 Louis Thiétard
1938 1 Olivier Pierre 2 Paul Couderc 3 Quillier

A noter les prestations des frères Bidot Marcel et Jean au cours des éditions 1933,  1934, 1935 et 1936.

vendredi 10 mars 2017

Plantation d’un arbre de la liberté lors du passage de Louis-Philippe à Troyes Juillet 1831





Plantation d’un arbre de la liberté lors du passage de Louis-Philippe à Troyes
Juillet 1831
« Après le banquet, une foule immense a accompagné les autorités sur les promenades, où les danses se sont prolongées jusque dans la nuit.
Un grand nombre de gardes nationaux se sont emparés du buste du Roi et l’ont promené triomphalement dans les principales rues de la ville, en chantant les refrains patriotiques chers à la France. Le buste du Roi-citoyen, en la loyauté duquel le peuple a mis sa confiance, a été déposé ensuite à l’Hôtel-de-ville aux cris mille fois répétés de Vive le Roi ! vive la liberté ! vive la famille royale !
Le soir vers onze heures et demie, un groupe d’individus, parmi lesquels on remarquait des soldats du bataillon d’ouvriers en garnison à Troyes, s’est porté sur la place d’Armes, avec un arbre de la liberté, annonçant hautement l’intention de planter cet arbre sur la place. La plantation pure et simple d’un arbre de la liberté est sans contredit un acte bien innocent. Mais c’est le lieu, c’est surtout l’heure de nuit choisie pour cette manifestation bruyante, qui deviennent répréhensibles. Libre à chacun de planter un arbre de la liberté dans son champ, dans sa cour, mais sur une place publique, ne faut-il pas l’assentiment, l’autorisation des magistrats ? Le programme à cet égard ne contenait aucune disposition. Ne devait-on pas s’y conformer ? En un mot la fête de la liberté ne doit-elle pas être aussi la fête de l’ordre ?... Toujours pouvons-nous affirmer l’opinion générale est que le temps était mal choisi, et que l’on ne doit point mettre en émoi tout un quartier de la ville pour planter un peuplier d’Italie, à minuit. Des patrouilles de la garde nationale se sont formées spontanément, et tout est rentré dans l’ordre. La garde nationale de Troyes ne saurait oublier sa devise : Liberté, ordre public…
A cela près de cette petite échauffourée, où M. le préfet est venu interposer son autorité, l’ordre le plus parfait a présidé à la solennité de chaque jour de nos trois glorieuses fêtes. »

(extrait du Journal de l’Aube, le 30 juillet 1831 sous la plume de Jules Béliard)

Amédée Aufauvre en donne une autre version dans Le Propagateur, édition des lundi et mardi 28 mars 1848 :
«  Lors du passage de Louis-Philippe à Troyes, alors que la royauté inspirait encore à la foule une confiance que les patriotes éclairés n’avaient jamais partagé, les citoyens Jacquin et Grisier prirent l’initiative d’une adhésion éclatante au régime républicain.
Secondés par quelques patriotes ils allèrent planter au milieu de la place d’Armes un arbre de la liberté. Le préfet de l’époque, le baron de Saint-Didier se rendit en toute hâte sur le lieu où s’accomplissait cet acte d’opposition à la royauté, accompagné de plusieurs agents de la force publique.
Sa présence et ses menaces firent retirer la plupart des auxiliaires de Jacquine tt Grisier qui restèrent seuls avec un jeune sergent du bataillon d’administration au pied de l’arbre de la liberté… Une enquête fut faite, une instruction judiciaire commença, cette procédure avait pour but de conduire les principaux meneurs en cour d’assises.
Mais influencé par la crainte de provoquer par la persécution des sympathies à la faveur de la cause républicaine, le pouvoir ne donna pas suite à l’affaire ».
. Julien Joseph Jacquin (voir sa biographie dans le nouveau Dictionnaire des célébrités de l’Aube – Maison du Boulanger Troyes 2016 )
.  Isidore Grisier (biographie en cours de rédaction)

jeudi 9 mars 2017

Louis-Philippe, roi-citoyen à Troyes le 29 juillet 1831



M. le colonel de la Garde nationale de Troyes à Louis-Philippe, roi des Français le 29 juillet1831 :

« Sire,
J’ai l’honneur de vous présenter les hommages de la garde nationale de Troyes, dont Votre Majesté par une auguste préférence qui partage, avec le choix de mes camarades, tous les sentiments de mon cœur, vient de me confier l’honorable commandement.
La gloire et l’indépendance de la patrie, le trône populaire du roi-citoyen, ne comptent parmi nous que des amis et des défenseurs dévoués.
La liberté et l’ordre public, noms sacrés que votre main vraiment royale a inscrits sur nos drapeaux, n’ont pas de plus fermes soutiens que nous.
Sire nous sommes fiers de pouvoir vous dire que nous avons, des premiers, arboré, en juillet, nos trois glorieuses couleur, proclamé le soldat de Valmy et de Jemmape lieutenant-général du royaume, et d’une même voix, fait des vœux pour la proclamation immédiate du roi.
Nous avons salué avec amour et enthousiasme, dans votre élection, l’alliance désormais indissoluble du pouvoir monarchique constitutionnel et de la liberté.
C’est dans ces sentiments patriotiques que nous verrons fleurir et se développer progressivement dans nos institutions, pour le bonheur de la France, la gloire de votre règne, et la puissance de votre dynastie, les principes de la révolution sage et grande qui vous a couronné. »


Discours prononcé par M. Perrot-Prailly, colonel de la Garde nationale de Troyes, lors du passage à Troyes de Louis-Philippe, le 29 juillet 1831 célébré par le rédacteur du Journal de l’Aube dans son éditorial du 30 juillet 1831 :


« Le Roi sans chambellans, sans pages, sans maîtres des cérémonies ; ce Roi citoyen ; ces princes élevés dans nos collèges et partageant les prix des classes, ex aequo, avec les boutiquiers de Paris, nous les avons vus hier au milieu de nous. Ils ont été reçus sans pompe ruineuse, sans arcs de triomphe imposés aux contribuables…
Tout nous disait qu’il ne fallait pas recevoir le Roi des Français, comme l’ancien roi de France ; Louis-Philippe l’élu de la nation, comme Charles X l’élu de la Sainte-Alliance.
A un prince populaire, réception populaire. A vous gardes nationales, à vous citoyens de tous rangs, à nous tous qui sommes heureux et fiers de la révolution et du nouveau règne qu’elle a enfanté, le soin de cette réception. Maintenant rien de prescrit, point d’instigation, de bonheur de commande, tout ce qui se fera pour notre roi sera de bon aloi, et comme la Charte, l’enthousiasme sera une vérité. Telle a été la fête d’hier, qui n’a laissé dans nos cœurs qu’un seul regret, celui des trop courts moments où nous devions jouir ici de sa présence. »

mardi 7 mars 2017

Marie-Pierre Verrollot 1809-1860, troyen, médecin saint-simonien, directeur d'hôpital à Constantinople

 Thèse de docteur en médecine Montpellier 1835

 Faire-part de décès à Marseille 1860

Marie-Pierre Verrollot
Né à Troyes en 1809, mort à Marseille en janvier 1860. Médecin saint-simonien.

Marie-PierreVerrollot, fils d'un négociant Jean-Baptiste Verrollot, né en Guyanne et d'une auboise Marie Mélanie Delaporte, née à Nogent sur Seine, organisa en 1831, à Troyes, dans l’Aube, des réunions saint-simoniennes qui comprirent jusqu’à quatre-vingts auditeurs. Il exerçait alors la médecine comme " sous-aide ».
Il fit partie du groupe de médecins comprenant, les docteurs Noel-Innocent Patin et le Dr Fourcade, avec l'ancien géomètre Eloi-Théophile Nicol devenu  greffier du tribunal de commerce de Troyes correspondant avec  les saint-simoniens parisiens.
 Verrollot, partagea l’intérêt  des saint-simoniens pour l’homéopathie et les phénomènes de somnambulisme, il  soutint sa thèse de doctorat à la Faculté de Montpellier en juin 1835. Il fut par la suite médecin en chef de l’hôpital de Constantinople et, en 1848, publia dans le Journal de Constantinople ses recherches sur le choléra, qu’il dédia à Charles Lambert.

jeudi 2 mars 2017

Troyes salle Fernand Doré août 2012

 Concert de l'orchestre à cordes du Conservatoire de musique de Troyes

 août 2012

salle Fernand Doré