Affichage des articles dont le libellé est presse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est presse. Afficher tous les articles

mercredi 16 décembre 2020

Inauguration du buste de Jaurès 1920




L’inauguration du buste de Jean Jaurès à Troyes

dimanche 12 décembre 1920

 

 


Le site Retronews de la BNF a mis en ligne une collection de journaux de La Dépêche de l’Aube à  partir de l’édition du 7 décembre 1920.

Une opportunité nous est offerte pour redécouvrir des épisodes importants pour la ville de Troyes.

Ainsi, ce journal annonçait dans l’édition du  8  décembre une manifestation imposante programmée  de dimanche suivant 10pour  l’inauguration d’un buste de Jean Jaurès et de la grande salle de la Bourse du Travail qui portera désormais son nom.

Le programme était publié ultérieurement.


 

Le dimanche suivant, 12 décembre  la première page présentait un portrait de Jean Jaurès et détaillait l’organisation des cérémonies.

 

 


Le compte-rendu de la manifestation était publié le mardi 14  avec les remerciements de René Plard adressés à tous les participants, « La classe ouvrière de notre ville et les délégués de notre département se pressaient en foule… Cette affluence est un gage que notre cité est définitivement acquise au socialisme… ».

Et  la reproduction des ’hommages à Jean Jaurès prononcés par  Lévy-Bruhl , Léon Jouhaux et Célestin Philbois.

 

Le journal radical « Le Petit Troyen »  publia un compte-rendu de cette manifestation intitulé : « La manifestation Jean-Jaurès » avec une description des nouveaux aménagements et un résumé de la causerie sur Jaurès prononcée par le professeur Lévy-Bruhl de la grande salle de la Bourse du Travail.

 


 

 

Le journal conservateur «  La Tribune de l’Aube » intitula son bref compte-rendu  en quelques lignes : « Une manifestation socialiste en l’honneur de Jaurès à l’occasion de l’inauguration d’un buste en bronze de Jaurès »….

 


 


mardi 3 décembre 2019

"Pauvre province" Journal de l'Aube 12 janvier 1831





Journal de l’Aube
N° 1318
12 janvier 1831

Pauvre province !

Quand on gratifie Paris d’une amélioration quelconque dans le service d’une administration publique, il y a tout à parier que cette amélioration devra tourner au préjudice de la province. C’était comme cela sous tous les ministres de Charles X, et il parait qu’il doit être encore longtemps ainsi. Paris est toujours la capitale, et nous autres32 millions seulement de contribuables, gens de la province, bons, un peu endormis, pas taquins, et pouvant servir à l’occasion de parias. Voilà un fait nouveau, grave dans ses conséquences, et pourtant inaperçu du grand nombre……
L’année dernière le courrier de Paris arrivait à Troyes, dans cette maison entre dix et onze heures. Les lettres étaient distribuées en ville entre onze heures et midi…
Mais voilà que tout est changé.
Le courrier de Paris n’arrive que très rarement avant une heure à Troyes, et c’est souvent à près de deux heures que la distribution se fait…
Voici donc le public et tout notre commerce empêché de répondre dans la journée…
C’est qu’il a été décidé, dans la capitale, que la taxe des lettres des départements, qui se faisait à l’arrivée à Paris, se fera dorénavant au départ dans chaque direction. (en province).
On surcharge d’un travail extraordinaire les directeurs de postes de nos départements pour alléger d’autant MM. Les employés de Paris qui pourront arriver plus tard encore à leur bureau, et qui auront deux heures de plus pour lire le Constitutionnel, voire même de préférence la Quotidienne et la Gazette…
Et il y a à Paris des journaux qui se disent de la France, des Tribunes qui se disent des départements, des Courriers qui se disent des communes, et pas un peut-être ne relèvera en deux lignes l’abus que nous signalons ici.