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samedi 18 février 2023

La disparition d'un médaillon en l'honneur de l'industriel républicain Julien Joseph Jacquin

 

Pendant plus de  20 ans, le médaillon de Julien Joseph Jacquin réalisé par le sculpteur Désiré Briden a orné le mur de l'école du Dr Auguste Millard le long du cours Jacquin à Troyes.
En 1942, cette œuvre fut détruite et fondue avec d'autres œuvres artistiques de Troyes à la demande de l'occupant.
Voici l'histoire de ce médaillon telle qu'elle peut être reconstituée à partir des Archives municipales de Troyes.



Le médaillon « Julien Joseph Jacquin » de Désiré Briden.

Par testament en date du 7 mai 1906, Monsieur Gustave Jacquin, demeurant en son vivant à Paris, a légué à la ville de Troyes, une somme de 5000 Frs sous la condition d’ériger, sur le cours Jacquin, un médaillon représentant les traits de son père, inventeur de la première mailleuse à dents mobiles.
La municipalité avait fait préparer un projet dont la guerre a empêché l’exécution.

Quand il s’est agi de reprendre ce projet la nouvelle dépense serait montée à plus de 15 000 Frs et la ville ne pouvait pas supporter l’excédent. Monsieur Léon Jacquin, fils du testateur et légateur universel en a été avisé. Le service technique a préparé un projet moins coûteux pris en considération par la Commission municipale.
 
 
Article de presse en 1922 publié après la mise en place du médaillon sur le mur de l'école du cours Jacquin . Le rédacteur regrette l'absence de toute cérémonie d'inauguration en l'honneur d'une personnalité qui a contribué au développement de l'industrie locale Joseph Julien Jacquin.
 
 



Ce projet a été adressé à Monsieur Jacquin qui l’a accepté par une lettre du 13 novembre 1920.
Il consiste à encadrer le médaillon en bronze éxécuté par M. Briden dans une plaque en marbre sculptée dans la masse, qui sera fixée sur le mur du groupe scolaire situé à l’entrée du cours Jacquin. MM. Chrétien et Legoux, sculpteurs, rue du Gros Raisin se sont engagés à l’exécuter moyennant le prix forfaitaire de 3800 F.
Le Conseil municipal de Troyes a accepté le 20 novembre 1920 cette proposition et a autorisé le Maire à passer marché avec MM. Chrétien et Legoux.
Pendant une vingtaine d’années le médaillon Jacquin a orné le mur de l’école du Dr Auguste Millard jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En exécution d’une loi du 11 octobre 1941, le Préfet de l’Aube, a informé le Maire de Troyes le 6 février 1942 qu’après avis d’une Commission spéciale, il devait être procédé à l’enlèvement des statues et monuments métalliques ne « présentant pas un intérêt historique ou artistique » :
-          Le buste du comte de Launay et un agriculteur et sa charrette dans un jardin public place de la gare,
-          Le buste de Louis Mony et d’une femme nue « La Vérité » place de la gare dans un jardin,
-           le « Rapt » place de la Préfecture,
-           le Génie et le sujet au pied du monument aux « Bienfaiteurs » place Jean Jaurès,
-          la statue existant au musée de Troyes,
-          la statue représentant une baigneuse sortant du bain, jardin du Rocher,
-          la statue d’Hector Pron à Troyes,
-          -le médaillon de Jacquin à Troyes.
Il était demandé aux services compétents de prendre toutes dispositions pour permettre l’éventuelle reconstitution future des statues et sauvegarder l’intérêt des communes intéressées.
Par un courrier du 1er avril 1942 ( !), le Groupement d’importation et de répartition des métaux (société anonyme à capital variable) informait le Maire de Troyes qu’il venait de recevoir les monuments qu’il avait fait enlever dans sa commune :
Pron (buste), Jacquin (médaillon), Génie monument Bienfaiteurs, Les Raisins, Comte de Launay (buste), ancien Maire Molly ( sic pour Louis Mony). Les poids indiqués sur les reçus serviront au remboursement ultérieur de la valeur métal des statues en bronze mobilisées en 1942 : Pron (buste) 50 kg, Mony (buste) 50 kg, médaillon Jacquin 24,5 kg … dans la mesure où la ville de Troyes sera en capacité d’en justifier la propriété.
 En tout 2956 kg d’œuvres artistiques furent fondues.
En 1949, la ville de Troyes accepta le principe du paiement de la valeur métal des monuments disparus mais en ne renonçant pas à la réparation du préjudice artistique causé.
La plupart des œuvres bénéficières d’une restauration totale ou partielle : Pron, Mony, de Launay, le Rapt…
Le médaillon Jacquin et le monument aux Bienfaiteurs n’en profitèrent pas. Le souvenir du monument aux Bienfaiteurs survit grâce à quelques photographies et cartes postales, le médaillon Jacquin parait avoir été oublié.
 Seuls restent les dessins, élaborés pour les deux projets, conservés aux Archives municipales de Troyes.
Mais, il existe peut-être quelque part une ou plusieurs photographies voire des cartes postales conservées qui pourraient réapparaître et permettre de faire connaître le visage de cet inventeur engagé socialement autrement que par une reproduction de tableau publiée  dans un ouvrage consacré  à la famille Séréville qui a repris les brevets Jacquin pour construire des métiers à Saint-Just-en- Chaussée dans l'Oise. !



mercredi 26 novembre 2014

Auto-portrait Jules Narcisse CATHELIN 1839-1925




Portrait du sculpteur Jules Narcisse CATHELIN 1939-1925
maison dite du Dr Paris place Casimir Périer Troyes

L'enfer est pavé de bonnes intentions, ce portrait vient de faire l'objet d'un sablage agressif qui endommage l'oeuvre.
Voir le même médaillon photographié il y a trois ans avant ce sablage.


Portait avant sablage



Hôtel du Dr Pâris, 8 place Casimir Périer Troyes

Jules-Narcisse Cathelin, le sculpteur qui réalisa le buste de Ambroise Napoléon Cottet, est né à Toucy( Yonne) en 1839. Elève des Beaux-Arts de Paris, il épouse le 1er mars 1864 Rosalie Adeline Thuillot,une Troyenne et  vit à Troyes jusqu'à sa mort en 1925.
Il participe à la décoration de l'hôtel particulier du Docteur Pâris, 8 place Casimir Périer, construit en 1870-1871 par l'architecte Arsène Roussel. Ses sculptures décorent la façade et son effigie se trouve dans un médaillon sur le pilastre gauche de la porte d'entrée surmontée d'une tête de Bacchus.
L'inventaire du Ministère de la Culture cite des sculptures de Cathelin dans plusieurs églises de l'Aube.
Des chaîres à prêcher : Buxeuil, Sainte-Maure, Mesnil Saint Loup. Des autels et retables : Orvilliers Saint Julien, Bouranton, Saint Julien les villas, La Madeleine à Troyes.

Hôtel du Dr Paris, 8, place Casimir Périer Troyes.
Jules-Narcisse Cathelin (1839-1925) has made the sculptures and appears on the left of the gate.
Lots of his works may be seen in several churches : Buxeuil, Sainte-Maure, Mesnil Saint Loup, Orvilliers Saint Julien, Bouranton, Saint Julien les villas, La Madeleine Troyes.

lundi 29 octobre 2012

Eugène Guyot, photographe troyen


Médaillon Eugène Guyot
réalisé par le sculpteur Désiré Briden
sépulture Guyot-Roussel Troyes

Souvenir des photographes de l'Aube
 
 
Posted by Picasa
Eugène Théodore Guyot, né le  24 mars 1858 à Merrey sur Arce, a épousé le 12 août 1879 à Troyes Joséphine Marie Roussel, demoiselle de magasin. L'atelier du photographe Eugène Guyot était situé au 2, rue de la Paix.