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mardi 14 février 2023

Jules Cathelin , sculpteur. Petite annonce dans l'Echo Nogentais


 

 

Jules Cathelin réalisera le buste de Napoléon Ambroise Cottet qui orne sa sépulture au cimetière de Troyes. Une copie étant conservée dans la réserve du Musée de Troyes.




mercredi 11 décembre 2019

Gustave Basile Guillemin 1863-1925, sculpteur, dessinateur


L’Aube Illustrée  31 octobre 1886


« Mais passons à autre chose, au dessin que nous donnons ci-contre, qui représente un fragment du tombeau qui vient d’être élevé au cimetière à la mémoire d’un de nos concitoyens, M. Pillaveine.
Ce tombeau est l’œuvre de M. Gustave Guillemin, pensionnaire de la ville ; nous croyons devoir à ce propos rappeler les études et les succès du jeune artiste.
Gustave Guillemin, est né en 1863, près de Châtillon-sur-Seine. Elève de notre école de dessin, il a ensuite travaillé sous la direction de M. Boucher.
Admis au salon depuis 1883, il a exposé chaque année. Il a été reçu à l’école des beaux-arts, le 1er au concours de places en 1884.
Depuis il a obtenu plusieurs mentions aux différents concours et une médaille cette année.
Il est actuellement sous la direction de M. Falguière.
M. Guillemin est tout jeune – 23 ans à peine. Le tombeau de M. Pillaveine est son œuvre capitale. Il nous fait bien augurer de l’avenir de l’artiste qui l’a conçu et exécuté. »





Gustave Basile Guillemin est né en 1863 à Ampilly le Sec, décédé en 1925 à Douai.
Sculpteur, dessinateur, il a été professeur de dessin à l'école municipale de Cambrai et membre correspondant  de la Société Académique de l'Aube.

Son père Théodore Guillemin, sculpteur également, a été l'un des proches collaborateurs de Stanislas Baltet. Le Cercle Populaire se réunissait dans son atelier situé au 11, rue de la Paix à Troyes dans les années 1872-1873.
 Quelques années après, son atelier fut le siège des premiers syndicats ouvriers créés à Troyes sous l'impulsion du radical Stanislas Baltet. Il réalisa un buste de Marianne exposé lors d'une grande réunion politique organisée par les radicaux au Cirque de Troyes. Il participa au développement de la libre-pensée et des enterrements civils dans l'Aube et aux campagnes électorales qui virent l'élection de Stanislas Baltet au poste de maire de Troyes puis    à l'Assemblée Nationale en 1881.
 Attaqué par l'aile gauche des républicains, qui lui reprochèrent sa proximité avec Stanislas Baltet, une bourse accordée par la mairie de Troyes pour la poursuite des études artistiques de son fils et fortement ébranlé par le décès de sa fille, il abandonna peu après son activité politique.

 A mes chers parents

Musée Saint-Loup


Décès  deAnne Lise Guillemin le 14 novembre 1882, rue de la Paix, déclaration de son père et de Gabriel Zaigue, chef de bureau mairie de Troyes

vendredi 7 juin 2019

Médaillon Eugène Guyot 1858-1910 par Désiré Briden



 Médaillon du photographe Eugène Guyot,
 œuvre de Désiré Briden
 ornant sa sépulture au cimetière de Troyes

Sept années séparent les photographies 2019-2012.
Le médaillon a mieux profité du toilettage que la pierre sablée.


Eugène Théodore Guyot, né le  24 mars 1858 à Merrey sur Arce, a épousé le 12 août 1879 à Troyes Joséphine Marie Roussel, demoiselle de magasin. Il est décédé le 3 novembre 1910  en son domicile. L'atelier du photographe Eugène Guyot était situé au 2, rue de la Paix.

voir le post publié en 2012

https://troyes-en-champagne.blogspot.com/2012/10/eugene-guyot-photographe-troyen.html

vendredi 2 février 2018

La République armée par Théodore Guillemin 1879

    La République armée par David d'Angers

copie réalisée par Théodore Guillemin 1837-1904

"Cette statue est l’œuvre de M. Guillemin, de Troyes ; elle a été exécutée sur le modèle - le chef d’œuvre de David d'Angers.

Entourée de verdure et de fleurs, elle forme derrière l'orateur, Louis Blanc, un fond décoratif d'un effet splendide. En haut des pourtours de la salle sont placés des trophées, des inscriptions républicaines, des écussons portant les noms des héros de la démocratie. D'un côté Danton, Camille Desmoulins, Chaumette, Marat, Robespierre ; de l'autre Ledru Rollin, Louis Blanc, Albert, Blanqui, Raspail. 

Au milieu faisant fronton sur la grande entrée, l'inscription :

Aux hommes de 48, la démocratie reconnaissante 

et de chaque côté un peu au dessous de cette inscription : 

89, droits de l'homme, 48, suffrage universel

extrait de L'Avenir Républicain du 20 mai 1879 relatant la conférence donnée par Louis Blanc au Cirque de Troyes le dimanche 18 mai 1879


mercredi 15 novembre 2017

Une statue de Léon Messiaen dans le jardin du Préau à Troyes en 2018

L'énergie fauchée

En 2018 sera inaugurée place du Préau à Troyes, une reproduction de cette statue, réalisée en 1915 par le sculpteur Léon Messiaen, frère du père du compositeur Olivier Messiaen.


Date et Lieu : le 11 novembre 2018, rue Roger Salengro,Place du Préau, Troyes


Descriptif : Né en 1884 dans le Nord, le jeune Messiaen, oncle du compositeur Olivier Messiaen arrive à l’âge de 16 ans dans l’Aube. Entré à l’école des beaux-arts de Paris à18 ans, il y remporte le 1er prix de sculpture. Mobilisé, il fit campagne en Lorraine, dans le Pas-de-Calais puis à Verdun.
 Il est blessé trois fois durant les combats. Il se porte ensuite volontaire pour l’armée d’Orient,où il trouve la mort par l’explosion d’un obus en Serbie, le 17 septembre 1918,à l’âge de 33 ans.
L’Énergie fauchée (ou Dernier Spasme) semble avoir été créée en 1915, pour un hypothétique monument commémoratif du centenaire des batailles napoléoniennes. À la suite de la mort de l’artiste au Champ d’honneur, la statue a été réemployée pour l’ornement du tombeau familial au cimetière de La Chaise. Cette œuvre représente un jeune homme ramassé sur lui-même, paraissant chercher en lui une ultime ressource.
La Ville de Troyes prévoit de faire une copie de cette statue, d’après le plâtre original,conservé au musée municipal des beaux-arts et d’archéologie de Troyes,« musée de France ». Cette statue marquera la fin du programme de commémoration du centenaire de la guerre 14-18 par la Ville de Troyes et permettra de rappeler ce souvenir aux jeunes générations, au travers d’une œuvre emblématique de cette période, et du sacrifice de toute une génération.

Une cérémonie officielle aura lieu pour l’inauguration de cette statue à l’occasion du 11novembre 2018.







lundi 24 avril 2017

Quelques oeuvres de Paul Dubois au musée Camille Claudel

 Buste de Paul Dubois par Vincenzo Gemito

Statue équestre de Jeanne d'Arc


Paul Dubois naît le 18 juillet 1829 à Nogent-sur-Seine dans un milieu bourgeois : son père est notaire et maire de la ville.

Paul Dubois est pensionnaire au Lycée Louis le Grand, à Paris, et prépare l'Ecole Polytechnique. Mais il doit arrêter cette préparation pour raisons de santé. Il entreprend alors des études de droit, mais inspiré par son grand-oncle Jean-Baptiste Pigalle (1714-1785), il est de plus en plus attiré par la sculpture et la peinture

Après avoir étudié à l'École nationale des beaux-arts, Paul Dubois part pour Rome où il copie les antiques et se lie d'amitié avec d'autres sculpteurs, Henri Chapu (1833-1891), Alexandre Falguière (1831-1900) et des musiciens comme Georges Bizet (1838-1875).

En 1860, Paul Dubois envoie ses premières œuvres qu'il expose au Salon de Paris. Trois ans plus tard, il obtient une médaille pour "Saint Jean Baptiste enfant" et "Narcisse au bain". En 1863, il épouse Henriette Pelletier qui lui donnera 2 enfants. En 1865 et 1876, il obtint une médaille d'honneur au Salon des Beaux-Arts.

Peu à peu, Paul Dubois devient un artiste reconnu et les commandes arrivent : "La Vierge et l'enfant Jésus" et le célèbre "Chanteur Florentin". De 1874 à 1878, il est conservateur du Musée du Luxembourg et, en 1878, directeur de l'Ecole Nationale des beaux Arts. Considéré comme l'un des membres du groupe des "néo-florentins", il reçoit de nombreuses commandes dont "Pasteur" par le mécène Jacobsen et la statue équestre de "Jeanne d'Arc" en 1895.

Il décède en 1905 d'une pneumonie, 5 ans après sa femme.

Quelques œuvres :
- Saint Jean Baptiste enfant (plâtre au Musée des Beaux-arts de Troyes, bronze au Musée d’Orsay, Paris, Salon de 1863),
- Narcisse au bain (Marbre, Palais du Louvre, Paris, Salon de 1863),
- Le Chanteur florentin (bronze, Musée d'Angoulême, Musée d’Orsay, Paris, 1865),
- La Vierge et l'enfant Jésus (Eglise de la Sainte-Trinité, Paris, Salon de 1867),
- Le Chant (façade de l'Opéra Garnier, Paris, 1869),
- Eve naissante (bronze, Petit Palais, Paris, 1873),
- Le peintre Henner (Bronze, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts, Paris, Salon de 1875),
- La Charité (1876),
- La Foi (1877),
- Tombeau du général de La Moricière (cathédrale de Nantes, 1878),
- La Méditation (1878),
- Mlle Henriette Germain (Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, Salon de 1879),
- Alexandre Cabanel (buste, Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, 1882),
- Statue équestre du connétable Anne de Montmorency (entrée du château de Chantilly, Oise, 1886),
- Charles Gounod (Salon de 1886),
- Louis Pasteur (buste, Musée Paul Dubois-Alfred Boucher, Nogent sur Seine, Aube, 1888),
- Statue équestre de Jeanne d'Arc (place Saint-Augustin, Paris, 1896),
- Monument à Frédéric Chopin (bronze et pierre, Jardin du Luxembourg, Paris, 1900),
- La Douleur (Tombeau du père de Paul Dubois, Cimetière de Nogent-sur-Seine).
biographie extraite du site de Nella Buscot

http://www.nella-buscot.com/sculpteurs.php?idsculpteur=scu0020&lng=3

voir aussi un post de 2012

mardi 26 janvier 2016

Henri Millet 1865-1902, ouvrier bonnetier, militant socialiste de l’Aube, maire de Romilly




                                                                Henri Millet

 Monument  funéraire inauguré le 17 avril 1904 au cimetière de Romilly en présence du sculpteur Alfred Boucher, auteur du médaillon,  avec la lecture d'une Ode écrite par le professeur poète Charles Gros, lue par le jeune militant socialiste René Valdemar né le 13 novembre 1880 à Forcey

(Haute-Marne) ; ouvrier coutelier à Romilly-sur-Seine (Aube).




 
 
Né et mort à Romilly (Aube) 22 février 1865-17 avril 1902 ; ouvrier bonnetier : militant socialiste de l’Aube, maire de Romilly

Né dans une famille ouvrière, Millet quitta l’école primaire à l’âge de douze ans, mais continua de lire et de s’instruire jusqu’à devenir un autodidacte cultivé. D’abord radical, il adhéra au collectivisme, entraîné par le milieu ouvrier qui était le sien, après une conférence de Pédron le 25 août 1890. Il fut le secrétaire du premier groupe collectiviste « L’Action », puis de l’agglomération du POF de Romilly, jusqu’à sa mort. Il appartint au conseil national du POF (1898-1899). Il fut délégué aux congrès du POF de 1892, 1895, 1896, 1897, 1899 et 1900, aux congrès généraux des organisations socialistes à Paris, salle Japy (1899) et salle Wagram (1900) et au congrès international de Londres (1896). Élu conseiller municipal de Romilly lors d’une élection partielle le 2 décembre 1894, Millet fut congédié par son patron. Or, il était père de trois enfants. Pour le garder à Romilly, le maire socialiste Bouhenry-Gornet lui céda son écharpe de maire qu’il conserva de janvier 1895 à mai 1896 et de 1900 à sa mort. Millet fut candidat aux élections cantonales de 1895 et de 1898, aux élections législatives dans l’arr. de Nogent-sur-Seine en 1898 (1 291 voix) et en 1902. Il mourut au cours de cette dernière campagne.
ŒUVRE : H. Millet collabora aux journaux guesdistes de l’Aube et au Socialiste. Il écrivit une brochure : L’Évolution socialiste à Romilly-sur-Seine (1896).
SOURCES : Arch. Dép. Aube, W 630. — Comptes rendus des congrès. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes I, pp. 131 à 141, passim. — Cl. Willard, Les Guesdistes, op. cit., p. 634 - P. Guillaumot. Une vie au service d'un idéal - Henri Millet  1865-1902

(extrait du Maitron) 








samedi 11 avril 2015

Bernard Milleret, artiste, sculpteur, entre Sainte-Savine et Histoire d'O


 Dessins au crayon de Dominique AURY réalisés par Bernard Milleret 1941-1942
voir la biographie de Angie David consacrée à Dominique Aury, auteure de
"Histoire d'O" publié sous le pseudonyme de Pauline Réage

  Bas-reliefs de Bernard Milleret, façade ancienne mairie de Sainte-Savine
témoignage d'Art déco dans la région de Troyes

Contribution de Bernard Milleret pour une marionnette à fil

Bernard Milleret (1904-1957) est un dessinateur et sculpteur français.
Ouvrier, il suit des cours du soir pour apprendre le dessin et manifeste un talent incontestable pour la sculpture.
Il acquiert, tout en travaillant à l'usine, une vaste culture artistique.
Sa passion lui permet de changer de métier.
Il devient illustrateur aux Nouvelles littéraires. Il réalise des portraits d’auteurs et des illustrations pour Les Nouvelles littéraires, Les Lettres françaises, Action.
Il dessine, par exemple, le portrait de Dominique Aury au crayon en 1942-431.
Il rencontre sa future femme Dominique Rolin en 1946. Cette dernière a décidé de tout quitter, Belgique, mari, famille et enfant pour s’installer à Paris. Lors d’un cocktail donné aux éditions Denoël, à l’occasion de la sortie de son ouvrage Les Deux Sœurs, Dominique Rolin fait la connaissance d’un journaliste des Nouvelles littéraires qui lui confie avoir le projet de publier un article sur elle. Il lui précise qu’il aime que ses articles soient toujours joliment illustrés et qu’il fait régulièrement appel, pour cette tâche, à un dessinateur-sculpteur de talent, qui tient le rôle « d’illustrateur officiel » aux Nouvelles littéraires, Bernard Milleret. Rendez-vous est rapidement pris pour une séance de pose. Au mois d’avril 1947 elle quitte sa chambre de l’hôtel des Balcons pour s’installer avec lui dans son atelier de l’avenue de Châtillon.
En 1950, Dominique Rolin et Bernard Milleret, bien que démunis, vivent en effet quelques années de félicité entre l’avenue de Châtillon et Saint-Germain-des-Prés, au milieu de l’élite littéraire et artistique du moment. Les ouvrages de l’auteur n’apportant pas de rentrées régulières, c’est une époque où l’argent du couple provient plutôt des portraits d’auteurs et des illustrations que Milleret réalise périodiquement pour les diverses publications précitées.
En janvier 1955, l’écrivain et le sculpteur décident de se marier.
Bernard Milleret meurt en mars 1957.
L'émotion suscitée par le décès de Bernard Milleret conduira Dominique Rolin, trois ans plus tard, à écrire un superbe roman: Le Lit, porté à l'écran en 1982 par la réalisatrice Marion Hänsel.

(extrait de Wikipedia)

mercredi 26 novembre 2014

Auto-portrait Jules Narcisse CATHELIN 1839-1925




Portrait du sculpteur Jules Narcisse CATHELIN 1939-1925
maison dite du Dr Paris place Casimir Périer Troyes

L'enfer est pavé de bonnes intentions, ce portrait vient de faire l'objet d'un sablage agressif qui endommage l'oeuvre.
Voir le même médaillon photographié il y a trois ans avant ce sablage.


Portait avant sablage



Hôtel du Dr Pâris, 8 place Casimir Périer Troyes

Jules-Narcisse Cathelin, le sculpteur qui réalisa le buste de Ambroise Napoléon Cottet, est né à Toucy( Yonne) en 1839. Elève des Beaux-Arts de Paris, il épouse le 1er mars 1864 Rosalie Adeline Thuillot,une Troyenne et  vit à Troyes jusqu'à sa mort en 1925.
Il participe à la décoration de l'hôtel particulier du Docteur Pâris, 8 place Casimir Périer, construit en 1870-1871 par l'architecte Arsène Roussel. Ses sculptures décorent la façade et son effigie se trouve dans un médaillon sur le pilastre gauche de la porte d'entrée surmontée d'une tête de Bacchus.
L'inventaire du Ministère de la Culture cite des sculptures de Cathelin dans plusieurs églises de l'Aube.
Des chaîres à prêcher : Buxeuil, Sainte-Maure, Mesnil Saint Loup. Des autels et retables : Orvilliers Saint Julien, Bouranton, Saint Julien les villas, La Madeleine à Troyes.

Hôtel du Dr Paris, 8, place Casimir Périer Troyes.
Jules-Narcisse Cathelin (1839-1925) has made the sculptures and appears on the left of the gate.
Lots of his works may be seen in several churches : Buxeuil, Sainte-Maure, Mesnil Saint Loup, Orvilliers Saint Julien, Bouranton, Saint Julien les villas, La Madeleine Troyes.