dimanche 8 décembre 2013

Hôtel particulier de la famille Vignes, 24, rue de la Paix Troyes




En 1906, l'industriel Robert Léon Vignes, ( né à Troyes, en 1860, fils du banquier, publiciste, Edouard Vignes) âgé de 45 ans habitait cet hôtel particulier avec sa femme Thérèse Raguet et sa fille Germaine. Dans la même demeure habitaient leur personnel de maison : un valet de chambre Joseph Masson et son épouse, femme de chambre, une cuisinière Marie Dormoy, un cocher Gilbert Prost, sa femme Marie Prost, concierge et leur fille Francine.
En 1926, Germaine Vignes, y habite avec son mari, Antonin de Massiac, leur fille Marie et deux domestiques.
En 1931, l'hôtel sera habité par Jean Vignes, industriel, sa femme Aline Vitoux, leur fils François, une cuisinière, un valet de chambre et une femme de chambre.

Depuis les années 1990, cet hôtel accueille le Comité des réussites de l'Aube - ADAPT (L’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées).
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vendredi 6 décembre 2013

La gauche, le Front populaire et la fête de la bonneterie à Troyes




René Plard, maire de Troyes et la Reine de la bonneterie en 1935




Reine Gérard, reine de la bonneterie en 1936



L'almanach du Petit Troyen 1937


La gauche troyenne avait vivement critiqué le paternalisme des industriels troyens lors des premières fêtes de la bonneterie.
Ses critiques ont perduré dans le mouvement ouvrier, syndicats, partis de gauche, presse engagée jusque dans les années 1930.
En 1925, le rédacteur en chef de La Dépêche de l'Aube, René Plard écrivait " On donne des jeux au peuple pour ne pas avoir à lui donner du pain".
A l'approche du Front populaire le mouvement ouvrier se réappropriera ces fêtes et importera ses propres symboles. En 1934, la fête était organisée au bénéfice du fonds municipal d'aide aux chômeurs. L'élection de la Reine avait lieu à la Bourse du Travail. Entre 1935 et 1938, le Maire de la municipalité de Front populaire, le même René Plard renouvela le caractère de la fête. Il rappela que la Reine de la bonneterie était un symbole de l'unité de la classe ouvrière et de la victoire historique du Front populaire, personnification du travail émancipateur Pour la première fois le couronnement de la Reine s'ouvrait avec la Marseillaise, dans le respect de la tradition républicaine. Sous le Front Populaire, les compétitions sportives et les activités de loisir remplacèrent les cérémonies corporatives de la Confrérie des bonnetiers. La fête devint un moment de célébration du temps libre au lieu du travail, et au delà du loisir du droit pour les ouvriers à consommer.

From 1935 to 1938, René Plard, as the Popular Front mayor of Troyes promoted a revised version of the festival; For him, the Hosiery queen was a symbol of working-class unity and the historic victory of the Popular front. For the first time the crowning ceremony opened with the "Marseillaise" within the republican tradition. Throughout the three festivals of the Popular Front, sport competitions and leisure activities replaced the corporation ceremonies. The festival had become a celbration of leisure, rather than of work, and a celebration of the workers right to consume.

(article publié en 2010 sur le blog www.deslilas.com, repris partiellement dans l'excellente revue "Bourse du travail - Mémoire vivante" n°18 - novembre 2013).


Prochainement :
Conférence de Martine Demessemacker le jeudi 12 décembre 2013 à 18 heures -
Maison des Associations à Troyes sur le thème : Les fêtes de la bonneterie organisée par l'UPOPAUBE

jeudi 5 décembre 2013

Gustave Carré 1843-1895, historien, journaliste



Gustave Carré né le 28 mai 1843 à Sézanne, fils  de Auguste Constant Carré, marchand mercier et de Marie Virginie Herbin a fait de  brillantes études secondaires au lycée de Troyes. Agrégé d'histoire, il est professeur d'histoire au lycée deTroyes puis au lycée Lakanal de Sceaux.
Il est directeur-gérant et principal rédacteur du journal humoristique "Le furet troyen" qui parait du 15 septembre 1868 au 3 juillet 1869 puis de juillet à décembre 1872. Il publie une "Histoire populaire de Troyes et du département de l'Aube" en 1881, imprimerie Lacroix, Troyes, ouvrage remarqué et récompensé qui se termine par un plaidoyer pour le progrès qu'il intitule "Jadis et aujourd'hui".
Il épouse à Bar sur Aube en  1878, Marie Anne Françoise Renée Robert fille d'un professeur de collège.
Il décède le 22 janvier 1895 à Sceaux.
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mercredi 4 décembre 2013

Alexandre-Jean-Pierre CLAUSEL 1802-1884, peintre-photographe troyen



Alexandre-Jean-Pierre CLAUSEL, est né le 15 octobre 1802 à Troyes. Il y passe une partie de son enfance avant de suivre sa famille à Toulouse. Il obtient par concours un poste de professeur de dessin à Pamiers dans l'Arriège où il épouse Célestine PALIS qui lui donne trois enfants, un fils Louis et deux filles Joséphine et Adèle. En 1836, il revient à Troyes, se lie avec Paillot de Montabert et se spécialise dans la peinture à l'encaustique. Il sera aussi l'un des pionniers de la photographie. Sa fille ainée Joséphine épouse le 21 novembre 1848 l'imprimeur lithographe Louis François PAUPE.
Les recensements de 1872 et 1876 citent le couple CLAUSEL-PALIS au 82 de la rue du Bois ( actuelle rue du Gl de Gaulle), Alexandre CLAUSEL exerçant la profession d'artiste-peintre.
 Alexandre CLAUSEL décède le 12 mars 1884 à Neuilly sur Seine chez sa fille cadette Adèle épouse ROUSSEAU.

Lucien Morel-Payan publie et présente les "Souvenirs" de Alexandre-Jean-Pierre Clausel dans l'Annuaire de la Société Académique de l'Aube, année 1812 pp 24-48.
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dimanche 1 décembre 2013

Les "Jardins" de Troyes

 
 
 
 

Vallée Suisse, jardin de Chevreuse le 1er décembre 2013.
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