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mercredi 2 février 2022

Albert Boivin, président des petits commerçants de l'Aube 1873-1936





 Albert BOIVIN, fils de Frédéric Boivin et Catherine Charbonnet est né le 22 avril 1873 à Troyes.

Il épouse le 29 décembre Sophie Lévy.

Il  décède le 5 février 1936.

Il est le président fondateur de l'Association des petits commerçants de l'Aube.


Très jeune, il commence une carrière sportive éclectique. A onze ans il adhère  à la Persévérante de Troyes, où il devient moniteur de gymnastique. Il est l'un des brillants rameurs de la Société nautique troyenne.

Avec l'ingénieur Joanneton, il est l'un des précurseurs de la Société aéronautique de l'Aube, pratique des ascensions en ballon sphérique puis des vols en avion.

Mélomane, il est le président fondateur de l'Harmonie du commerce de Toyes.

Républicain convaincu, il est membre d'honneur des Patronages laïques de Troyes et est membre de la loge du Grand Orient L'Aurore sociale.

Ses obsèques en 1936 après une longue maladie furent suivies par une foule immense regroupant oficiels, élus, présidents d'association, citoyennes et citoyens de Troyes et des départements voisins.

De nombreux articles de presse  retracent son parcours et décrivent les cérémonies qui ont accompagnées ses obsèques.

 

La ville de Troyes donnera son nom à l'une des rues proches du stade de l'Aube.


Le Petit Troyen a publié en 1933 un entretien avec Albert Boivin retraçant son action et son analyse de la situation économique en France.

(voir le post suivant).



lundi 18 octobre 2021

Silence, on ferme. La Vie Champagne ne paraitra plus !


 

Triste nouvelle, la revue irremplaçable "La Vie en Champagne" lancée en   1953   annonce sa disparition faute de ressources financières et d'un lectorat suffisant.

 Grâce au dévouement de ses animateurs qui se sont relayés pendant près de 7 décennies , elle a contribué à la diffusion régulière chaque trimestre d' études de qualité.sur l'Aube et la Champagne

Qu'ils en soient remerciés, notamment les derniers animateurs, Jean-Louis Humbert et Marie-Dominique Leclerc..

On ne peut que regretter le silence des autorités locales .

Son site internet

http://lavie-enchampagne.com/

est encore accessible et permet de se rendre compte de la contribution de cette revue à la vie culturelle de la région.

Ou bien, en consultant le site de la médiathèque du Grand Troyes

https://troyes-champagne-mediatheque.fr//

mardi 27 juillet 2021

Déclaration du décès de l'épouse de l'ancien député J-A Millard par D-D Farjasse 15 janvier 1878


 

Une longue amitié s'est maintenue entre les les familles Millard et Farjasse.

Jean Auguste Millard, député de l'Aube en 1848, Denis Dominique Farjasse, préfet de l'Aube en 1848 révoqué en 1849.

Les contacts seront poursuivis avec une proximité politique, D Farjasse étant conseiller départemental radical de la Seine et Oise sous la Troisième république. 

La correspondance échangée entre Jean Auguste Millard et le professeur Napoléon Cottet dans les années 1870 confirme la persistance de l'intérêt de la famille Millard pour la situation politique dans l'Aube et à Troyes en particuli. 

IDenis-Dominique Farjasse déclare le 15 janvier 1878 à Paris le décès de Louise Eleonore Veinante épouse de Jean Auguste Millard et mère du Docteur Auguste Millard.

samedi 30 janvier 2021

Election présidentielle 10 décembre 1848



 

 

  Un seul tour suffira à Louis Napoléon Bonaparte pour remporter cette première élection au suffrage universel directe avec 74 pour cent des voix, devant le général Cavaigna 19,6 et Ledru Rolin 5 puis Raspail, Lamartine...

Les meilleurs scores de Louis Napoléon Bonaparte futur Napoléon III s'ont obtenu dans la Somme et le département de l'Aube avec 92 pour cent, la Haute Marne dépassant  89, l'Yonne 88, la Seine et Marne 85 tandis que la Seine atteignait 58 pour cent.

La caricature représente Bonaparte, le général Cavaignac, Lamartine et les deux candidats républicains Ledru-Rolin et Raspail.



 

mardi 5 janvier 2021

Fonds Charles Gris Archives départementales Aube

 Les Archives départementales de l'Aube ont mis en ligne 300 photographies de Charles Gris appartenant au fonds

Fonds Charles Gris - 49 Fi

 

Charles Gris (1862-1950) fut libraire au 70 rue Emile Zola à Troyes, artiste peintre et photographe.

Il est né en 1862 dans les Alpes Maritimes et décéde en août 1950 à Fouchères (Aube). Il se marie à Troyes en 1889, avec Marie Picard. Ils ont cinq enfants.

Président de la société artistique de l’Aube, Charles Gris reçoit la légion d’honneur en 1933. 300 photographies sur plaques de verre ont été numérisées : la moitié concerne Troyes et ses alentours, l'autre moitié  la famille Gris.

 

Quelques extraits et le lien pour accéder au site. 










Haut du formulaire

 

 

http://www.archives-aube.fr/s/40/49-fi-fonds-charles-gris/?

dimanche 6 décembre 2020

Pont de Dienville 1910

 

Le pont de Dienville au début des années 1910.
Extrait des photos stéréoscopiques en ligne sur le site des Archives départementales de l'Aube.
 



 

jeudi 4 juin 2020

Démission de Louis-Théodore Bechuat pour incompatibilité de deux fonctions électives, 13 juin 1790





L'an mil sept cent quatre vingt dix le treize juin
heure de trois après midy l'assemblée générale des
citoyens actifs de la communauté de Radonvilliers
l'ensemble des officiers municipaux et des notables du dit
lieu ayant été convoqué au lieu ordinaire à tenir leur
assemblée à la diligence du Sr Louis Théodore Bechuat
maire. Il a été dit par le sieur qu'ayant été nommé
à l'assemblée électorale tenue à Troyes le...du 
présent mois administrateur du département dans
l'Aube, il venait en exécution d'un décret de l'assemblée
nationale sanctionné par le Roy le mois de janvier
de la présente année, qui déclare incompatible la fonction 
d'administrateur du département et celle de membre
d'un corps municipal pour laquelle place d'administrateur,  il dit
d'avoir opté ; déposer entre les mains de la communauté et
celles des officiers municipaux et des notables celle
de maire dont ils l'avaient honorée ; qu'en conséquence 
ils devaient procéder à l'élection d'un nouveau maire
pour parvenir à cette élection l'appel nominal des
citoyens actifs de la dite communauté ayant été fait...
Le curé de la paroisse Joseph Chaumonnot est élu par 72 voix sur 78 suffrages exprimés.

lundi 26 novembre 2018

Autour des lacs Amance et Temple










 A quelques kilomètres de Troyes, les grands lacs de Champagne, notamment les lacs réservoirs de l'Aube : lac du Temple et lac Amance,  leurs paysages et quelques uns de leurs habitués.


jeudi 15 décembre 2016

Candidature du citoyen Cottet, profession de foi 1848




  LE   CITOYEN COTTET

Aux ouvriers et aux instituteurs

Du département de l’Aube

 Liberté Egalité Fraternité


Pour que la Représentation Nationale soit complète et en tout conforme au principe républicain qui doit présider à sa formation, il faut que chacune des grandes catégories dont se compose la Nation ait ses représentations directes; il faut donc qu'à côté des représentants de l'agriculture, du commerce, des arts, de l’industrie manufacturière, de l'armée, etc., figurent les représentants de la grande masse des ouvriers proprement dits.
L'Assemblée Nationale doit compter, dans son sein, des citoyens ayant porté la veste et le tablier; des hommes qui connaissent intimement les besoins de l'atelier et de la mansarde.
Les instituteurs primaires sont aussi des ouvriers dont la mission, laborieuse et sainte, doit devenir de plus en plus imposante sous l'empire de nos nouvelles institutions. Tâchôns que les instituteurs, si mal récompensés jusqu'ici de leurs nobles et pénibles travaux, aient aussi quelques représentants choisis parmi ceux qui ont longtemps respiré la poussière et l’air vicié des classes.
Tel  est le vœu  du Gouvernement provisoire ; tel paraissait  être le vœu de tous 1es Comités électoraux ; tel est celui  de  tous les bons et vrais Républicains.
Dès le commencement de la lutte électorale, des ouvriers de Troyes et d'A rcis, et des instituteurs, tous mes anciens camarades, m'ont dit : Soyez notre représentant.
Jusqu'ici j'avais reculé, effrayé que j’étais en comparant la faiblesse de mes moyen à la grandeur de la tâche que des amis  trop confiants voulaient m'imposer. Mais voyant en fin que les Comités  électorau x de Troyes,  malgré leur promesse, ne présentent, sur leur liste, aucune candidature sérieuse  d'ouvrier ;  désirant voir chez nous le grand principe de l’élection populaire consacré par le fait ;  persuadé que le dévoûment et l'amour de la patrie peuvent, jusqu' à un certain point, compenser la capacité,, j’accepte enfin la candidature qui m’est proposée, et je m’offre à vous comme le représentant special des ouvriers et des instituteurs.

Ouvriers et instituteurs de l’Aube ! beaucoup d’entre vous me connaissent depuis l’enfance : les uns m’ont connu ouvrier tisserand pendant huit années ; les autres ont assisté à mes leçons publiques d’enseignement populaire, à l’hôtel de ville et au musée de Troyes. Tous les instituteurs m’ont connu à l’école normale de l’Aube, où pendant huit années aussi, j’ai mis mon faible savoir et mon dévouement à leur service.
Que ceux qui me connaissent depuis longtemps dissent ce que j’ai été et ce que je suis ; qu’ils disent si je suis républicain d’hier ou républicain de longue date ; qu’ils me fassent connaître à ceux qui ne me connaissent pas, et les suffrages ne me manqueront pas !
           
Une  circonstance pourrait nuire  à ma candidature, si je ne prévenais pas les objections qu’elle peut oulever. Je suis, depuis quatre ans, vérificateur des poids et mesures à Arcis, c’est-à-dire fonctionnaire public nommé par l’ancien gouvernement.

Qu 'on sache bien que j'ai obtenu cet emploi au concours, et non par faveur ; que je l'ai obtenu que parce  que  la  faiblesse relative de mes  concurrents  à mis les  distributeurs de faveurs d’alors dans l' impossibilité de m'évincer ; qu'enfin cet emploi est tout-à-fait en dehors de la politique, et que son exercice est spécialement  à  l'avantage  des pauvres,  qu'il  met  à  l 'abri  (de  la  fraude,  de  la  cupidité  des  marchands   de   mauvaise foi . II  est bien entendu que  ma  démission  serait  une  conséquence forcée de mon  élection   en  cas  de succès.
Ouvriers et Instituteurs de l'Aube ! je réclame donc vos sùffrages, et vous adresse ma profession de foi,  franche  et loyale, me vouant  à votre inimitié,  à votre juste  mépris si je manquais au moindre de mes engagements. Aucune autre démarche ne sera faite  par moi , ni  de ma  part, pour  déterminer  vos votes.
Je ne vous demande rien pour moi , car, pensez-y bien, en acceptant la députation , je risque mon  avenir  et peut-être ma vie ; j'ai ici  tout  à perdre  et  rien à gagner : la députation        n'est plus,        ne doit plus être un marche-pied . Je vous demande vos suffrag·es  dans  votre propre  intérêt, dans l'intérêt  de la  défense du plus beau des droits conqu is par nos frères de Paris, le 21 févricr dernier, le  droit de representation pa r tous et pour tous. Si nous ne voulons pas perdre ce droit , nous en devons faire usage dès aujourd'hui .

   PROFESSION DE FOI    
Je veux la République, rien que la République ; avec toutes ses institutions largement libérales. Je la veux telle que l'ont comprise ceux qui ont décrété l'abolition de la peine de mort pour délits politiques, l'organisation du travail et l’abolition complète de l'esclava ge.
Je veu x la République, c'est-à-dire le gouvernemen t de la na tion par la nation  au moyen d'une représentation législative  vraiment nationale, et d’un pouvoir électif temporaire et responsible
Je veux la République, parce que j’ai la conviction que ce mode de gouvernement est le seul qui convienne à une nation éclairée ; parce que c’est sous un gouvernement républicain exclusivement, que l’homme comprend sa dignité, peut jouir de la plenitude de ses droits, et dire véritablement : Je suis libre et égal aux autres hommes qui sont mes frères.
A ceux qui ne partageraient pas ma conviction, je dirais encore: Je veux la République, parce que c’est une nécessité, une conséquence naturelle de notre civilisation ; parce que la royauté, sous quelque couleur qu’elle se présente, n’est plus possible en France.
Je repousse complètement toute idée, toute doctrine qui tendrait à porter atteinte aux droits sacrés de la propriété.
Je veux l’allègement des charges qui pèsent sur le pauvre, par la suppression de tout impôt portant sur des objets de consommation générale et nécessaire, en substituant aux impôts actuellement existants, un impôt sur les objets de luxe et de fantaisie.
Je veux que tout impôt soit progressif, c’est-à-dire augmente avec la valeur des objets imposés, plus que proportionnellement à cette valeur.
Je veux que tous les emplois, sans exception, soient soumis à l’élection ou au concours ; que toute charge cesse d’être vénale ; que tout cumul d’emploi soit rendu impossible ; qu’aucun fonctionnaire ne soit appelé à la représentation nationale sans avoir au préalable abandonné son emploi.
Je veux la liberté absolue de la pensée, et de son expression par la parole, l’écriture ou la presse.
Je veux la liberté absolue de la conscience en matière religieuse, le libre exercice de tous les cultes, le respect pour toutes les croyances.
Je veux que l’instruction à tous les degrés soit gratuite pour tous, accessible à tous, sauf les conditions d’aptitudes pour l’admission aux écoles spéciales ; que  l’instruction soit largement développée et encouragée par tous les moyens possibles ; que par conséquent, tous ceux qui seront chargés de la répandre soient rétribués par l’état, assez honorablement pour qu’on puisse exiger d’eux toutes les lumières et tout le zèle qu’exigera leur haute et importante mission.
Je veux une organisation du travail basée sur une association bien entendue du travail et des capitaux, sur une répartition équitable des bénéfices entre le capitaliste et les travailleurs.
Enfin, je veux que le mot justice, devant les tribunaux, soit une vérité ; que la justice soit rendue gratuitement et soit plus expéditive, surtout en matière civile, de telle sorte que sa balance ne soit plus entraînée par le poids de l’or du riche.
Voilà ce que je veux et ce que je défendrai de tout mon pouvoir, envers et contre tous, si vous me jugez digne de vous représenter à la prochaine Assemblée Nationale.
Salut et Fraternité

COTTET
Vérificateur des poids et mesures
ancien Ouvrier Tisserand
ancien Professeur à l’Ecole normale


samedi 22 octobre 2016

Disparition de René Plard, le 23 septembre 1946, 70 ans 1 mois...

René Plard en 1932
(illustration Gallica)
René Plard, dernière grande figure de la gauche à Troyes

Les 70 ans de la disparition le 23 septembre 1946 du maire et député de gauche de Troyes René Plard n'a fait l'objet d'aucune célébration cette année, le 23 septembre.
Curieusement, ancune rue ou place de Troyes n'a été utilisée pour rappeler sa mémoire.
Seule la ville de La Chapelle Saint Luc possède une rue portant son nom.
Il faut se rendre au cimetière de Troyes pour voir son buste réalisé par Pierre Jamin déposé sur le monument funéraire familial.

Il aura fallu attendre l'année 2005 pour voir publier une biographie qui lui rende justice, dépourvue de toute hagiographie, rédigée par Denis Coton " Un député-maire de Troyes, RENE PLARD 1888-1946" et publiée par les éditions Dominique Guéniot.
Toutefois, la presse locale a publié un article en 2015 rappelant son souvenir
 
 Voir quelques articles précédemment mis en ligne sur ce blog





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