lundi 30 novembre 2020
vendredi 20 novembre 2020
Blanche Miroir, ses débuts à Lorient en octobre 1873
La revue La Comédie publie le 19 octobre 1873 un article présentant un spectacle donné à Lorient sous la conduite d'un chef d'orchestre M. Miroir avec la participation dans le rôle d'une deuxième Dugazon d'une demoiselle Miroir futur espoir de la scène.
Blanche Miroir, prétendra ultérieurement, lorsqu'elle deviendra célèbre, être la fille d'un chef d'orchestre M. Miroir. La même revue La Comédie rappellera quelques années plus tard les débuts de Mademoiselle Blanche Miroir sur la scène du théâtre de Lorient. en 1873..
vendredi 13 novembre 2020
mardi 20 octobre 2020
Comité pour l'Aube de l'Association pour la liberté de la presse 1832
Extrait de l'édition du 19 novembre 1832 du journal "Le Courrier"
Le 15, les souscripteurs de l'Association pour la liberté de la presse dans l'Aube, se sont réunis au bureau du Progressif de l'Aube, à l'effet de constituer un comité pour la direction des opérations relatives à l'association.
Ont été élus, à une grande majorité :
président, M. Argence, capitaine en retraite, chevalier de la Légion d'Honneur ;
secrétaire : M. Cénégal, avocat ;
membres consultants MM. Thiérion, fils, notaire ; Chambrette , propriétaire ; Ad. Fontainz, avoué ; Delière, négociant ; A. Girault , homme de lettres , à Troyes ; Jeanson , notaire à Villenauxe ; Maucourant , négociant à Arcis ; Maillard , notaire à Aix en Othe ; Richard , propriétaire à Radonvilliers.
Le comité va se mettre immédiatement en rapport avec les citoyens qui désireront souscrire : les souscriptions seront reçues chez chacun des membres du comité et au bureau du Progressif de l'Aube. Le minimum de la souscription est fixé à 1 fr. 50 c. par semestre . La publication des noms des souscripteurs n'aura lieu qu'autant que cela leur conviendra.
dimanche 18 octobre 2020
Blanche Miroir, actrice troyenne 1858-1938
Béatrice Miroir, née Philippe à Troyes le 17 février 1859, décédée le 6 juin 1938, épouse de l'acteur Jean Coquelin. présentée par Charles de Senneville dans la revue La Comédie du 1er janvier 1877
mercredi 23 septembre 2020
Louisa Lamotte, créole de couleur, épouse du chemisier troyen François Rouilliot
Les Editions Tintammare de Shevreport aux Etats Unis ont publié cette année 2020 Le loyal Max, un conte extrait de la revue "St Nicolas, journal illustré pour garçons et filles, diffusé par Delagrave en 1883 écrit par Louisa Lamotte, éphèmère épouse d'un commerçant troyen François Hippolyte Rouilliot.
Cette nouvelle diffusion était précédée par une évocation de la vie de l'auteure, Louisa Lamotte, née en 1848 à la Nouvelle Orléans qui avait épousé François Rouilliot, membre de la famille Rouilliot qui a fourni plusieurs maires et gardes ports de Brienne la Vieille.
Louisa Lamotte est née à la Nouvelle-Orléans en 1848, la fille de Rosa Emma Dupuis et André Martin Lamotte qui s’étaient mariés en1838. Nous savons peu de choses sur sa mère mais on peut supposer qu’elle faisait partie d’une famille de Créoles de Couleur bien respectée puisqu’elle a laissé de la propriété à sa fille dans le Faubourg Marigny, un quartier peuplé par des réfugiés haïtiens depuis 1809. Son père, né en 1818 à un père blanc haïtien et une femme de couleur libre, Eugénie Fraissinet, était bien connu à la Nouvelle-Orléans où il exerçait la profession d’architecte. Peu après sa naissance, les parents de Louisa l’ont emmenée à Paris où les questions de race n’auraient pas empêché la jeune fille de recevoir une éducation formelle.
En 1871, Lamotte s’est mariée avec un marchand troyen, François Hippolyte Rouilliot. Pendant sa vie, la communauté créole de la Nouvelle-Orléans parlait de Louisa Lamotte avec une sorte de révérence éblouissante, mais en réalité, les Néo-Orléanais n’ont jamais pu apprécier ce que cette femme avait accompli. En effet, c’était Louisa Lamotte qui a écrit la toute première étude sérieuse sur l’éducation des femmes, De l’enseignement secondaire des filles, publiée en 1881. Durant cette même période, elle a contribué de nombreux articles à la Revue pédagogique, avant de devenir la directrice du Collège de Jeunes Filles à Abbeville, France.
Louisa Lamotte a aidé dans la création d’une revue pour les enfants: Saint-Nicolas: journal illustré pour garçons et filles, dans laquelle elle a publié d’innombrables contes et histoires qu’elle a signés parfois sous son propre nom mais plus souvent par des noms inventés. Tout ce système de pseudonymes cachait la vraie identité de cette femme de couleur qui cherchait à vivre au moyen de sa plume dans une société qui, tout en étant moins intolérante que celle des États-Unis, aurait néanmoins accepté avec hésitation que c’était une femme de couleur qui dirigeait les lectures de la jeunesse française. Le grand public américain n’a jamais saisi l’ampleur de ce que cette femme a réalisé dans le domaine de l’édition et de la littérature en général, mais parmi les écrivains de couleur américains du XIXe siècle, ses contributions se révéleront uniques. Lamotte est retournée en Louisiane pour régler les affaires de son père après sa mort en 1895. En Louisiane, Lamotte, l’éditrice, a découvert que sa nouvelle vie dans l’état qui avait vu sa naissance était rythmée selon les lois Jim Crow.
Quand elle est décédée en 1907, l’Abeille de La Nouvelle-Orléans a dit qu’elle était morte d’épuisement. Jusqu’à nos jours elle reste méconnue des lettres américaines.
D. A. Kress











