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mardi 4 janvier 2022

Louisa Lamotte, pionnière de l'éducation des jeunes filles en France

 

Louisa Lamotte1848-1907

née et décédée à la Nouvelle Orléans, élevée en France à Paris comme nombre d'enfants de notables créoles de couleur de la Louisiane
Epouse de François Hippolyte Rouilliot, membre d'une famille de notables de Brienne la Vieille, ayant vécu quelques mois à Troyes, où elle donna naissance à une fille, peu de temps avant sa séparation et la garde de sa fille.
Pionnière de l'éducation des jeunes filles en France, multi diplômée,, directrice d'établissements scolaires notamment du collège des filles d'Abbeville. Auteur et éditrice de publications littéraires...
Chevalier de l'ordre es Palmes académiques en 1899.
Dana Kress vient de publier en novembre 2021 une courte notice sur cette personnalité attachante.
 

 Quelques informations sur la vie de Louisa Lamotte dans l'Aube et son comportement à Paris pendant la Commune...pourraient être trouvées dans les archives de ce blog à partir des années 2014.

mardi 27 juillet 2021

Déclaration du décès de l'épouse de l'ancien député J-A Millard par D-D Farjasse 15 janvier 1878


 

Une longue amitié s'est maintenue entre les les familles Millard et Farjasse.

Jean Auguste Millard, député de l'Aube en 1848, Denis Dominique Farjasse, préfet de l'Aube en 1848 révoqué en 1849.

Les contacts seront poursuivis avec une proximité politique, D Farjasse étant conseiller départemental radical de la Seine et Oise sous la Troisième république. 

La correspondance échangée entre Jean Auguste Millard et le professeur Napoléon Cottet dans les années 1870 confirme la persistance de l'intérêt de la famille Millard pour la situation politique dans l'Aube et à Troyes en particuli. 

IDenis-Dominique Farjasse déclare le 15 janvier 1878 à Paris le décès de Louise Eleonore Veinante épouse de Jean Auguste Millard et mère du Docteur Auguste Millard.

lundi 17 mai 2021

samedi 21 décembre 2019

Avis aux Dames de la modiste Korzeniewska-Duquairoux Troyes 1846



Rosalie Madeleine Duquairoux originaire de Brienne-le-château a épousé à Troyes le 9 septembre 1843 un militaire polonais réfugié Jean Népomécène Stanislas Sigismond Korzeniewski.
En novembre 1846 elle publie dans le journal "Le Propagateur" un avis aux Dames.
De retour de Paris, elle dispose d'un "joli choix de mode, de chapeaux et capotes en soie et velours" à des prix très modérés.
Elle fabrique des chapeaux de paille d'Italie et confectionne les coiffures de bals et soirée.
Elle  dépose le 5 mai 1852 un brevet pour des perfectionnements apportés à la fabrication des chapeaux de paille
 Elle est l'une des sœurs d'un prodige mathématicien François Duquairoux

 né le 20 mars 1823 à Brienne le château, fils de Gaspard Duquairoux, menuisier et Marie Madeleine Duc. Repéré en 1830 par la Société académique de l’Aube comme un enfant très doué en calcul. Une délégation d'académiciens se rend à Brienne pour constater les capacités remarquables de cet enfant. Un compte-rendu  est publié dans les Mémoires de la Société.
Il publie à Troyes trois ouvrages en 1854 :
-  Préparation à la science, 32 pages – imprimerie Cardon ;
-  Instructions catholiques,  58 pages même éditeur
-  Les six jours de la création – Evangile de l’esprit – même éditeur.
Il est  un accordeur de piano réputé sur Troyes et disparaît avant  la fin des années 1850 sans laisser de traces ( jusqu'à présent).
L'un de ses  frères aînés, Louis Duquairoux, est un facteur de piano célèbre à Paris...
Le décès de Madame Veuve Korzeniewska, née Duqairoux est publié le 15 septembre 1907 dans le Bulletin polonais, littéraire, scientifique et artistique de l'Association des anciens élèves de l'école polonaise parisienne.
 Elle est décédée le 22 août 1907 à Asnières à l'âge de 93 ans.

mardi 16 avril 2019

BOULAGE Thomas-Pascal, 1769-1820, Société académique de l'Aube



  Thèse de Droit français

soutenue le 10 juillet 1810

Faculté de droit de Paris


BOULAGE Thomas-Pascal
Naissance: 25 mars 1769 à Orléans - Décès: 19 mai 1820 à Paris
Avocat, imprimeur, avoué, professeur de droit
Société(s)
Société académique de l'Aube : Membre résidant, secrétaire, président
Société d’émulation d’Auxerre : membre, président 1790-91
Biographie
Fils d’un marchand d’Orléans, décédé peu de temps après sa naissance, il fait ses études dans l’Yonne sous la protection d’un ecclésiastique parent de sa mère.
 Élève très brillant, il devient imprimeur puis travaille chez un procureur d’Auxerre et étudie le droit.  Il est en 1790 l’un des membres  fondateurs avec le mathématicien Joseph Fourier de la Société d’émulation d’Auxerre. Royaliste convaincu, il se porte otage volontaire pour la libération de Louis XVI et fait quelques mois de prison. Il épouse en 1795 une troyenne avec qui il a une famille nombreuse, dont plusieurs futurs hauts fonctionnaires, préfet, secrétaire de cabinet ministériel, et un prêtre de Troyes.  Il est élu en 1797 officier municipal d’Auxerre, contesté pour ses opinions royalistes, il est destitué au bout de quelques mois.
Il a épousé à Troyes,  le 3 Germinal an III (23 mars 1795) Catherine Elisabeth Rocard, fille d'un menuisier troyen  Jean François Rocard.
De 1800 à 1810, il réside à Troyes, exerce la profession d’avocat et d’avoué. Il est un membre influent de la Société Académique de l’Aube. Il participe à la création d’une loge maçonnique « Les chevaliers de la Croix de Saint Jean de la Palestine » à l’orient de Troyes en 1807.   
En 1810, il est nommé professeur de droit civil à la Faculté de droit de Paris et entreprend la publication d’ouvrages théoriques, et est considéré pour son érudition et ses relations avec ses élèves.
Il décède à Paris le 19 mai 1820.
Sa femme décède à Troyes,  le 17 mai 1838
.
L'un de ses fils, Olympiade Boulage,  a été le curé de la paroisse de Saint-Pantaléon à Troyes , il a prononcé et publié plusieurs discours à l'occasion de distributions des prix dans établissements scolaires pour jeunes filles.
Sources biographiques
Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811, après le rétablissement des barreaux par Napoléon Ier, Préface de Jean Tulard, Riveneuve H. Robert, Ph. Bertholet, Fr. Ottaviano Editions, Paris, 2012, pp. 176-180.
Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles Lettres du département de l'Aube, T.11, n°81, vol.21, 1842, p.p. 50-61.M. Gérard- Gérard-Fleury, Notice sur M. Boulage, Archives départementales Aube, Yonne, Rhône
Archives de la Société académique de l’Aube déposées à la BNF, accessibles via Gallica
Bulletins de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne, via Gallica  
Bibliographie
« La mort de Blampoix- Tragédie » an IX Troyes
« Faits et gestes de P.B. Blampoix » Troyes an IX
Conclusion sur les lois des Douze Tables, Sainton, 1804 ;
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807
Thèse de droit français soutenue par T.P. Boulage sur la communauté légale Paris 1810
Les otages de Louis XVI et de sa famille, Pillet, 1814 ;
Principes de jurisprudence française, pour servir à l'intelligence du Code civil, Delestre-Boulage, 1819 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
La Rose de la vallée, ou la Maçonnerie rendu à son but primitif, Paris, 1808.
Attribué à T-P Boulage  par Barbier dans le Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris 1811


Extrait de la Revue encyclopédique de juin 1820


jeudi 20 juillet 2017

Portrait de Auguste Devaucelle, né Petit 1818 Dienville - 1876 Paris



  Portrait dédicacé à son ami et collègue de l'Union des poètes Eutrope Lambert.
Collection particulière

Auguste Devaucelle 1818-1876
voir ses biographies dans "Les hommes célèbres du département de l'Aube" par Emile Socard 1882
la Revue de Champagne et de la Brie 1886 par l l'abbé Etienne Georges 1886 
et le Dictionnaire des célébrités auboises Maison du Boulanger 2016

samedi 21 janvier 2017

Blanche Miroir, actrice née à Troyes en 1859






En attendant, une bibliographie plus précise (*) de cette actrice célèbre en son temps, Blanche Miroir, née à Troyes en 1859 d'un père, patissier et parfois bonnetier selon la situation de l'emploi, voici ce qui était proposé en 1899 par Adrien Laroque en 1899 dans son recueil : "Acteurs et actrices de Paris".

(*) recherches en cours...

lundi 14 novembre 2016

vendredi 4 novembre 2016

Napias-Piquet 1813-1871 biographie actualisée - Maitron 2016

NAPIAS, Claude-Dominique, dit Napias-Piquet ou Napias aîné

Né le 22 octobre 1813 à Romilly-sur-Seine (Aube), mort le 23 mai 1871 à Paris. Notaire, puis propriétaire foncier dans la Marne et dans l’Aube. Conseiller municipal de Saint-Just et conseiller d’arrondissement pour l’arrondissement d’Épernay (Marne) sous la Seconde République. Principal animateur de la colonie socialiste de Saint-Just en 1850. Négociant à Paris sous le Second Empire. Arrêté après le 2 décembre et condamné à l’exil. Engagé dans la Commune de Paris.
Claude-Dominique Napias était clerc de notaire au milieu des années 1830 ; en 1838, il s’établit comme notaire à Sézanne (Marne). Marié en 1839 avec Albertine Robertine Piquet, la fille d’un propriétaire, il se fit désormais appeler Napias-Piquet. ; En 1845, il revendit son étude ; il s’installa peu après à Saint-Just (Marne) où vivait son frère cadet Louis-Marie* avec lequel il fit de nombreuses acquisitions foncières, au prix d’un endettement élevé. Il se présentait à la fin de la monarchie de Juillet comme cultivateur ou comme propriétaire.
Sans activité politique connue avant 1848, il s’engagea nettement en faveur d’une République démocratique et sociale après la révolution février 1848, en insistant sur l’ancienneté de ses convictions républicaines ; il se qualifia lui-même de « travailleur agricole » pour montrer sa proximité avec le monde du travail. En juillet 1848, il se fit élire comme conseiller municipal à Saint-Just, mais démissionna peu après en signe de protestation contre la présence à la tête de la commune d’hommes connus pour leur hostilité à la République. En août 1848, il fut désigné par les électeurs du canton d’Anglure au conseil de l’arrondissement d’Épernay.
Cependant, ses relations et son activité politique le portaient davantage du côté de de l’Aube : il publia quelques articles dans La Voix du peuple, publiée à Troyes. Il participa dans la même ville en avril 1849 à un banquet républicain organisé autour du représentant Pierre Joigneaux* ; il y prononça un toast attaquant les conservateurs et disculpant les « démocrates socialistes » d’être des utopistes et des ennemis de l’ordre.
Fin 1849, il publia une brochure, Transition pacifique et sûre vers un nouveau monde, dans laquelle il présentait un projet d’association, seule solution, affirmait-il aux problèmes sociaux. Il ne se revendiquait d’aucun théoricien socialiste, mais disait avoir « pris un peu partout ». Il s’agissait surtout, précisait-il, « de faire dans notre commune ce qui est praticable ».
En avril 1850, une association fut effectivement fondée : « la colonie agricole et industrielle de Saint-Just ». Elle comprenait les deux frères Napias, des habitants de Saint-Just et des communes voisines, ainsi que quelques personnes d’origine plus lointaine, dont Hippolyte Madaule* et Auguste Guyard*. Rapidement, plusieurs de ses membres en partirent et l’association disparut de fait dès l’automne 1850, en raison des conflits internes et aussi des poursuites lancées par les créanciers des frères Napias. A cette époque, Claude-Dominique Napias s’était rapproché de la religion fusionnienne, dont Auguste Guyard était l’un des apôtres.
Au cours de l’année 1851, il rejoignit Paris avec sa famille, tout comme son frère Louis-Marie avec lequel il tenait un magasin de literie. Ses retours dans l’Aube et la Marne suscitaient la surveillance de la gendarmerie ; les autorités considéraient les deux frères comme de dangereux propagandistes socialistes. Aussi furent-ils tous les deux arrêtés après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Claude-Dominique fut interné au fort d’Ivry ; les autorités pensèrent un moment l’envoyer au bagne de Cayenne, mais la commission militaire de Paris le condamna finalement à la proscription. Il s’installa au printemps 1852 à Londres avec sa femme et leurs trois enfants. En janvier 1853, une grâce impériale lui permit de revenir à Paris. Ses voyages du côté de Romilly-sur-Seine et de Saint-Just continuèrent à provoquer l’inquiétude des autorités en 1853. Puis, il disparut des rapports de police et de gendarmerie. Il se consacra à différentes affaires (exploitation de tourbières, spéculation sur des terrains, exploitation de forêts) avec peu de succès, plusieurs faillites et quelques contentieux judiciaires.
Il réapparut sur la scène politique au moment du siège de Paris, en 1870-1871. Il participa aux activités du Comité central des vingt arrondissements, réclamant l’autonomie communale, des mesures en faveur du peuple et la lutte résolue contre les troupes prussiennes. Il fit d’ailleurs partie des fondateurs de la « Ligue républicaine de la défense nationale à outrance ». Il fut l’un des signataires d’un texte placardé début janvier 1871, qui exigeait le « réquisitionnement général, [le] rationnement gratuit, [l’]attaque en masse », et se terminait par « Place au peuple ! place à la Commune ! ». Napias et d’autres signataires furent traduits devant un conseil de guerre pour « excitation à la guerre civile », mais ils furent finalement acquittés.
Claude-Dominique Napias participa à la Commune. Candidat lors des élections du 26 mars, il n’obtint que très peu de voix. Il fut ensuite nommé membre de la commission municipale provisoire du 1er arrondissement de Paris. Puis, il fut chargé par la commission exécutive d’organiser l’administration municipale du 16e arrondissement et géra de fait les affaires de ce quartier de Paris.
Quand les troupes versaillaises entrèrent dans la capitale, Napias se replia dans les arrondissements du centre. Il fut accusé par ses adversaires d’avoir ordonné l’incendie de plusieurs édifices, et notamment de la bibliothèque du Louvre. Arrêté le 23 mai, il fut sommairement exécuté.
ŒUVRE : Transition pacifique et sûre vers un nouveau monde. Statuts d’une colonie agricole, industrielle et commerciale à fonder à Saint-Just, Troyes, Association d’ouvriers typographes, Lépine et Cie, 1849 [1850 ?], 84 p.
SOURCES : Archives nationales, BB/22/144, dossier de grâce des frères Napias – Archives départementales de la Marne, 30 M 18 – Archives départementales de l’Aube, 1 M 598, 4 M 716. – La Voix du peuple, n°2, 18 mars 1848 et n°3, 22 mars 1848 – Progrès de l’Aube, 6 mai 1849 – Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851. Bases de données réalisée par Jean-Claude Farcy, avec la collaboration de Rosine Fry, fiche Napias Claude Dominique – Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice Napias, Claude-Dominique.
Daniel Chérouvrier, Bernard Desmars

samedi 4 juin 2016

Claude Alexandre Guérin, comptable, chansonnier 1824-1888 (compléments)






 Claude Alexandre GUÉRIN

Extraits de la Biographie publiée dans le Maitron

Né à Troyes le 21 février 1824, mort à Paris 4ème le 7 septembre 1888.
Chansonnier, comptable.

Fils d’un tisserand de Troyes, il fait ses études à l’école mutuelle présidée par le Dr Noel-Innocent Patin. Il se rend à Paris où il devient comptable. Il fréquente les goguettes, les Amis de la vigne et les Animaux, il se lie avec Charles Gille. Il entre à la Lice chansonnière en 1845.
Pendant  la Révolution de 1848 il publie des chansons sur les événements dans La Voix du peuple ou les républicaines de 1848 (« Le Soleil s’est levé », « Le Peuple et le Christ » « Les Soldats de la République »). Proches des démocrates-socialistes, il exprime sa  sympathie pour les insurgés de juin. Il écrit des couplets en l’honneur des ouvriers qui consacrent leurs loisirs à écrire des vers (L’Artiste-ouvrier). Il salue les élections complémentaires du 10 mars 1850 considérées comme un succès de l’extrême gauche (Au peuple la victoire électorale, 10 mars 1850, Paris, Cassanet, 1850).
Un petit recueil de ses œuvres est imprimé en 1851 (Album populaire, chansons et poésies d’Alexandre Guérin (de Troyes), extrait de ses différentes publications et de son répertoire inédit). Il n’est pas poursuivi au lendemain du coup d’Etat, il est comptable dans la fabrique de dragées parisienne  Peysson et Jacquin. Julien Joseph Jacquin, l’industriel troyen, républicain est associé avec le fabricant de dragées Peysson. Après le décès de J J Jacquin en 1855, l’entreprise est  gérée par sa veuve et ses enfants.
Il publie en 1856 « La bonbonnerie », couplets célébrant un repas organisé par la Maison Peysson et Veuve Jacquin dans lesquels il brosse le portrait de ses compagnons de travail.




Du 30 décembre 1855 au 7 décembre 1856, il dirige avec Louis Lavedan, L’Aigle, journal non politique, un hebdomadaire qui prétend traiter tous les sujets (« histoire, biographies, poésie, sciences, voyages, nouvelles, satires, chroniques, musique, théâtres, nouvelles à la main, industrie, beaux-arts, modes. »)
 Guérin y assure la promotion de ses camarades chansonniers. Selon Bachimont il aurait alors renoncé à ses idées révolutionnaires et serait devenu un peu religieux comme en témoigne une chanson de 1859. 

SOURCES et bibliographie : AN, ABXIX 718 (collection Bachimont). — Philippe Darriulat, La Muse du peuple, chansons sociales et politiques en France 1815-1871, Rennes, PUR, 2010. — Pierre-Léonce Imbert, La Goguette et les goguettiers, étude parisienne, 3e édition, Paris 1873. — Joseph Lavergne, La Muse plébéienne, quatrième volume, Paris 1866.


lundi 18 avril 2016

Charles Cuisin Paris 1814 - Troyes 1859






Charles Cuisin (1814-1859)
Charles Cuisin est né le 23 mars 1814 à Paris fils d'Antoine Cuisin originaire de Montieramey et de Marthe Hibert.
Il intégre l'Ecole des Arts et Métiers de Châlons sur Marne le 2 avril 1828, et en sort à la demande de ses parents le 7 octobre 1830.
Il épouse le 5 avril 1842 à Troyes, Victorine Célinie Mignot, fille de Pierre Théodore Mignot, médecin et de Marie Anne Drujon.
Il décède à Troyes, âgé de 45 ans, le 22 juin 1859.


Artiste mystérieux et méconnu, la vocation de Charles Cuisin se fait jour lors de ses études à l'Ecole des Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne.
Les titres de ses oeuvres exposées au Salon de Paris (1841, 1844 et 1847) et à l'Exposition bisannuelle de Troyes (1841,1843,1845, 1847 et 1852) montrent qu'il affectionne les "effets" qu'ils soient "de lune", "de crépuscule", "de brouillard", "de soleil couchant". Il est à la recherche de la lumière perdue et retrouvée, il la restitue dans une poésie où règne le mystère. Les critiques de l'époque saluent un artiste au "très grand talent" qui se "révèle sous une forme saisissante et originale".

samedi 22 novembre 2014

"La ville de Troyes" statue de LC JANSON, poème de C MORIAT

  poème de Célestin MORIAT
né à Vallant Saint Georges le 24 octobre 1836


 Louis-Charles JANSON
sculpteur né à Arcis sur Aube le 4 novembre 1823
décédé à Paris 6ème le 26 mars 1881
statue " La ville de Troyes" sur la façade de l'Hôtel de ville de Paris, rue Laubau, 2ème étage

dimanche 5 octobre 2014

Louis ULBACH, écrivain, journaliste Troyes , Paris


Louis Ulbach, dit Ferragus, né à Troyes (Aube) le 7 mars 1822 et mort à Paris le 16 avril 1889 à la Bibliothèque de l'Arsenal, est un journaliste, romancier et auteur dramatique français.
Franc-maçon, initié à la loge "L'Union fraternelle" à l'orient de Troyes.

 

 

Biographie (wikipedia)

Venu à Paris pour terminer ses études au collège Charlemagne (et où il se marie en 1846), il se lie avec Lamartine et se fait recevoir par Victor Hugo, qui l’encourage à publier un volume de vers, Gloriana, en 1844. Il collabore pendant quatre ans à L'Artiste et au Musée des familles, puis fonde en 1848 le Propagateur de l’Aube, où il publie une série de lettres politiques signées Jacques Souffrant, ouvrier, suivies d'une série de Réponses à Jacques Souffrant signées Ulbach. Ces lettres, réunies plus tard en volume, font sensation. L’une d’elles lui vaut un procès, à l’issue duquel la plaidoirie de Jules Favre le fait toutefois acquitter. Lorsque le coup d'État du 2 décembre 1851 fait disparaître le Propagateur de l’Aube, il revient dans la capitale et entre à la Revue de Paris, dont il devient directeur en 1853. Il se charge notamment de la critique littéraire, où sa verve mordante et froide est particulièrement remarquée. À la même époque, il s’essaie au théâtre et commence à publier sous forme de feuilletons une longue série de romans et de nouvelles. Son roman Monsieur et Madame Fernel connaît un certain succès et est adapté pour la scène en 1864 par Henri Crisafulli.
De 1858 à 1860, il dirige avec François Favre Le Monde maçonnique, revue des loges de tous les rites. Lors de sa fondation en 1861, il tient la chronique dramatique du Temps, qu’il quitte en 1867 pour entrer au Figaro, où ses Lettres de Ferragus le font encore une fois remarquer. Il y attaque notamment Émile Zola avec un article intitulé La Littérature putride, suscitant ainsi une polémique qui amènera l’auteur de Thérèse Raquin à préciser ses positions sur le roman naturaliste. En 1868, Ulbach fonde La Cloche, un pamphlet hebdomadaire satirique qui attire sur lui les foudres de la censure impériale et le fait condamner à six mois de prison et à 1 000 francs d’amende. L’année suivante, il transforme ''La Cloche'' en un quotidien d'opposition démocratique. Lorsque la publication en est interrompue pendant le siège de Paris en 1870, il devient secrétaire de section de la Commission des barricades.
Peu après la réapparition de La Cloche en 1871, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami Léon Laurent-Pichat. Convoqué par le Conseil de guerre, il est condamné à trois ans de prison et 6 000 francs d’amende, peine réduite après cassation à trois mois et à 3 000 francs. Il se présente sans succès aux élections de juillet 1871, puis cède La Cloche en décembre 1872. Il contribue par une chronique de Paris au quotidien bruxellois L’Indépendance belge et entre comme bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Arsenal en 1878. Il fonde en 1888 avec Jules Simon la Revue de famille, dont il est sous-directeur jusqu’à sa mort à l’âge de 67 ans.