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dimanche 12 février 2017

Une première : une seule femme a voté dans l'Aube en décembre 1851




Le Propagateur de l'Aube, journal républicain, publie l'un de ses derniers articles le jour du coup d'Etat de Louis Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851.
Le journaliste Amédée Aufauvre, homme de lettres, signe l'article en évoquant la faible participation des votants 308 votants sur 1400 inscrits  et une particularité remarquable, le droit de vote accordé aux femmes pour cette élection non politique.
Il s'agissait de désigner les syndics chargés de faire respecter les droits des propriétaires des cours d'eau, bondes, dérivations dépendant de la Seine.

"Les femmes exclues du suffrage universel, par des motifs de suprématie masculine et d'habitudes qui nous semblent assez respectables (sic), les femmes votaient dimanche. Plusieurs couvents entr'autres avaient reçu leur carte, mais nous n'avons pas perçu le moindre béguin. Les veuves et les célibataires étaient dans le même cas. Il n'en est venu qu'une seule qui a déposé résolument son bulletin, malgré les airs goguenards de la foule; le droit électoral conféré aux femmes !

- Qu'on dise donc encore l'administration réactionnaire ! "

Les jours suivants apporteront la réponse à cette boutade, notamment avec les poursuites, emprisonnements et condamnation à la transportation en Algérie, à Cayenne de centaines d'opposants aubois.
Notamment, l'architecte Claude Joseph Habert, l'un des syndics élus dont l'élection était d'ores et déjà contestée par l'administration..

mardi 31 janvier 2017

Décomposition des partis, le Propagateur avril 1836



Propagateur de l’Aube
et de la Champagne
Lundi 11 et mardi 12  avril 1836



Décomposition des partis

« La décomposition des partis ne s’arrête pas ; nous l’avons annoncé des premiers, le ministère le reconnait. Les événements la rendent tous les jours plus évidente. Cette dissolution ne date pas d’hier ; elle ne s’achèvera ni aujourd’hui ni demain. Le temps qui forme les partis, peut seul les détruire et les transformer.
La destruction qui s’opère maintenant, dans un calme apparent, mais avec un malaise réel, agit sur des partis qui sont eux-mêmes  les débris d’une première décomposition. La majorité nationale, l’immense majorité qui a triomphé en juillet 1830, représentait la coalition des intérêts avec les principes nouveaux. Les intérêts se séparèrent violemment au 13 mars, et organisèrent une majorité dans la majorité ; les principes et les sentiments, après d’honorables efforts, durent céder le terrain dans cette guerre de paroles et de lois où la victoire appartient aux gros bataillons…
Chacun revint à ses affinités naturelles, les partis se fractionnèrent, et les individualités réduites à elles-mêmes perdirent leur force ainsi que leur relief. Une partie de l’opposition se prononça plus ouvertement pour les théories extrêmes ; une autre partie, et la plus nombreuse, moins préoccupée de la forme que du fond,  poursuivit ses plans de réforme en se renfermant dans les limites de la monarchie…
La séparation était encore beaucoup plus dans la nécessité des situations que dans les volontés des personnes. On hésitait à la confesser ; on s’efforçait de sauver les apparences ; on disait encore l’opposition quand il existait par le fait plusieurs oppositions ; on n’osait pas avoir une opinion à soi, indépendante des amitiés et des souvenirs…
Il ne restera pas grand-chose, aux prochaines élections, de cette vigoureuse impulsion donnée à la machine sociale par le pressentiment des journées de juillet. Les résultats accomplis demeurent avec un alliage adultère de mesures contre la liberté ; mais les opinons se renouvellent pour obéir à la loi providentielle du progrès.
Quand nous avançons que les anciens partis se décomposent et s’éteignent, nous n’imaginons point, comme on veut bien le dire, une réconciliation universelle. Sans doute, il y aura toujours des partis, tant que les opinions différeront ; et le moyen de ramener toutes les opinions à l’unité.
Toute décomposition des partis appelle une recomposition. C’est un travail déjà commencé, une tendance qu’aucune clameur ne détournera de son chemin.  Le parti qui aura l’avantage aux élections prochaines sera celui qui aura perdu le moins de temps à se reconstituer…qui sait parfaitement que si les principes sont absolus, ils ne s’appliquent jamais à la société dans toute leur rigueur, qui sait que cette application doit être progressive et telle que la comporte l’état social… Instruit par le malheur il  ne sépare pas les principes des intérêts, est gouvernemental, cela suffit pour empêcher beaucoup de mal, et même, pour faire aussi un peu de bien. »

samedi 3 mai 2014

Cours particuliers par COTTET, ancien professeur à l'école normale



Napoléon-Ambroise COTTET 18081880, ancien professeur de mathématiques à l'Ecole Normale de Troyes, ancien vérificateur des poids et mesure à Arcis sur Aube fut révoqué de ce poste en 1850 pour raison politique.
Dans le numéro daté des 28 et 29 août 1850 du journal "Le Propagateur de l'Aube" il fit publier cette annonce :
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" COTTET, ancien professeur de mathématiques à l'Ecole Normale et à l'hôtel-de-ville de Troyes.
Donne, en ville et chez lui, à toute heure, des leçons élémentaires de toutes les branches de mathématiques, comptabilité commerciale, histoire naturelle, physique, chimie; enfin de toutes sciences nécessaires aux jeunes gens qui se destinent au commerce, à l'industrie, aux arts, aux écoles spéciales, ou qui aspirent au baccalauréat ès-lettres ou ès-sciences.
Rue Cloître-Saint-Pierre, en face de l'école mutuelle."