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mardi 14 février 2023

Jules Cathelin , sculpteur. Petite annonce dans l'Echo Nogentais


 

 

Jules Cathelin réalisera le buste de Napoléon Ambroise Cottet qui orne sa sépulture au cimetière de Troyes. Une copie étant conservée dans la réserve du Musée de Troyes.




mardi 2 février 2021

Les trois logements de Denis-Dominique Farjasse à Troyes


 

   Publication dans L’Avenir républicain, 18 février 1876

 

SOUVENIRS BONAPARTISTES

 

Une victime de Maupas.

  Un jour de 1873 je passais avec M. Farjasse, ancien Préfet de l’Aube, actuellement doyen du Conseil général de Seine-et-Oise, près, du Canal, à l’embouchure de la rue de l’Hôtel-de-Ville, d’où l’on peut apercevoir à droite, l’Hôtel de la Préfecture ; à gauche, la Prison ; et en face l’Hôpital.

M. Farjasse m’arrêta à ce point et me dit en souriant : «  Mon cher Cottet : Voici mon premier logement à Troyes ( la Préfecture) ; « Vous connaissez le second (la Prison) ; et voici mon troisième ( l’Hôpital) ; vous en souvenez-vous ? »

Par le temps qui court, il est bon de ne pas oublier ces souvenirs-là !

  Après avoir quitté la Préfecture de l’Aube, M. Farjasse, qui aimait les rives de la Seine, s’était retiré à Courtenot, à deux kilomètres environ de Vaux, habitation de celui qui, quelques années plus tard, envoyait à Morny, la monstrueuse dépêche que l’Avenir reproduit tous les jours.

Singulière fatalité qui rapprochait de si près la victime du bourreau.

Vers la fin de la première huitaine de décembre 1851, M. Farjasse était allé à Paris, voir quelle tournure prenait le coup d’Etat. Voyant que le crime était consommé et qu’il n’y avait plus rien à faire qu’à se courber, notre ancien Préfet prit le chemin de fer pour regagner sa retraite de Courtenot.

Quel fut son étonnement, lorsqu’en descendant du train, à une heure du matin, à la gare de Troyes, M. Farjasse se trouva en face de deux bons gendarmes, dont l’un lui dit : vous êtes M. Farjasse – oui – suivez-nous.

Quelques minutes après, l’ancien préfet de l’Aube était écroué au greffe de la prison de Troyes et passait le reste de la nuit enveloppé dans son manteau, sur une paillasse, dans la cellule n°1, dont j’ai eu  aussi l’honneur de faire la connaissance quelques jours plus tard.

On avait reconnu M. Farjasse à Paris et le télégraphe avait transmis l’ordre de l’arrêter à la descente du train.

Le nouveau prisonnier était déjà indisposé et fut mis le lendemain à l’infirmerie de la prison.

Quelque temps après, l’état du malade s’aggravait, le médecin de la prison (M. le docteur Pigeotte), déclara que son malade avait besoin d’un peu d’exercice et de grand air : il demanda qu’on le laissât promener dans le chemin de ronde, soit entre deux murs de quatre mètres d’élévation où se promenaient, jour et nuit, les factionnaires. La permission fut refusée. Par qui ? On n’a jamais pu le savoir.

 L’état du malade s’aggravant toujours, on fut obligé de transporter l’ancien préfet de l’Aube à l’hôpital. Et voilà comment M. Farjasse fut logé successivement «  à la Préfecture, à la prison, à l’Hôpital ! « 

 Permettez-moi une petite digression.

  En janvier ou février 1852, quatre prisonniers furent conduits de la prison à la salle d’instruction du palais de justice, enchainés deux à deux. J’étais l’un des quatre. On nous déposa à la salle d’attente, gardés par deux gendarmes, toujours enchainés ; on nous y garda jusqu’à la nuit, puis on nous renvoya au lendemain et nous fîmes de nouveau le trajet de la veille, accouplés comme des forçats. Seulement, on nous distingua des voleurs en ce que, pendant que nous attendions dans la salle, on amenait à l’instruction deux couples de voleurs qui, il est vrai, étaient conduits par quatre gendarmes, mais n’étaient pas enchainés.

  Quelques jours après l’incident que je viens de raconter et pour en revenir à M. Farjasse, notre compagnon de prison, l’ancien préfet n’était pas encore alité, mais avait à peine la force de se tenir sur ses jambes. On conduisit à son tour M. Farjasse à l’instruction, mais comme il était  seul, on ne put l’accoupler, on l’enchaîna par les deux mains. Il faisait froid.

  L’ancien préfet fit le trajet de la prison au palais de justice et retour, en levant les bras en l’air, pour montrer aux passants les chaînes dont il était garrotté !

 

Et ceci est de l’histoire !

 

Cottet

dimanche 1 décembre 2019

Napoléon Ambroise Cottet 1808-1880





La belle curiosité intellectuelle d’un Troyen d’adoption, Daniel Cherouvrier, ingénieur des arts et métier, nous livre aujourd’hui un regard inattendu sur les mouvements de gauche à Troyes au XIXe. Venu à l’histoire politique à la faveur d’une vraie passion pour les relations sociales, il s’est penché sur un don étonnant : en 1995, Lloyd Wayne Gundy, citoyen américain, offre un ensemble épistolaire à la Bibliothèque municipale de Troyes.
Quarante lettres écrites entre 1855 et 1876 par Ambroise Cottet à son fils Jules Léon, émigré aux États-Unis : respectivement son arrière-arrière grand-père français et son arrière-grand-père devenu américain.
L’échange familial resterait banal si l’un et l’autre n’étaient des figures de la gauche troyenne. Les détails livrés par cette correspondance sont largement liés au milieu politique mais aussi au milieu économique troyen. Le talent de Daniel Chérouvrier est, au-delà de cette correspondance, d’avoir rassemblé en annexe un certain nombre de documents qui constituent une toile de fonds des gauches troyennes au XIXe siècle.
Notamment un annuaire de personnalités qui montrent paradoxalement l’amitié qui lie parfois des hommes de gauche et des patrons établis. Républicain fervent, Ambroise connaîtra deux fois l’exil en Algérie pour son oppostion à Napoléon III. Regardé comme un réprouvé par ses concitoyens, il trouvera un appui solide et durable en Emmanuel Buxtdorf, ingénieur devenu prospère industriel constructeur de métiers de bonneterie.
Deux belles figures
Mais quoi d’étonnant à cette fidélité réciproque ? L’un et l’autre se sont élevés grâce au mouvement d’éducation populaire et sur le terreau des valeurs de la Révolution. Fils d’ouvriers, Ambroise Cottet doit sa solide culture — et sa carrière — à l’enseignement d’Alexandre Leymerie, polytechnicien. Si une soixantaine d’autres figures troyennes dessinent la vie troyenne sous le Second Empire — et ses opposants républicains, socialistes, communistes, utopistes… (voir par ailleurs)-, ces lettres montrent deux belles figures, celles d’Ambroise et de Jules Léon. Le premier restera toute sa vie fidèle à l’idéal républicain. Le second, qui rêvait d’une société nouvelle au sein de la colonie Nauvoo, adoptera avec une belle sincérité son nouveau pays. Jusqu’à se battre deux ans, comme officier, dans les rangs unionistes.

- « Lettres à mon fils -1855-1876 » ou Napoléon-Ambroise Cottet, témoignage d’un intellectuel troyen, républicain et libre-penseur, sur le Second Empire et les débuts de la IIIe République. Édition raisonnée par Daniel Chérouvrier

Est-Eclair et Libération-Champagne

samedi 16 septembre 2017

Découverte de vertèbres dans les carrières de Creney en 1838

Géologie découverte de vertèbres dans les carrières de Creney.

M. Cottet, directeur du musée de Troyes, dont le zèle pour la science est si honorablement connu, nous a adressé la lettre suivante qui nous fait part d’une découverte géologique très intéressante :

Troyes, le 6 août 1838

« On vient de découvrir dans la carrière de craie du village de Creney à une lieue de Troyes, à la profondeur de 35 pieds, des ossements d’un grand animal de la famille des sauriens (lézards). Ces os ont malheureusement été altérés par leur long séjour dans la craie ; quelques-uns cependant sont encore déterminables, ce sont entre autres des vertèbres et une portion de phalange. La grandeur de ces parties et des fragments d’os plats qui les accompagnaient, font juger que l’animal auquel ces os ont appartenu, n’avait pas moins de 20 pieds de longueur. Les mieux conservés de ces os ont été recueillis et déposés au musée par M. Cottet.
C’est le premier exemple d’os de vertèbres trouvés dans la craie des environs de Troyes, où l’on n’avait rencontré jusqu’ici que quelques coquilles et des dents d’une espèce de requin.
J’ai l’honneur, etc.
COTTET. « 

Publication du Propagateur de l’Aube et de la Champagne, édition du mercredi 8 août 1838

Carrière de Creney
Gravure sur cuivre Dufourny de Villiers Médiathèque de Troyes



mardi 20 juin 2017

De l'impossibilité du mouvement perpétuel par N. Cottet 1862





 Dans une brochure imprimée par la maison Bouquot-Dufour Napoléon-Ambroise Cottet s'adressait à  ses amis ouvriers troyens pour les mettre en garde contre l'ignorancee propagée par des charlatans sur la possibilité du mouvement perpétuel.
Et en libre-penseur, il terminait son opuscule par cette conclusion :
"Ne cherchez pas le Mouvement perpétuel, c'est le secret de Dieu.
Il s'en est réservé le privilège exclusif".


La Médiathèque du Grand Troyes a mis en ligne sur son site informatique l'intégralié de ce document numérisé.

dimanche 2 novembre 2014

Lettres à mon fils de Napoléon-Ambroise COTTET - disponible à la Western Illinois University








Lettres à mon fils, 1855-1876 : témoignage d'un intellectuel troyen, républicain et libre-penseur, observateur et acteur de la vie soiale et politique troyenne, française et internationale sous le Second Empire et les débuts de la Troisième République

Auteur : Napoléon-Ambroise Cottet; Daniel Chérouvrier
Éditeur : Troyes, [France] : D. Chérouvrier, 2013.
Édition/format :   Livre : Lettre : Français
Base de données :WorldCat
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Personne nommée : Napoleon-Ambrose Cottet; Jules Léon Cottet
Format : Livre
Tous les auteurs / collaborateurs : Napoléon-Ambroise Cottet; Daniel Chérouvrier
Numéro OCLC : 880731757
Notes : For over twenty years, from 1855-1876, Napoléon Ambrose Cottet, maintained a correspondence with his son Jules Léon, who had joined the Icarian community of Etienne Cabet in Nauvoo, Illinois. Forty of these letters were found in Springfield, Illinois, in a shoebox in the late 1980s by the great-great-grandson of Napoléon Ambrose, pastor and editor-historian, Lloyd Wayne Gundy. The letters, written by a working-class intellectual, a scholar engaged in politics, a socialist republican activist, and free-thinker, provide a description of the intellectual, political and social life in the Aube during the Second Empire and the beginnings of the Third Republic, and debates that have divided the Republican Left, as well as family life.
Description : 106 p. : photos ; 30 cm.
Contenu : Avant-propos --
Correspondance --
Acte de décès --
Discours de Stanislas Baltet, 1880 --
Discours d'Alexandre Floiras, 1881 --
Notice par Louis Morin, 1939 --
Biographie de Napoléon-Ambrose Cottet --
Notices de personnalités citées --
Bibliographie --
Portraits et photographies --
Lettres manuscrites --
Table des matières.
Responsabilité : Napoléon-Ambroise Cottet ; lettres transcrites, annotées et publiées par Daniel Chérouvrier.

samedi 3 mai 2014

Cours particuliers par COTTET, ancien professeur à l'école normale



Napoléon-Ambroise COTTET 18081880, ancien professeur de mathématiques à l'Ecole Normale de Troyes, ancien vérificateur des poids et mesure à Arcis sur Aube fut révoqué de ce poste en 1850 pour raison politique.
Dans le numéro daté des 28 et 29 août 1850 du journal "Le Propagateur de l'Aube" il fit publier cette annonce :
.

" COTTET, ancien professeur de mathématiques à l'Ecole Normale et à l'hôtel-de-ville de Troyes.
Donne, en ville et chez lui, à toute heure, des leçons élémentaires de toutes les branches de mathématiques, comptabilité commerciale, histoire naturelle, physique, chimie; enfin de toutes sciences nécessaires aux jeunes gens qui se destinent au commerce, à l'industrie, aux arts, aux écoles spéciales, ou qui aspirent au baccalauréat ès-lettres ou ès-sciences.
Rue Cloître-Saint-Pierre, en face de l'école mutuelle."

dimanche 6 avril 2014

Napoléon-Ambroise COTTET et une arrière-arrière petite-fille


Madame Pamela Patrick, citoyenne américaine, arrière-arrière petite fille de Napoléon-Ambroise COTTET 1808-1880 est venue à Troyes sur les traces de son ancêtre pendant quelques jours.
 Chaleureusement accueillie par les services des archives, de la médiathèque du Grand Troyes et du Musée des Beaux-Arts,  elle a pu retrouver avec beaucoup d'émotion le buste sculpté par Jules-Narcisse Cathelin, les lettres et plusieurs ouvrages, conservés par la médiathèque, rédigés par le savant et militant républicain libre-penseur.

mercredi 2 avril 2014

Napoléon-Ambroise COTTET, successeur d'Alexandre LEYMERIE, professeur de mathématiques

 Napoléon-Ambroise COTTET 1808-1880, élève puis assistant du professeur Alexandre LEYMERIE reprend bénévolement les cours de de géomètrie et de mécanique appliquées aux Arts et Métiers organisés à Troyes  à partir de l'année 1827 sous l'impulsion du baron Charles Dupin.


mardi 5 novembre 2013

Marie Félicie Cottet 1839-1910

 
 
 
 
 
 
 
 
 


Cartes postales du quartier des Batignolles, rue, square et église, photos prises avant le décès de la plus jeune fille de Napoléon-Ambroise Cottet décédée en 1910, en son domicile 57, rue des Batignolles, Paris XVIIème
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vendredi 18 octobre 2013

Eloge de Annibal-Joseph-Nicolas Jourdan, par Napoléon-Ambroise Cottet

A lire sur @YouScribe_fr :

Extraits de l'éloge historique de M. A.-J.-N. Jourdan,...
Par Napoléon-Ambroise  Cottet,

http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/extraits-de-l-eloge-historique-de-m-a-j-n-jourdan-par-n-2084931


Eloge de Annibal Jourdan, géomètre en chef du département de l'Aube.


 Buste de Annibal Jourdan par  Pierre-Charles Simart.
Musée Saint-Loup - Troyes





mercredi 2 octobre 2013

Autour de Napoléon-Ambroise Cottet

 


Quelques personnalités croisées par Napoléon Cottet 1808-1880 tout au long de son existence mouvementée.
Certaines ont contribué à son émancipation, d'autres furent des compagnons de lutte.

Alexandre Leymerie, Noel-Innocent Patin, Annibale Jourdan, Claude-Joseph Habert, Amédée Aufauvre, Julien Joseph Jacquin, Denis-Dominique Farjasse, Claude Stanislas Baltet, Théodore Guillemin...
Pour en savoir plus demander dans les bonnes médiathèques de l'Aube "Lettres à mon fils de Napoléon-Ambroise Cottet" et/ou bien rendez-vous à la prochaine soirée de l'Université populaire de l'Aube le 10 octobre 2013 à 18h30 Maison des associations de Troyes.
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jeudi 15 août 2013

vendredi 5 juillet 2013

Napoléon-Ambroise Cottet, invité de Canal 32



Hier soir, Napoléon-Ambroise COTTET était l'un des invités de l'émission "Envie de sortir" sur Canal 32. Avec une présentation du livre "Lettres à mon fils" par Jean-Louis HUMBERT,  Président de la SAT et du Club XIXème siècle et la participation de Daniel CHEROUVRIER qui vient d'éditer ce recueil de lettres écrites entre 1854 et 1876 par le républicain Napoléon-Ambroise COTTET, adressées à son fils émigré aux Etats-Unis. Ces lettres conservées par les descendants américains ont été confiées en 1995 à la Bibliothèque de Troyes. Elles ont été retrouvées en 2011 avec l'aide du Centre des études icariennes et de la Western Illinois University qui en avait conservé une copie et des familles GUNDY, SNIDER-PATRICK et SNIDER-EIFERT.
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