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mardi 19 janvier 2021

lundi 9 avril 2018

Les Jacquin de l'horlogerie, la bonneterie à la confiserie






Julien Joseph Jacquin (1802-1855), horloger, ingénieur mécanicien, industriel en bonneterie, militant républicain sur Troyes a  déposé de nombreux  brevets pour les métiers à tisser et quelques uns sur la fabrication des dragées. Sa femme et deux de ses enfants Henry et Anatole ont poursuivi l'exploitation d'une usine de chocolaterie à Paris, 12 rue Pernelle après le décès du père fondateur en 1855. La production de chocolat sera déplacée ensuite à Dammarie les Lys en Seine-et-Marne et gérée par la famille jusqu'au milieu du XXème siècle.

Julien Joseph Jacquin, clock maker, engineer, hosiery industrial was also a chocolate producer. His chocolate factory begins in Paris, moves towards Dammarie lesLys (Seine et marne) and has been ruled by his descendants until the years 1950.

jeudi 12 janvier 2017

L'énigme du cours Jacquin à Troyes, le médaillon réalisé par Désiré Briden

Pendant plus de  20 ans, le médaillon de Julien Joseph Jacquin réalisé par le sculpteur Désiré Briden a orné le mur de l'école du Dr Auguste Millard le long du cours Jacquin à Troyes.
En 1942, cette œuvre fut détruite et fondue avec d'autres œuvres artistiques de Troyes à la demande de l'occupant.
Voici l'histoire de ce médaillon telle qu'elle peut être reconstituée à partir des Archives municipales de Troyes.



Le médaillon « Julien Joseph Jacquin » de Désiré Briden.

Par testament en date du 7 mai 1906, Monsieur Gustave Jacquin, demeurant en son vivant à Paris, a légué à la ville de Troyes, une somme de 5000 Frs sous la condition d’ériger, sur le cours Jacquin, un médaillon représentant les traits de son père, inventeur de la première mailleuse à dents mobiles.
La municipalité avait fait préparer un projet dont la guerre a empêché l’exécution.


Quand il s’est agi de reprendre ce projet la nouvelle dépense serait montée à plus de 15 000 Frs et la ville ne pouvait pas supporter l’excédent. Monsieur Léon Jacquin, fils du testateur et légateur universel en a été avisé. Le service technique a préparé un projet moins coûteux pris en considération par la Commission municipale.


Ce projet a été adressé à Monsieur Jacquin qui l’a accepté par une lettre du 13 novembre 1920.
Il consiste à encadrer le médaillon en bronze éxécuté par M. Briden dans une plaque en marbre sculptée dans la masse, qui sera fixée sur le mur du groupe scolaire situé à l’entrée du cours Jacquin. MM. Chrétien et Legoux, sculpteurs, rue du Gros Raisin se sont engagés à l’exécuter moyennant le prix forfaitaire de 3800 F.
Le Conseil municipal de Troyes a accepté le 20 novembre 1920 cette proposition et a autorisé le Maire à passer marché avec MM. Chrétien et Legoux.
Pendant une vingtaine d’années le médaillon Jacquin a orné le mur de l’école du Dr Auguste Millard jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En exécution d’une loi du 11 octobre 1941, le Préfet de l’Aube, a informé le Maire de Troyes le 6 février 1942 qu’après avis d’une Commission spéciale, il devait être procédé à l’enlèvement des statues et monuments métalliques ne « présentant pas un intérêt historique ou artistique » :
-          Le buste du comte de Launay et un agriculteur et sa charrette dans un jardin public place de la gare,
-          Le buste de Louis Mony et d’une femme nue « La Vérité » place de la gare dans un jardin,
-           le « Rapt » place de la Préfecture,
-           le Génie et le sujet au pied du monument aux « Bienfaiteurs » place Jean Jaurès,
-          la statue existant au musée de Troyes,
-          la statue représentant une baigneuse sortant du bain, jardin du Rocher,
-          la statue d’Hector Pron à Troyes,
-          -le médaillon de Jacquin à Troyes.
Il était demandé aux services compétents de prendre toutes dispositions pour permettre l’éventuelle reconstitution future des statues et sauvegarder l’intérêt des communes intéressées.
Par un courrier du 1er avril 1942 ( !), le Groupement d’importation et de répartition des métaux (société anonyme à capital variable) informait le Maire de Troyes qu’il venait de recevoir les monuments qu’il avait fait enlever dans sa commune :
Pron (buste), Jacquin (médaillon), Génie monument Bienfaiteurs, Les Raisins, Comte de Launay (buste), ancien Maire Molly ( sic pour Louis Mony). Les poids indiqués sur les reçus serviront au remboursement ultérieur de la valeur métal des statues en bronze mobilisées en 1942 : Pron (buste) 50 kg, Mony (buste) 50 kg, médaillon Jacquin 24,5 kg … dans la mesure où la ville de Troyes sera en capacité d’en justifier la propriété.
 En tout 2956 kg d’œuvres artistiques furent fondues.
En 1949, la ville de Troyes accepta le principe du paiement de la valeur métal des monuments disparus mais en ne renonçant pas à la réparation du préjudice artistique causé.
La plupart des œuvres bénéficières d’une restauration totale ou partielle : Pron, Mony, de Launay, le Rapt…
Le médaillon Jacquin et le monument aux Bienfaiteurs n’en profitèrent pas. Le souvenir du monument aux Bienfaiteurs survit grâce à quelques photographies et cartes postales, le médaillon Jacquin parait avoir été oublié.
 Seuls restent les dessins, élaborés pour les deux projets, conservés aux Archives municipales de Troyes.
Mais, il existe peut-être quelque part une ou plusieurs photographies voire des cartes postales conservées qui pourraient réapparaître et permettre de faire connaître le visage de cet inventeur engagé socialement autrement que par une reproduction de tableau publiée  dans un ouvrage consacré  à la famille Séréville qui a repris les brevets Jacquin pour construire des métiers à Saint-Just-en- Chaussée dans l'Oise. !




mardi 10 janvier 2017

L'énigme du cours Jacquin à Troyes.

L'énigme du cours Jacquin à Troyes.
Que pouvaient bien supporter les 4 trous de scellement encore visibles sur le mur de l'école Millard précédemment école Jacquin ?


  Ecole Dr Millard - cours Jacquin Troyes 2017


 

Joseph Julien Jacquin 1802-1855, horloger, mécanicien, ingénieur, inventeur prolixe, industriel et aussi républicain socialiste précoce, animateur de la Solidarité Républicaine sur Troyes, poursuivi après le coup d'Etat de 1851, exilé à Bruxelles, décédé à Paris en 1855.
Le conseil municipal de Troyes l'honora en 1902 en donnant son nom à une portion du boulevard Danton où se situait son usine : le cours Jacquin.
Il fait l'objet d'une nouvelle notice biographique dans le nouveau "Dictionnaire des célébrités auboises" publié en décembre 2016 par les Editions de la Maison du Boulanger.

mercredi 23 janvier 2013

Quelques lavoirs de Troyes

 
 
 

Le bateau-lavoir du cours Jacquin et quelques autres lavoirs, rue des Guillemets, rue de la Planche-Clément, rû des Cailles.
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mercredi 12 octobre 2011

Cours Jacquin, le républicain Julien-Joseph Jacquin et le futur empereur





Qui était Jacquin ?
L'industriel républicain que les élus de Troyes ont honoré à la fin du 19ème siècle en donnant son nom au cours Jacquin.
Quelques historiens s'en souviennent, notamment avec le banquet républicain qu'il avait offert à 600 personnes dans son usine pour protester contre la propagande électorale du Prince Napoléon futur Empereur Napoléon III. Quelques spécialistes de l'industrie du textile évoquent son nom et ses brevets.
Mais les plaques signalétiques du "Cours Jacquin" ignorent le militant politique et le génial inventeur.
André Beury avait évoqué succinctement en le minorant le rôle politique de la famille Jacquin dans son Histoire de Troyes.

Il faut se rendre sur le site internet de la Société académique de l'Oise pour avoir quelques indications sur Julien-Joseph Jacquin dans une note de Bernard de Séréville sur " Les établissements Séréville, 100 ans d'industrie mécanique textile à Saint Just en chaussée".


"Aux 17e, 18e et 19e siècles, le sud du plateau picard avait acquis une notoriété certaine dans les productions textiles de qualité. A Saint-Just en Chaussée, la famille Legrand fut peut-être la plus importante en faisant travailler à domicile des dizaines de familles ouvrières suivant l'organisation dite du "magasin". Cette production réputée de bonneterie dans cette zone géographique attira d'autres fabricants, comme Tailbouis. Des constructeurs implantèrent alors des ateliers de réalisation de machines textiles. C'est ainsi qu'Auguste Bonamy vint s'y installer en 1863.
La mailleuse et les JacquinEn 1840, à Troyes, un inventeur génial d'origine jurassienne, Julien-Joseph Jacquin, horloger de son état, trouve enfin la solution mécanique pour réaliser automatiquement du tricot : "la mailleuse". Cet homme, très actif et turbulent, après avoir déposé des brevets dans des domaines très différents, quitte la France en 1852 pour des raisons politiques. Il a alors déjà développé avec Emmanuel Buxtorf une machine à tricoter circulaire qui permet enfin d'obtenir une production importante et régulière. Mais il revient rapidement installer un atelier à Paris pour un de ses fils. C'est là que quelques années plus tard, ce dernier, Gustave-Anatole Jacquin, recrute et forme un jeune cherbourgeois aux talents prometteurs tant en mécanique qu'en organisation. L'intérêt des Jacquin s'était porté simultanément vers la fabrication des confiseries pour laquelle ils avaient, là aussi, accompli des progrès considérables en matière de qualité et de quantité de production. La partie machine textile qui les intéresse moins, est alors cédée à Auguste Bonamy avec la cinquantaine de machines-outils et les équipements nécessaires à la construction des métiers, les droits de propriété industrielle et les droits commerciaux attachés à leur notoriété.
Tailbouis à Saint Just en Chaussée
Saint-Just avait été choisi par Edouard Tailbouis pour développer son affaire. Initialement, seulement impliqué dans le commerce à Paris, puis dans la fabrication des jerseys à Saint Just, il rachète petit à petit les magasins et ateliers de ses patrons. Vers 1855, il s'intéresse à la construction des métiers. Il commence par acquérir des métiers rectilignes à bas, récemment brevetés en Angleterre par Hine-Mundella, sur lesquels il met au pointle "pied français".
A partir de 1861 il se présente comme constructeur de métiers. Mais avant de connaître le succès le fameux métier Tailbouis se révèle délicat à mettre au point. Jacquin, un de ses plus importants fournisseurs de métiers, vient lui apporter son aide. C'est ainsi que Bonamy connaît Saint Just..."
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lundi 28 septembre 2009

La Seine le long du cours Jacquin

 

 

 


En haut du "Bouchon de Champagne" les bords de la Seine longeant le cours Jacquin.

Around the head of the "Champagne cork", the river Seine closed to the cours Jacquin.
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