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dimanche 19 mars 2023

Larry Eifert, artiste américain, descendant du troyen Napoléon Ambroise Cottet 1808 1880


 Jules Léon Cottet ( 1835 Troyes, 1913 Los Angeles)  , fils de Napoléon Ambroise Cottet, a rejoint en 1854 la communauté icarienne de Nauvoo aux Etats-Unis. Il a épousé Irma Jonvaux, fille d' Antoine Aimé Jonvaux,  coutelier troyen cabétiste, en première noce, puis devenu veuf, une américaine Clara Wolpert.

 Des descendants issus de ses deux mariages vivent aux Etats Unis. Ils conservent le souvenir de leurs ancêtres troyens.

Larry Eifert, dessinateur et peintre, est l'un d'entre eux.

samedi 16 janvier 2021

Paul Palis, mari d'Elisabeth Vaney, icarien troyen et ses amis Jonvaux et Jacquin, témoins de son premier mariage en 1848

 

PALIS Paul

  le 27 août 1821 à Pouzin(Ardèche), tailleur.

Membre de la Société icarienne de Troyes dès 1848.  A. Jonvaux et LJ Jacquin sont ses témoins lors de son mariage avec Elisabeth Krinks en octobre 1848.

Veuf, il épouse en 1851  Elisabeth Vaney, née à Troyes en 1833

Il est poursuivi lors du procès contre la société icarienne de Troyes en mars 1858, acquitté faute de preuve.

Son épouse Elisabeth  part pour les Etats-Unis avec sa fille au début des années 1860. Elle est citée par Jacques Rancière dans « La nuit des prolétaires » comme une icarienne ayant voulu échapper à son mari ! 

Elle réside à Saint-Louis dans le Missouri où elle fabrique des perruques et entretient une correspondance avec Jules Léon Cottet et sa femme.

Il participe aux activités du Cercle populaire de Stanislas Baltet. Il décède à Troyes en 1880.

Sa femme Elisabeth décède en 1909 dans le comté de Waukesha dans le Wisconsin.

Sa fille Victoria, née à Troyes en 1858, devenue sœur Mary, décède en  1946 près de Saint-Louis Missouri.

JACQUIN Louis Joseph

Né le 23 août 1808 à Ancy-le-Franc (Yonne), mécanicien,  ferblantier.

 Louis Jacquin part pour les États-Unis le 21 novembre 1848 avec le troisième Grand départ du Havre. Il est accompagné de son épouse Anne, née à Corgoloin (Côte-d’Or) en 1811, et de ses trois enfants (deux fils et une fille) nés d’un précédent mariage. Tous étaient membres de la communauté de Nauvoo (Illinois) en 1850.

Louis Joseph Jacquin est le frère cadet de Julien Joseph Jacquin, horloger, mécanicien, inventeur, manufacturier qui est l’un des dirigeants des républicains de Troyes en 1848.
À Nauvoo, Louis Jacquin soutient Cabet  au cours  de l’année 1850. Dès 1851 avec sa femme, il conteste l’orientation prise par la colonie et la quitte.. À l’automne 1856, il est à Saint-Louis et avec 76 anciens membres de la communauté, il signe une pétition qui  dénonce les tendances « dominatrices [et] antidémocratiques » de Cabet.

Les enfants de sa femme, nés Raucourt, prennent le nom de Jacquin aux Etats Unis.

JONVAUX Aimé Antoine

 

Né le 1er avril 1813 à Laimont (Meuse), décédé le 15 juin 1876 à Springfield (Illinois), émouleur, marchand de couteaux.

Il est l’un des correspondants provinciaux de Cabet pour l’Aube sous la monarchie de Juillet. Il part pour les États-Unis le 12 novembre 1848 avec le deuxième Grand départ et arrive à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) le 22 décembre. Il est accompagné de son épouse Catherine et de leurs filles Hyacinthe Irma et Joséphine Laure . Membres de la communauté de Nauvoo (Illinois) en 1850.
Il soutient Cabet contre ses opposants tout au long de l’année 1850. Il demande la citoyenneté américaine le 30 juillet 1852. En juillet 1854, il travaille à la boucherie de la colonieEn 1855, Aimé Jonvaux se rallie aux opposants à Cabet, et il vote contre ce dernier le 12 mai 1856. Il est toujours membre de la communauté de Nauvoo en octobre.

Il épouse à Saint-Louis, Missouri, sa seconde femme  Eva Niesse le 12 janvier 1863.

Il rédige son testament en 1866, Eva Niesse aura l’usufruit de ses biens jusqu’à son décès et un tiers de sa fortune estimée à 6 000 dollars. Les deux autres tiers seront répartis entre ses petits-enfants issus de ses filles Irma et Laure.

Il décède à Springfield le 15 juin 1876. Sa fille Laure refuse la part d’héritage pour ses enfants et elle-même ;  Jules Cottet, veuf d’Irma,  reçoit 3 000 dollars.

Sa femme Eva décède le 13 décembre 1878.

Tous deux sont enterrés au cimetière de Springfield.

mercredi 3 juillet 2013

Utopistes et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013.

Mercredi 3 juillet 2013

Michel Cordillot

publie Utopistes et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013.
Michel Cordillot s’est attaché à retracer l’aventure de ces hommes et de ces femmes, utopistes, vaincus de juin 1848, républicains en fuite après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, communards en exil, qui prirent les armes lors de la guerre de Sécession pour en finir avec l’esclavage, puis fondèrent les sections françaises de l’Association internationale des travailleurs.
Michel Cordillot publie Utopiste et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013
New York, le dimanche .17 décembre 1871. En plein cœur de Manhattan, des milliers de badauds et de sympathisants se pressent pour voir arriver la procession funèbre organisée en mémoire de trois communards fusillés près de Versailles moins de trois semaines auparavant. En tête du défilé, qui avance précédé d’immenses drapeaux rouges, de nombreux Français sont massés derrière un imposant catafalque. Le succès de la manifestation est spectaculaire puisque l’on parle de 10 000 participants, les journalistes présents sont interloqués, l’opinion publique américaine choquée. Cette manifestation marqua l’apogée d’un mouvement né dès 1848, quand 69 disciples du célèbre auteur du Voyage en Icarie, Étienne Cabet, quittèrent. la France pour le Texas, bientôt suivis par des centaines d’autres communistes icariens désireux de fonder une communauté, idéale. Plus tard arrivèrent les démocrates socialistes chassés de France qui avaient décidé de se construire une nouvelle vie en Amérique, puis les fouriéristes emmenés par Victor Considerant.
Michel Cordillot, est professeur émérite à l’université Paris-VIII. Il a notamment publié Aux origines du socialisme moderne. La première Internationale, la Commune de Paris, l’exil et de nombreuses biographies dans le Maitron.
22€ ISBN 978-2-36358-072-6

Avant-propos 
 
Ce livre représente d’une certaine façon un aboutissement. Il constitue en effet l’ultime étape d’un ambitieux projet collectif visant à sauver de l’oubli l’histoire des exilés et émigrés politiques français partis s’installer aux États-Unis entre 1848 et la Première Guerre mondiale’. Lorsque ce projet vit le jour en 1987, on savait déjà que cette histoire avait en fait connu deux phases bien distinctes. Durant les années 1848-1880, auxquelles ce livre est consacré, le mouvement recruta essentiellement dans les rangs des exilés politiques. Au cours de la seconde phase, depuis 1885 jusqu’au début des années 1920, il s’appuya principalement sur les migrants économiques francophones, pour aboutir à la constitution d’une éphémère Fédération socialiste de langue française adhérente au Parti socialiste américain, qui disparut dans les soubresauts politiques causés par l’éclatement de la Première Guerre mondiale. J’étais toutefois loin de penser alors qu’il allait falloir pratiquement un quart de siècle pour que nos travaux touchent finalement à leur terme. La parution, en 2002, dans la série internationale du « Maitron » (le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, dont la parution, commencée en 1964, se poursuit encore à ce jour), d’un volume incluant mille biographies de militants franco-américains marqua une première étape essentielle’. Un petit livre, rédigé quelques années plus tard à la demande d’un éditeur québécois intrigué par cette histoire totalement inexplorée impliquant des francophones en terre d’Amérique, traita de l’histoire de la seconde phase du mouvement’. Après la publication du présent ouvrage, consacré aux exilés des années 1848-1880, il ne restera plus qu’à procéder à la mise en ligne sur le site maitron.org des quelque 4 500 notices biographiques concernant des militant(e)s repéré(e)s au cours de nos recherches - ce qui nécessitera sans doute encore plusieurs mois de travail -, pour que notre objectif initial soit enfin pleinement atteint. Il pourrait sembler surprenant que le livre traitant des origines et de la première phase de l’histoire du mouvement social francophone états-unien arrive seulement maintenant, alors que le dossier est sur le point de se clore définitivement. Ce sont en partie les circonstances qui en ont décidé ainsi. Mais tout bien considéré, il n’est pas inintéressant que les choses se soient faites dans cet Ordre. On peut en effet penser que l’impact sur la vie politique et sur l’histoire des États-Unis de l’action des exilés, dont il sera question plus loin, fut paradoxalement plus profond à terme, du fait de sa dimension symbolique considérable quand on replace leur action dans son contexte historique, que celui des luttes menées par leurs successeurs, pourtant plus nombreux et plus durablement organisés.