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dimanche 1 décembre 2024

Nécrologie de Jules Léon Cottet, fils d'Ambroise Cottet, décédé en 1913 aux Etats Unis

 

Rubrique nécrologique

Jules Léon COTTET 1835-1913

publiée dans l’Illinois State Journal

le 2 juin 1913

Les funérailles de feu Jules Leon COTTET, résident très connu et respecté de cette ville (Springfield), se sont déroulées à Los Angeles, le lundi 26 mai 1913 à 14h30. Une courte mais belle cérémonie, respectant le rituel funéraire ingersollien, a été conduite par la Société Libérale de cette ville. Le corps a été transporté de la chambre funéraire jusqu’au crématorium. La crémation s’est faite dans l’intimité.

M. COTTET est arrivé à Los Angeles le 27 avril, accompagné de son épouse et de sa fille Julie. Il avait une santé défaillante depuis quelque temps et le climat rigoureux et les changements soudains de température lui étaient très néfastes, il pensait améliorer son état en se rendant en Californie. Ils arrivèrent à Los Angeles le 30 avril. Le lundi suivant, M. COTTET était frappé d’apoplexie. Il fut très malade pendant près de trois semaines, déclinant progressivement jusqu’à sa disparition le 24 mai. .

M. COTTET était né à Troyes, France, en 1835. Son père Ambroise Napoléon COTTET, était un éminent professeur et un savant à cette époque. Son fils Jules fut très tôt connu comme le « vieux jeune homme », eu égard à sa maturité d’esprit et à son comportement largement dus au fait qu’il était le compagnon de tous les instants de son père et son associé scientifique.

M. COTTET a reçu sa prime éducation dans l’école où son père était professeur de mathématiques. Puis à Châlons sur Marne, dans une institution qui a encore une réputation mondiale, et qu’il intégra en 1847 à l’âge de douze ans (vraisemblablement l’Ecole mutuelle primaire préparant à l’Ecole Royale des Arts et Métiers).

Nombre d’incidents marquants étaient déjà intervenus dans sa courte jeunesse pour le rendre digne de porter son surnom de « vieux jeune homme ». Son grand-père, un vétéran de Napoléon Ier, voulait en faire un marin. Il s’essaya à la navigation maritime pendant une courte période, mais il ne trouva jamais son pied marin. Le travail qu’on lui demandait, il aurait pu l’accomplir à terre, mais le mal de mer mit un terme à sa carrière navale.

Pendant qu’il suivait ses études dans l’école de Châlons il fit connaissance pour la première fois avec le goût de la guerre. Le 18 septembre 1848, un soulèvement révolutionnaire survint à Francfort sur le Main, son objectif était d’obtenir une Assemblée nationale et une république allemandes.

M. COTTET et plusieurs de ses condisciples partirent pour l’Allemagne. En arrivant à Mayence, ils trouvèrent une ville complètement désorganisée, sans chef, ni dirigeant. Les garçons ne purent franchir à nouveau le Rhin, les Prussiens étaient entre eux et leur patrie. Ils craignirent d’être arrêtés en France, et ils partirent vers le sud du Rhin vers la Suisse. Là ils rencontrèrent les officiers recruteurs de GARIBALDI qui les enrôlèrent sous leur bannière.

A ce moment, le mouvement libéral à Rome était devenu trop puissant pour être contrôlé par le Pape. Le comte ROSSI, un farouche opposant du mouvement libéral, fut nommé chef du gouvernement. Le peuple de Rome en fut indigné. Le 15 novembre 1848, ROSSI était assassiné sur les marches de l’Assemblée. Les troupes républicaines de GARIBALDI marchèrent sur le Palais pontifical, un combat au corps à corps avec la Garde pontificale s’en suivit. M. COTTET et ses camarades y participèrent. Il en fut décoré ultérieurement par GARIBALDI pour avoir fait un prisonnier.

Le Pape prit la fuite le 23 novembre. Il demanda l’assistance des puissances catholiques. En avril 1849 la France républicaine envoya le général OUDINOT et 4 000 hommes contre Rome. GARIBALDI s’échappa pendant le siège. Les jeunes soldats français n’eurent guère le choix.

Rester dans la ville et être faits prisonniers par les soldats français, cela aurait été dur pour eux. Tenter de s’échapper et c’était presque une mort certaine. M. COTTET fut caché quelques jours par une famille accueillante, et finalement il s’échappa et fit son retour en France. Grâce aux efforts combinés de son père et de ses amis, il évita les conséquences néfastes de son escapade. Il réintégra son école, mais il fut pris une nouvelle fois dans les tourments de la guerre.

Le 2 décembre 1851, Napoléon III renversa la République française et se proclama empereur. Dans les combats sur les barricades le frère aîné de M. COTTET, Jules Pierre, fut tué. Tous les républicains furent arrêtés dans leur lit, et parmi eux, M. COTTET et son père. Sans procès d’aucune sorte ils furent numérotés et jetés en prison pour y attendre la mort. Chaque jour, des nombres étaient appelés, ceux qui portaient ces nombres étaient extraits et fusillés. La misère dans ces geôles était terrible. Ceux qui restèrent furent transportés en Algérie après un certain temps.

Près d’Alger, M. COTTET et son père, avec beaucoup d’autres, furent emprisonnés au Camp de Birkadem. Là encore souffrances et morts frappèrent. Une épidémie de choléra survint, les bien-portants devaient secourir les malades. Le fils, Jules, fut chargé de coudre les sacs dans lesquels les cadavres étaient mis avant d’être enterrés. Le choléra l’épargna, mais il eut la dysenterie qui faillit l’emporter. Sans les efforts amicaux d’un arabe influent qui l’hébergea dans sa tente et prit soin de lui, il aurait succombé.

Les quelques prisonniers encore vivants obtinrent la ville comme prison jusqu’à ce que de nouveaux troubles en France provoquèrent leur enfermement au fort Bab-Azoun, un fort construit juste au-dessus de la mer.

C’est de cet endroit, que M. COTTET fit ses adieux à son père, il plongea dans la mer avec plusieurs camarades assez audacieux pour tenter une évasion. Ils furent repêchés par un petit bateau qui les déposa en Espagne. Ils traversèrent l’Espagne et le Portugal à pied. Dans un petit port près de San Sebastian, il embarqua dans un petit bateau à voile arborant le drapeau « stars and stripes ». Quarante-quatre jours de traversée pour rejoindre le port de la Nouvelle-Orléans, 44 jours avec un mal de mer incessant pour le jeune fugitif. Il débarqua le 24 octobre 1854 à la Nouvelle-Orléans. Il n’y resta que quelques jours puis il se rendit à Saint Louis pour y trouver du travail.

Plus tard, il se prit d’intérêt pour la Société icarienne, fondée par Etienne CABET à Nauvoo, Illinois, il s’y rendit pour y devenir membre, occupa la fonction de secrétaire pendant un temps. Pendant son séjour dans la société il épousa Irma JONVAUX. Quand la société se scinda, il retourna avec sa femme à Saint Louis. Il vécut un moment dans une ferme à l’embouchure de la rivière Illinois.

Quand la guerre civile éclata il vint à Springfield et s’enrôla dans le régiment Vaughn. Il servit deux ans, ses activités étant localisées à l’ouest, au Tennessee, à l’Arkansas… Il fut nommé capitaine de la 44ème Unité régulière de l’infanterie de couleur. Sa connaissance approfondie des tactiques militaires et de la pratique du sabre le porta en avant comme un maître instructeur prenant autant de responsabilités qu’il pouvait en assumer. Nombre de soldats qu’il forma se souvenaient avec respect du « Yankee français », nom sous lequel il fut bientôt connu. Ses amis parlent de ses exploits audacieux pendant cette période de sa vie, et certains se souviennent de sa sévérité envers les soldats sans loi, de sa justice stricte, envers tous hommes de couleur ou blancs. Il était bien appréciés par les hommes éminents de cette époque, LINCOLN y compris.

Après la guerre il eut pendant de nombreuses années un atelier de serrurerie sur la Quatrième rue, à l’arrière du lycée. Il devint aussi membre de la brigade des pompiers, responsable technique de la vieille pompe à incendie Silsby de la caserne n°2. Il se consacrait à ce vieil équipement. Bien des années après qu’il eut quitté la brigade du feu, il continua à travailler en extra sur le moteur Silsby. Le dernier incendie pour lequel il fit fonctionner la pompe Silsby toute une nuit avec de bons résultats fut celui du parc de poutres Vredenburgh en janvier 1904. Dans sa profession, il était un adepte du paiement comptant et des affaires saines ; dans ses relations avec le conseil municipal il était viscéralement opposé aux abus de pouvoir.

M. COTTET a eu une santé chancelante pendant quelque temps, il espéra qu’un changement de climat pourrait lui être salutaire et il partit pour Los Angeles le 27 avril. Une semaine plus tard il était victime d’hémorragies cérébrales. Son état empira jusqu’à son décès, le samedi 24 mai.

Sa première femme mourût lorsqu’il vivait sur la Quatrième avenue, le laissant avec deux enfants Eugene et Leonie. Il épousa en secondes noces, Clara WOLPERT de Belleville. De cette union naquirent deux filles, Julie, maintenant à Los Angeles, et Felicie, devenue Mme Ernest B. SNIDER de notre ville (Springfield).

En 1884, il acquit une ferme fruitière à l’ouest de notre ville, il y vécut jusqu’en 1904, il revint au centre-ville, acheta une maison 810 Park avenue, où il vécut jusqu’à son récent départ pour Los Angeles.

M. COTTET laisse derrière lui sa femme, Mme veuve Jules Leon COTTET, sa fille, Julie, toutes deux à Los Angeles ; un fils Eugene de Bloomington ; une fille, Mme Ernest B. SNIDER de Springfield, et sept petits-enfants, Jules Eugene COTTET de Springfield, Viola, Julie, Laura, Lavery et Merritt COTTET de Bloomington et Virginia Louise SNIDER de Springfield.

(ingersollien d’après Robert Green INGERSOLL 1833-1899 colonel, avocat, libre-penseur, agnostique)

samedi 9 décembre 2023

Nécrologie de Jules Léon Cottet ( publiée dans l’Illinois State Journal le 2 juin 1913 )

 

     Jules Léon COTTET 1835-1913

 
 





Les funérailles de feu Jules Leon COTTET, résident très connu et respecté de cette ville (Springfield), se sont déroulées à Los Angeles, le lundi 26 mai 1913 à 14h30. Une courte mais belle cérémonie, respectant le rituel funéraire ingersollien, a été conduite par la Société Libérale de cette ville. Le corps a été transporté de la chambre funéraire jusqu’au crématorium. La crémation s’est faite dans l’intimité.

M. COTTET est arrivé à Los Angeles le 27 avril, accompagné de son épouse et de sa fille Julie. Il avait une santé défaillante depuis quelque temps et le climat rigoureux et les changements soudains de température lui étaient très néfastes, il pensait améliorer son état en se rendant en Californie. Ils arrivèrent à Los Angeles le 30 avril. Le lundi suivant, M. COTTET était frappé d’apoplexie. Il fut très malade pendant près de trois semaines, déclinant progressivement jusqu’à sa disparition le 24 mai. .

M. COTTET était né à Troyes, France, en 1835. Son père Ambroise Napoléon COTTET, était un éminent professeur et un savant à cette époque. Son fils Jules fut très tôt connu comme le « vieux jeune homme », eu égard à sa maturité d’esprit et à son comportement largement dus au fait qu’il était le compagnon de tous les instants de son père et son associé scientifique.

M. COTTET a reçu sa prime éducation dans l’école où son père était professeur de mathématiques. Puis à Châlons sur Marne, dans une institution qui a encore une réputation mondiale, et qu’il intégra en 1847 à l’âge de douze ans (vraisemblablement l’Ecole mutuelle primaire préparant à l’Ecole Royale des Arts et Métiers).

Nombre d’incidents marquants étaient déjà intervenus dans sa courte jeunesse pour le rendre digne de porter son surnom de « vieux jeune homme ». Son grand-père, un vétéran de Napoléon Ier, voulait en faire un marin. Il s’essaya à la navigation maritime pendant une courte période, mais il ne trouva jamais son pied marin. Le travail qu’on lui demandait, il aurait pu l’accomplir à terre, mais le mal de mer mit un terme à sa carrière navale.

Pendant qu’il suivait ses études dans l’école de Châlons il fit connaissance pour la première fois avec le goût de la guerre. Le 18 septembre 1848, un soulèvement révolutionnaire survint à Francfort sur le Main, son objectif était d’obtenir une Assemblée nationale et une république allemandes.

M. COTTET et plusieurs de ses condisciples partirent pour l’Allemagne. En arrivant à Mayence, ils trouvèrent une ville complètement désorganisée, sans chef, ni dirigeant. Les garçons ne purent franchir à nouveau le Rhin, les Prussiens étaient entre eux et leur patrie. Ils craignirent d’être arrêtés en France, et ils partirent vers le sud du Rhin vers la Suisse. Là ils rencontrèrent les officiers recruteurs de GARIBALDI qui les enrôlèrent sous leur bannière.

A ce moment, le mouvement libéral à Rome était devenu trop puissant pour être contrôlé par le Pape. Le comte ROSSI, un farouche opposant du mouvement libéral, fut nommé chef du gouvernement. Le peuple de Rome en fut indigné. Le 15 novembre 1848, ROSSI était assassiné sur les marches de l’Assemblée. Les troupes républicaines de GARIBALDI marchèrent sur le Palais pontifical, un combat au corps à corps avec la Garde pontificale s’en suivit. M. COTTET et ses camarades y participèrent. Il en fut décoré ultérieurement par GARIBALDI pour avoir fait un prisonnier.

Le Pape prit la fuite le 23 novembre. Il demanda l’assistance des puissances catholiques. En avril 1849 la France républicaine envoya le général OUDINOT et 4 000 hommes contre Rome. GARIBALDI s’échappa pendant le siège. Les jeunes soldats français n’eurent guère le choix.

Rester dans la ville et être faits prisonniers par les soldats français, cela aurait été dur pour eux. Tenter de s’échapper et c’était presque une mort certaine. M. COTTET fut caché quelques jours par une famille accueillante, et finalement il s’échappa et fit son retour en France. Grâce aux efforts combinés de son père et de ses amis, il évita les conséquences néfastes de son escapade. Il réintégra son école, mais il fut pris une nouvelle fois dans les tourments de la guerre.

Le 2 décembre 1851, Napoléon III renversa la République française et se proclama empereur. Dans les combats sur les barricades le frère aîné de M. COTTET, Jules Pierre, fut tué. Tous les républicains furent arrêtés dans leur lit, et parmi eux, M. COTTET et son père. Sans procès d’aucune sorte ils furent numérotés et jetés en prison pour y attendre la mort. Chaque jour, des nombres étaient appelés, ceux qui portaient ces nombres étaient extraits et fusillés. La misère dans ces geôles était terrible. Ceux qui restèrent furent transportés en Algérie après un certain temps.

Près d’Alger, M. COTTET et son père, avec beaucoup d’autres, furent emprisonnés au Camp de Birkadem. Là encore souffrances et morts frappèrent. Une épidémie de choléra survint, les bien-portants devaient secourir les malades. Le fils, Jules, fut chargé de coudre les sacs dans lesquels les cadavres étaient mis avant d’être enterrés. Le choléra l’épargna, mais il eut la dysenterie qui faillit l’emporter. Sans les efforts amicaux d’un arabe influent qui l’hébergea dans sa tente et prit soin de lui, il aurait succombé.

Les quelques prisonniers encore vivants obtinrent la ville comme prison jusqu’à ce que de nouveaux troubles en France provoquèrent leur enfermement au fort Bab-Azoun, un fort construit juste au-dessus de la mer.

C’est de cet endroit, que M. COTTET fit ses adieux à son père, il plongea dans la mer avec plusieurs camarades assez audacieux pour tenter une évasion. Ils furent repêchés par un petit bateau qui les déposa en Espagne. Ils traversèrent l’Espagne et le Portugal à pied. Dans un petit port près de San Sebastian, il embarqua dans un petit bateau à voile arborant le drapeau « stars and stripes ». Quarante-quatre jours de traversée pour rejoindre le port de la Nouvelle-Orléans, 44 jours avec un mal de mer incessant pour le jeune fugitif. Il débarqua le 24 octobre 1854 à la Nouvelle-Orléans. Il n’y resta que quelques jours puis il se rendit à Saint Louis pour y trouver du travail.

Plus tard, il se prit d’intérêt pour la Société icarienne, fondée par Etienne CABET à Nauvoo, Illinois, il s’y rendit pour y devenir membre, occupa la fonction de secrétaire pendant un temps. Pendant son séjour dans la société il épousa Irma JONVAUX. Quand la société se scinda, il retourna avec sa femme à Saint Louis. Il vécut un moment dans une ferme à l’embouchure de la rivière Illinois.

Quand la guerre civile éclata il vint à Springfield et s’enrôla dans le régiment Vaughn. Il servit deux ans, ses activités étant localisées à l’ouest, au Tennessee, à l’Arkansas… Il fut nommé capitaine de la 44ème Unité régulière de l’infanterie de couleur. Sa connaissance approfondie des tactiques militaires et de la pratique du sabre le porta en avant comme un maître instructeur prenant autant de responsabilités qu’il pouvait en assumer. Nombre de soldats qu’il forma se souvenaient avec respect du « Yankee français », nom sous lequel il fut bientôt connu. Ses amis parlent de ses exploits audacieux pendant cette période de sa vie, et certains se souviennent de sa sévérité envers les soldats sans loi, de sa justice stricte, envers tous hommes de couleur ou blancs. Il était bien appréciés par les hommes éminents de cette époque, LINCOLN y compris.

Après la guerre il eut pendant de nombreuses années un atelier de serrurerie sur la Quatrième rue, à l’arrière du lycée. Il devint aussi membre de la brigade des pompiers, responsable technique de la vieille pompe à incendie Silsby de la caserne n°2. Il se consacrait à ce vieil équipement. Bien des années après qu’il eut quitté la brigade du feu, il continua à travailler en extra sur le moteur Silsby. Le dernier incendie pour lequel il fit fonctionner la pompe Silsby toute une nuit avec de bons résultats fut celui du parc de poutres Vredenburgh en janvier 1904. Dans sa profession, il était un adepte du paiement comptant et des affaires saines ; dans ses relations avec le conseil municipal il était viscéralement opposé aux abus de pouvoir.

M. COTTET a eu une santé chancelante pendant quelque temps, il espéra qu’un changement de climat pourrait lui être salutaire et il partit pour Los Angeles le 27 avril. Une semaine plus tard il était victime d’hémorragies cérébrales. Son état empira jusqu’à son décès, le samedi 24 mai.

Sa première femme mourût lorsqu’il vivait sur la Quatrième avenue, le laissant avec deux enfants Eugene et Leonie. Il épousa en secondes noces, Clara WOLPERT de Belleville. De cette union naquirent deux filles, Julie, maintenant à Los Angeles, et Felicie, devenue Mme Ernest B. SNIDER de notre ville (Springfield).

En 1884, il acquit une ferme fruitière à l’ouest de notre ville, il y vécut jusqu’en 1904, il revint au centre-ville, acheta une maison 810 Park avenue, où il vécut jusqu’à son récent départ pour Los Angeles.

M. COTTET laisse derrière lui sa femme, Mme veuve Jules Leon COTTET, sa fille, Julie, toutes deux à Los Angeles ; un fils Eugene de Bloomington ; une fille, Mme Ernest B. SNIDER de Springfield, et sept petits-enfants, Jules Eugene COTTET de Springfield, Viola, Julie, Laura, Lavery et Merritt COTTET de Bloomington et Virginia Louise SNIDER de Springfield.

(ingersollien d’après Robert Green INGERSOLL 1833-1899 colonel, avocat, libre-penseur, agnostique)
 
 
Remarques : 
 
La plupart des évènements sont vrais.
 Toutefois, certains ont pu être arrangés voire inventés à partir de souvenirs  rapportés par le défunt ..
 .
Jules Léon Cottet est né à Troyes le 4 mai 1835.
Son frère aîné Jules Pierre est né le 20 novembre 1833 à Troyes et il est décédé âgé de quelques semaines le 9 décembre 1833, chez sa nourrice à Torvilliers.
 Il n'est pas mort sur les barricades après le coup d'état de Napoléon III. 
Un frère cadet  Pierre Marie Alfred Cottet est né le 24 septembre 1836 à Troyes, et est décédé aussi chez une nourrice le 8 octobre 1836.

 

mardi 12 janvier 2021

Sur les traces de Mary Humilis Palis et de sa mère aux Etats Unis


La piste de la famille Palis aux Etats-Unis m' a été suggérée par la lecture de la correspondance de Jules Léon Cottet  ave son père Napoléon-Ambroise Cottet, précieusement conservée par ses descendants américains et déposée aux Archives de la Médiathèque de Troyes.

 Elle comprend deux lettres écrites par la mère de Victoria après le décès en 1875  d'Irma Jonveaux, première femme de Jules Léon Cottet. Qu'ils en soient remerciés.
 

Victoria Mary  sister Humilis Palis
birth 30 JUN 1858 • Troyes, Aube, Champagne-Ardenne, France
death 20 OCT 1946 • Affton, St. Louis County, Missouri, United States of America
Facts
  • Age 0 — Birth
30 jun 1858 • Troyes, Aube, Champagne-Ardenne, France
                       16, rue de la Madeleine
  • Age 2 — Arrival
1860 • New Orleans, Louisiana, USA
  • Age 4 — Birth of her sister Eugenie Jennie Palis (1863–)
ca 1863 • Missouri
  • Age 12 — Residence
1870 • St Louis Ward 8, St Louis, Missouri, United States
  • Age 22 — Death of her father Paul Palis (1821–1880)
29 nov 1880 • Troyes, Aube, Champagne-Ardenne, France
  • Age 50 — Death of her mother Elisabeth Lizzie Palis (1833–1909)
22 may 1909 • Waukesha County, Wisconsin, USA
  • Age 60 — Naturalization
1 May 1919 • St Louis, Missouri, USA
View Source
Missouri, Federal Naturalization Record
  • Age 62 — Residence
1920 • St Louis Ward 7, St Louis (Independent City), Missouri, USA
Marital Status: Single; Relation to Head of House: Boarder
  • Age 72 — Residence
1930 • Carondelet, St Louis, Missouri, USA
Marital Status: Single; Relation to Head of House: Inmate
  • Age 88 — Death
20 oct 1946 • Affton, St. Louis County, Missouri, United States of America
  • Burial
Affton, St. Louis County, Missouri, United States of America
Parents
Paul Palis 1821-1880
Elisabeth Lizzie Palis 1833-1909

La piste de la famille Palis aux Etats-Unis m' a été suggérée par la lecture de la correspondance de Jules Léon Cottet précieusement conservée par ses descendants américains. Elle comprend deux lettres écrites par la mère de Victoria après le décès en 1875  d'Irma Jonveaux, femme de Jules Léon Cottet. Qu'ils en soient remerciés.




Paul palis  

  • Né le 27 août 1821 - , Ardeche, Rhône-Alpe, , ,
  • Décédé le 29 novembre 1880 - , Troyes, 10, Aube, France, à l'âge de 59 ans

 Union(s) et enfant(s)

(masquer)

 Événements

27 août 1821 : Naissance - , Ardeche, Rhône-Alpe, , ,
31 août 1848 : Mariage (avec Elisabeth Marie Anne Krings) - , Troyes, 10, Aube, France    
21 octobre 1851 : Mariage (avec Elisabeth Louise Lizzie Pallis Palis vaney) - , Troyes, 10, Aube, France
1872 : Recensement déclaration vie commune (avec Ernestine pillard) - Troyes, 10387, Aube, Champagne-Ardenne, France
1876 : Recensement 1876 vie commune (avec Ernestine pillard)
29 novembre 1880 : Décès - , Troyes, 10, Aube, France                        






dimanche 2 novembre 2014

Lettres à mon fils de Napoléon-Ambroise COTTET - disponible à la Western Illinois University








Lettres à mon fils, 1855-1876 : témoignage d'un intellectuel troyen, républicain et libre-penseur, observateur et acteur de la vie soiale et politique troyenne, française et internationale sous le Second Empire et les débuts de la Troisième République

Auteur : Napoléon-Ambroise Cottet; Daniel Chérouvrier
Éditeur : Troyes, [France] : D. Chérouvrier, 2013.
Édition/format :   Livre : Lettre : Français
Base de données :WorldCat
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Personne nommée : Napoleon-Ambrose Cottet; Jules Léon Cottet
Format : Livre
Tous les auteurs / collaborateurs : Napoléon-Ambroise Cottet; Daniel Chérouvrier
Numéro OCLC : 880731757
Notes : For over twenty years, from 1855-1876, Napoléon Ambrose Cottet, maintained a correspondence with his son Jules Léon, who had joined the Icarian community of Etienne Cabet in Nauvoo, Illinois. Forty of these letters were found in Springfield, Illinois, in a shoebox in the late 1980s by the great-great-grandson of Napoléon Ambrose, pastor and editor-historian, Lloyd Wayne Gundy. The letters, written by a working-class intellectual, a scholar engaged in politics, a socialist republican activist, and free-thinker, provide a description of the intellectual, political and social life in the Aube during the Second Empire and the beginnings of the Third Republic, and debates that have divided the Republican Left, as well as family life.
Description : 106 p. : photos ; 30 cm.
Contenu : Avant-propos --
Correspondance --
Acte de décès --
Discours de Stanislas Baltet, 1880 --
Discours d'Alexandre Floiras, 1881 --
Notice par Louis Morin, 1939 --
Biographie de Napoléon-Ambrose Cottet --
Notices de personnalités citées --
Bibliographie --
Portraits et photographies --
Lettres manuscrites --
Table des matières.
Responsabilité : Napoléon-Ambroise Cottet ; lettres transcrites, annotées et publiées par Daniel Chérouvrier.

mercredi 3 juillet 2013

Utopistes et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013.

Mercredi 3 juillet 2013

Michel Cordillot

publie Utopistes et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013.
Michel Cordillot s’est attaché à retracer l’aventure de ces hommes et de ces femmes, utopistes, vaincus de juin 1848, républicains en fuite après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte, communards en exil, qui prirent les armes lors de la guerre de Sécession pour en finir avec l’esclavage, puis fondèrent les sections françaises de l’Association internationale des travailleurs.
Michel Cordillot publie Utopiste et exilés du Nouveau Monde. Des Français aux États-Unis de 1848 à la Commune, Vendémiaire, 2013
New York, le dimanche .17 décembre 1871. En plein cœur de Manhattan, des milliers de badauds et de sympathisants se pressent pour voir arriver la procession funèbre organisée en mémoire de trois communards fusillés près de Versailles moins de trois semaines auparavant. En tête du défilé, qui avance précédé d’immenses drapeaux rouges, de nombreux Français sont massés derrière un imposant catafalque. Le succès de la manifestation est spectaculaire puisque l’on parle de 10 000 participants, les journalistes présents sont interloqués, l’opinion publique américaine choquée. Cette manifestation marqua l’apogée d’un mouvement né dès 1848, quand 69 disciples du célèbre auteur du Voyage en Icarie, Étienne Cabet, quittèrent. la France pour le Texas, bientôt suivis par des centaines d’autres communistes icariens désireux de fonder une communauté, idéale. Plus tard arrivèrent les démocrates socialistes chassés de France qui avaient décidé de se construire une nouvelle vie en Amérique, puis les fouriéristes emmenés par Victor Considerant.
Michel Cordillot, est professeur émérite à l’université Paris-VIII. Il a notamment publié Aux origines du socialisme moderne. La première Internationale, la Commune de Paris, l’exil et de nombreuses biographies dans le Maitron.
22€ ISBN 978-2-36358-072-6

Avant-propos 
 
Ce livre représente d’une certaine façon un aboutissement. Il constitue en effet l’ultime étape d’un ambitieux projet collectif visant à sauver de l’oubli l’histoire des exilés et émigrés politiques français partis s’installer aux États-Unis entre 1848 et la Première Guerre mondiale’. Lorsque ce projet vit le jour en 1987, on savait déjà que cette histoire avait en fait connu deux phases bien distinctes. Durant les années 1848-1880, auxquelles ce livre est consacré, le mouvement recruta essentiellement dans les rangs des exilés politiques. Au cours de la seconde phase, depuis 1885 jusqu’au début des années 1920, il s’appuya principalement sur les migrants économiques francophones, pour aboutir à la constitution d’une éphémère Fédération socialiste de langue française adhérente au Parti socialiste américain, qui disparut dans les soubresauts politiques causés par l’éclatement de la Première Guerre mondiale. J’étais toutefois loin de penser alors qu’il allait falloir pratiquement un quart de siècle pour que nos travaux touchent finalement à leur terme. La parution, en 2002, dans la série internationale du « Maitron » (le Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, dont la parution, commencée en 1964, se poursuit encore à ce jour), d’un volume incluant mille biographies de militants franco-américains marqua une première étape essentielle’. Un petit livre, rédigé quelques années plus tard à la demande d’un éditeur québécois intrigué par cette histoire totalement inexplorée impliquant des francophones en terre d’Amérique, traita de l’histoire de la seconde phase du mouvement’. Après la publication du présent ouvrage, consacré aux exilés des années 1848-1880, il ne restera plus qu’à procéder à la mise en ligne sur le site maitron.org des quelque 4 500 notices biographiques concernant des militant(e)s repéré(e)s au cours de nos recherches - ce qui nécessitera sans doute encore plusieurs mois de travail -, pour que notre objectif initial soit enfin pleinement atteint. Il pourrait sembler surprenant que le livre traitant des origines et de la première phase de l’histoire du mouvement social francophone états-unien arrive seulement maintenant, alors que le dossier est sur le point de se clore définitivement. Ce sont en partie les circonstances qui en ont décidé ainsi. Mais tout bien considéré, il n’est pas inintéressant que les choses se soient faites dans cet Ordre. On peut en effet penser que l’impact sur la vie politique et sur l’histoire des États-Unis de l’action des exilés, dont il sera question plus loin, fut paradoxalement plus profond à terme, du fait de sa dimension symbolique considérable quand on replace leur action dans son contexte historique, que celui des luttes menées par leurs successeurs, pourtant plus nombreux et plus durablement organisés.

lundi 13 mai 2013

Lettres à mon fils par Napoléon-Ambroise Cottet (1808-1880)

 
 
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Pendant plus de vingt-ans, de 1855 à 1876, Napoléon-Ambroise COTTET, a entretenu une correspondance avec son fils Jules Léon parti en août 1854 rejoindre la communauté icarienne d’Etienne CABET à Nauvoo dans l’Illinois aux Etats-Unis.

Les lettres du père à son fils ont été conservées par les descendants américains des Cottet. Une quarantaine de ces lettres ont été retrouvées à Springfield dans un carton à chaussures  à la fin des années 1980 par l’arrière-arrière-petit-fils de Napoléon-Ambroise, le pasteur puis éditeur-historien Lloyd Wayne GUNDY. Il  les a communiquées au professeur Robert P. Sutton, spécialiste américain de l’histoire du mouvement icarien.

Au cours d’un voyage en France en 1995, Lloyd W GUNDY et sa femme Wilma, ont déposé ce « trésor de lettres » à la Bibliothèque municipale de Troyes.

Ces lettres, écrites par un intellectuel d’origine ouvrière, un savant, engagé dans la vie politique, un militant républicain socialiste, un libre-penseur « transporté » deux fois en Algérie par le régime bonapartiste,  offrent une description de la vie intellectuelle, politique et sociale dans l’Aube pendant le Second Empire et les débuts de la Troisième République ainsi que des débats qui ont divisé la gauche républicaine.

Napoléon COTTET donne son point de vue sur la grande histoire, il évoque les conflits en Europe, la guerre du Mexique, la guerre de sécession aux Etats-Unis, l’élection de LINCOLN.   Il exprime sa perception de la politique française, l’arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte,  les combats des républicains sous le Second Empire, la Commune de Paris. Il  décrit  les transformations de la ville de Troyes sous  l’impulsion du maire Désiré ARGENCE,  les actions des premiers socialistes troyens autour de Claude-Joseph HABERT et Stanislas BALTET.

Cette correspondance privée éclaire la vie familiale mouvementée d’un militant ouvrier avec sensibilité et parfois humour.

Ces lettres méritent de sortir de l’oubli pour compléter les études historiques sur cette période qui a installé  la République en France. Elles témoignent du courage et de la ténacité de ces militants, qui ont préservé tout au long de leur vie des raisons d’espérer en un avenir meilleur, plus juste et plus éclairé.

Wilma GUNDY a publié plusieurs nouvelles évoquant les recherches généalogiques de son mari et la découverte des lettres chez une petite-cousine, elle en a fait un chapitre de son livre « Ma vie sans régisseur » publié en février 2013 aux Etats-Unis.

Pamela PATRICK  a communiqué des photos de Jules Léon à Springfield et en famille avec sa seconde femme Clara WOLPERT.

Jusqu’à présent l’autre partie de la correspondance,  les lettres adressées par le fils à son père n’ont pas été retrouvées…

mardi 24 avril 2012

Jules Léon Cottet et sa famille en Californie - avril 1913



Dernière photo de famille du fils de Napoléon Ambroise Cottet, Jules Léon Cottet, prise le 26 avril 1913 moins d'un mois avant son décès en Californie. Il tient sur ses genoux sa petite-fille Virginie qui se fera connaître comme artiste érivain, dessinatrice Virginia Snider  Eifert.


Last family reunion photo that includes Jules Leon Cottet. From L to R: Clara Wolpert Cottet, Felice Cottet Snider, Jules Leon Cottet, toddler Virginia on grandfather's lap, Julie Cottet, Ernest Snider.

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mercredi 26 janvier 2011

Jules Léon Cottet, fils de Ambroise Napoléon Cottet



Jules Léon Cottet est né le 4 mai 1835 à Troyes et décède aux Etats Unis le 21 mai 1913.
Libre penseur comme son père, il sera ingénieur mécanicien et républicain convaincu.
A douze ans, il part à Châlons sur Marne se former à la mécanique dans une école renommée ( vraisemblablement une préparation pour les Arts et Métiers) .
Après le coup d'état du 2 décembre 1851, il est condamné avec son père à la "transportation" en Algérie tandis que sa soeur et son beau-frère sont "transportés" en Corse.
Il est détenu au camp de Birkadem ( à suivre).
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