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dimanche 22 octobre 2023

Jules Théophile Boucher 1847-1924 sociétaire de la Comédie française


 Jules Théophile Boucher est  né le 15 septembre 1847 à Troyes, de père inconnu, sa mère Geneviève Boucher Geneviève Victorine Boucher demeurait rue Jaillard. Elle le reconnait officiellement à Paris le 25 mars 1872.

Entré à la Comédie-Française en 1866 ; sociétaire en 1888 ; retraité en 1901.

Il entre à la Comédie-Française à sa sortie du Conservatoire (classe de Regnier), en 1866, et y restera 35 ans. Il est admis au sociétariat au bout de 22 ans de carrière.
« Second amoureux », il joue les Eraste, Damis et Horace de Molière, double Delaunay, dont la popularité le laisse dans l'ombre et ne lui permet pas de paraître au premier plan. À la retraite de « l'éternel jeune premier », il hérite néanmoins de quelques rôles modernes intéressants. Il joue avec succès le joli rôle de Masham dans le Verre d'eau de Scribe et reste un excellent Hippolyte (Phèdre). Son élégance naturelle le place dans la lignée des Fleury et des Molé.
En 1893, il organise avec l'administrateur Jules Claretie deux tournées de la Comédie-Française en province, chargées de représenter l'une Molière et l'autre Corneille. Il se retire en 1901, après une soirée d'adieux réussie. (site de la Comédie Française).

 

Il décède à Paris en 1924

photo Nadar Jules Boucher dans "Le roi s'amuse".

vendredi 17 juillet 2015

La Cloche de Ferragus 1868 - des nouvelles de Jean-François Gadan 1796-1870



La Cloche de Ferragus,  journal hebdomadaire humoristique de Louis Ulbach, publié en 1868-1869, donne des informations intéressantes sur la vie à Troyes dans les années 1850-1860.
Ainsi dans son second numéro, du samedi , 22 août 1868, Louis Ulbach évoque le journal "Le Propagateur de l'Aube" dont il fut le rédacteur en chef. Il décrit le retour de l'un de ses collaborateurs (sic) avec son  humour et sa suffisance habituelle.
 D'aucuns reconnaitront, le personnage en question, il s'agit de l'érudit, bibliophile, journaliste, teneur de livre... républicain qui fut condamné à la transportation en Algérie après le coup d'état du 2 décembre 1851. Ce Jean-François Gadan, ami de Napoléon-Ambroise Cottet, du préfet Denis-Dominique Farjasse, d'Amédée Aufauvre refua la grâce accordée  par l'Empereur quelques années plus tard et resta longtemps en Algérie.
Ses biographes, suivant Emile Socard, auteur en 1880 de la Biographie des personnages les plus remarquables du département de l'Aube, intitulée "Les hommes célèbres du département de l'Aube", publiée chez Léopold Lacroix, libraire à Troyes,  le déclarèrent décédé à Alger dans les années 1870.
Louis Ulbach signale le retour en France de cet homme, très diminué "n'ayant plus de jambes, plus d'yeux et plus d'oreilles" quelques années avant 1868.

Une longue recherche dans les archives parisiennes a permis de retrouver son acte de décès enregistré le 1er mai 1870 à la mairie de Clermont dans l'Oise.
Jean-François Gadan, fils de feu Jean Gadan et de Marie Nicole Buot, né à Troyes en 1796, veuf de Baptiste Emmanuelle Blasson, demeurant à Paris-Batignolles est décédé, âgé de 74 ans,  le 30 avril 1870 à la maison de santé de Clermont (Oise).

lundi 3 novembre 2014

Claude Alexandre GUERIN chansonnier, Troyes 1824- Paris 1888



Alexandre GUERIN, né à Troyes le 21 février 1824, dans une famille d'ouvriers bonnetiers, poète, chansonnier, journaliste, décédé à Paris 4ème le 26 août 1888.
Il exerce le métier de caissier de commerce à Paris et se produit dans les goguettes de Ménilmontant : "Aux amis de la vigne" et "La Ménagerie".Admirateur d'Hégésippe MOREAU, il publie plusieurs recueils de poèmes et de chansons. Républicain dès 1848, avec une religiosité issue d'une vision du Christ humanitaire.
Il dédie en 1853, l'un de ses poèmes "Huit jours a la campagne" à l'industriel-inventeur, leader de l'opposition républicaine à Troyes, Julien Joseph JACQUIN.
En 1856, il est caissier dans la maison PEYSSON et Veuve JACQUIN, fabricants de dragées à Paris et écrit une chanson "La bonbonnerie" dans laquelle il décrit  ses patrons et ses collègues
Il collabore  à plusieurs journaux littéraires et humoristiques.
Louis Morin publie sa biographie en 1916 dans les Mémoires de la Société Académique de l'Aube.
Plus récemment, il est cité dans un ouvrage

Les Bohèmes, 1840-1870: Ecrivains - Journalistes - Artistes

de Jean-Didier WAGNEUR et Françoise CESTOR et dans une étude sur les lecteurs de George Sand.

mardi 10 décembre 2013

Eugène Buret 1810-1842, journaliste, économiste,

 


Eugène Buret, né le 6 octobre 1810 à Troyes, fils de Edmé Buret (fabriquant de toile puis marchand de vin, rue de la Clef de Bois) et de Renée Françoise Roy,mort le 23 août 1842 à Saint-Leu-Taverny (Seine-et-Oise)

Journaliste au Courrier français, de 1836 à 1842, il remporte en 1840 le concours de l’Académie des Sciences morales et politiques sur le sujet  : « En quoi consiste la misère, par quels signes elle se manifeste en divers pays ; quelles sont ses causes. »
Son ouvrage, publié en 1840, De la Misère des classes laborieuses en Angleterre et en France, propose « une étude méthodique du problème, en vue de sa complète solution » et une intervention de l’État « en faveur du travail »..
Phtisique, il meurt très jeune au retour d’un voyage en Algérie. Ses résultats et une critique du colonialisme sont publiés en 1842 dans Question d’Afrique. De la double conquête de l’Algérie par la guerre et la colonisation.
Disciple de Sismondi, il critique l’économie libérale et fournit des arguments aux militants ouvriers et aux théoriciens socialistes de la monarchie de Juillet, et du socialisme scientifique, Marx et Engels.

 
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