lundi 4 novembre 2019

Quelques traces de la famille Jaucourt

http://jaucourt.canalblog.com/archives/2011/01/18/20155383.html


Premier post de ce blog 19 janvier 2005

http://jaucourt.canalblog.com

Rencontre dans les salles cirées des archives...

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Dans les années 1970-1980, je cherchais des anecdotes historiques pour garnir une partie des colonnes d’un journal militant « Combat socialiste ». Le corps du journal était consacré à des prises de position sur des problèmes locaux, il n’en manquait pas, et à une expression sur la situation politique nationale. La section locale du Parti Socialiste diffusait ce petit journal régulièrement dans les boîtes à lettre du canton. Une fois par mois, quel que soit le temps, il était distribué le matin de bonne heure aux voyageurs qui prenaient le train à la gare SNCF de Gretz.
Pour rédiger ces petits articles historiques, je fréquentais
Les Archives départementales et nationales, des bibliothèques historiques de la région parisienne, le Centre Beaubourg qui venait d’être inauguré et allait devenir le centre Pompidou ainsi que les mairies du canton de Tournan où je déchiffrais les registres municipaux et les compte-rendus des conseils.
Ces visites me permettaient de faire revivre quelques épisodes oubliés de l’histoire locale qui s’inscrivaient dans les grands mouvements nationaux de notre passé. Et les quelques lecteurs qui ne roulaient pas en boule notre tract - pour le jeter au mieux dans une poubelle, au pire sur le quai - pouvaient découvrir des ressemblances avec des situations contemporaines.
Des notables locaux oubliés réapparaissaient ainsi au souvenir de nos lecteurs :Omer Talon, père de Zoé Talon, favorite royale sous la Restauration, décédé à Gretz ; le prince de Conti traqué dans la forêt d’Armainvilliers, le peintre David arrêté sur le territoire de Favières après la chûte de Robespierre et de Saint-Just. Les importantes manifestations xénophobes sur Chaumes en Brie qui ont accompagné la construction par des ouvriers italiens des lignes de chemin de fer, le récit d’un voyage inopiné en ballon au-dessus des forêts de Seine-et-Marne après la rupture du cable retenant un ballon captif et son atterrissage dans un champ de Gastins, les débats qui ont précédé l’électrification, la distribution de l’eau potable, le financement des réseaux de téléphone et d’assainissement…
Parmi ces figures locales, apparut François-Arnail de Jaucourt, fils d’une illustre famille. Ses rares biographies le présentaient comme un homme politique peu connu ayant été un éphémère Ministre de la Marine et des Affaires étrangères sous la Restauration.
Né en 1757, à Tournan ou à Paris et décédé à Presles en Brie, il reliait Louis XV à Napoléon III.
Il avait bénéficié d’un grande longévité et fait preuve d’assez de finesse et d’opportunisme pour survivre dans des époques troublées.
Son nom était associé à Presles et à Tournan.
Presles gardait le souvenir d’un château habité par la famille Jaucourt qui avait donné un Maire et laissé un monument funéraire dans le cimetière.
Tournan où sa famille possédait le château de Combreux l’avait connu comme Commandant de la Garde-nationale.
 
François-Arnail de Jaucourt ne fit pas l’objet d’une chronique dans le journal militant.
Sa vie romanesque nécessitait plus d’espace et de temps.
Surtout pour corriger l’aspect particulièrement terne et médiocre qui avait été décrit par ses rares biographes. Ceux-ci n’avaient pas succombé au charme indéniable qui ressort du tableau peint par David et des quelques portraits publiés dans un ouvrage regroupant sa correspondance avec le Prince de Talleyrand pendant le Congrès de Vienne.
Charme auquel ses amies Germaine Necker et Madame de Châtre n’étaient pas indifférentes.
 
Après une interruption d’un quart de siècle, je m’apprête à reprendre mes notes et mon enquête sur Arnail-François de Jaucourt en utilisant les possibilités des blogs.

dimanche 13 octobre 2019

Fernand Jaffiol, maire de Pont Sainte Marie 1935-1940

JAFFIOL Fernand

René Lemarquis




Né en 1893, mort en déportation à Ebensee ; militant socialiste SFIO de l’Aube. Militant socialiste de l’Aube, Fernand Jaffiol fut candidat aux élections législatives de mai 1932 dans la 1re circonscription de Troyes où il obtint 766 voix, contre 6 250 à Plard pour qui il se désista. En 1933, il publia quelques articles dans Le Rappel, dans la chronique de Pont-Sainte-Marie où il s’était entendu avec le « plardiste » R. Granger au conseil municipal. En février 1934, il représenta le Parti socialiste au meeting du 12 et il appela alors à l’unité organique des Partis ouvriers. Le 4 avril il signa, pour les socialistes, le pacte d’unité d’action avec le PC et les « Amis du Rappel ». En janvier 1935, Jaffiol dirigeait la délégation SFIO lors des discussions avec les deux autres organisations sur les élections municipales. Candidat lui-même à Pont-Sainte-Marie, il fut élu maire le 17 mai 1935 après les élections de mai et il appela avec d’autres maires antifascistes du département à la formation des « Volontaires de la liberté » le 19 octobre.
Élu à la commission exécutive fédérale en 1936, il fut candidat de son parti aux élections cantonales du 7 octobre 1937 où il obtint 128 voix à Lusigny.
En juin 1945, la presse auboise annonça le décès de Jaffiol à Ebensee (Autriche) à l’hôpital du camp de concentration. Il avait été déporté après son arrestation par la Gestapo à Nîmes, sa ville natale, où il organisait la Résistance.
SOURCES : Le Petit Troyen, 1932-1939. — Le Rappel, 1932-1938. — Le Réveil de l’Aube, 28 juin 1945. — Lettre du maire de Pont-Sainte-Marie, 7 janvier 1987.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89052, notice JAFFIOL Fernand par René Lemarquis, version mise en ligne le 1er septembre 2010, dernière modification le 1er septembre 2010.

samedi 14 septembre 2019

Voeux pour l'année 1909 à la section troyenne des Jeunesses plébiscitaires de France








« Les membres délégués par les Charentes à la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France adressent à leurs amis de Troyes et à leur vaillant Président Bailly leurs bons souhaits pour l’année 1909.
De cœur avec nos amis, nous espérons le triomphe  prochains de nos chères idées et au retour du Prince Victor Napoléon.

Signé Roger Javaud
Président  de la section plébiscitaire de Rochefort-sur-Mer (sous groupe de Bordeaux) ».

Roger Javaud
Fils d'un libraire, Joseph Auguste Emile Roger Javaud est né le 27 septembre 1879 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est d'abord employé de commerce avant de rejoindre, en 1906, son frère cadet André (1884-1923) qui est photographe à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Les deux hommes travaillent ensemble dans l'atelier de la rue Thiers et signent leurs portraits "Javaud Frères". Le 27 août 1918, "La Tablette des deux Charentes" mentionne le vol d'un projecteur au Familla-cinéma dont le directeur était M. Javaud. Il s'agit sans doute de l'un des frères. Roger Javaud est décédé à Rochefort le 1er mars 1959.
(Source : Archives municipales de Rochefort-sur-Mer)

Pour en savoir plus sur les « chères idées », on peut parcourir : « Le programme de la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France » » discours de Joseph Maybon, publié en 1911 et accessible sur le site Gallica de la BNF...



jeudi 15 août 2019

L'abbé Lysarde de Radonvilliers, commendataire de l'abbaye Saint-Loup de Troyes


L’ABBE DE RADONVILLIERS
6 novembre 1710 : Baptême à Decize de Claude François, fils de noble Denis Louis Lysarde de Radonvilliers, Major au Régiment de Sebbeville-Infanterie, et de dame Gabrielle Simonin.
1716 : Claude de Radonvilliers quitte Decize ; il fait ses études à Paris, au Collège Louis-le-Grand et au noviciat des Jésuites (quartier du Marais).
Il est professeur dans les collèges des Jésuites à Rouen, Rennes, Orléans puis Bourges.
1740 : Retour au Collège Louis-le-Grand où l’abbé de Radonvilliers enseigne le latin. Il rédige une pièce de théâtre, Les Talens Inutiles.
1744 : Début du séjour à Bourges. L’abbé de Radonvilliers quitte l’ordre des Jésuites. Il est remarqué par l’archevêque, Mgr de La Rochefoucauld, qui le nomme vicaire général. Il est également chancelier de l’Université de Bourges.
1745-1748 : Mgr de La Rochefoucauld est ambassadeur de France à Rome. L’abbé de Radonvilliers l’accompagne et lui sert de secrétaire.
1758 : Mgr de Coëtlosquet, évêque de Limoges, est nommé précepteur du jeune duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XV. L’abbé de Radonvilliers enseigne le latin et les langues au prince et à ses trois frères, Berry, Provence et Artois.
1763 : L’abbé de Radonvilliers est élu à l’Académie Française.
1768 : Première édition de La Manière d’apprendre les langues.
Avril 1770 : L’abbé de Radonvilliers reçoit le titre d’Aumônier Ordinaire du Roi.
Mars 1779 : Radonvilliers prononce un discours de réponse au nouvel académicien Jean-François Ducis, qui vient d’obtenir le siège laissé vacant à la mort de Voltaire.
L’abbé de Radonvilliers siège au Conseil du Roi en tant que représentant du clergé. Il a reçu plusieurs bénéfices d’abbayes (Neauphle, Saint-Loup de Troyes, Saint-Orens d’Auch…)
18 avril 1789 : Claude François Lizarde de Radonvilliers meurt à son domicile de la rue Louis-le-Grand. Il est inhumé dans l’église Saint-Roch.
 
(extrait des Célébrités diécizoises).


L'abbé C F Lisarde de Radonvilliers a été de 1757 à 1788, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Loup à Troyes. 
Mais jusqu'à présent, aucune information ne permet d'établir un lien entre cette famille et le village aubois de Radonvilliers dans le canton de Brienne le château. 

Dans les œuvres choisies du cardinal de Maury, tome III page 530 on trouve une anecdote sur cet abbé : "Sur le point de renouveler un bail pour la ferme générale de son abbaye de Saint-Loup de Troyes, il demanda au fermier sortant, un M. de la Porte à combien pouvait se monter l'augmentation qu'il avait de faire subir au bail. Le fermier estima à 3 ou 4000 francs cette augmentation, se déclarant prêt à l'accepter pour son compte. M. de Radonvilliers déclara : "Je ne puis accepter de passer cette augmentation de revenu, vous avez une famille nombreuse et je suis bien aise ainsi de vous aider à l'élever".

vendredi 9 août 2019

A la mémoire de Emile Coué 1857-1926






Emouvante lettre de remerciement adressée par la femme d'Emile Coué à Madame Maria  Grispigni Béry après le décès de son mari.
(collection particulière)

mercredi 7 août 2019

Revue de presse, février 1887 élection législative dans l'Aube

  Le 1er février 1887 le journal politique quotidien "La Lanterne" s'intéresse à une élection partielle dans l'Aube pour désigner le successeur du marquis de Roys. Il publie la composition du comité de soutien départemental présidé par M. Pinel, maire de Bar sur Seine, assisté de deux secrétaires Gaston Arbouin, directeur politique du "Petit Troyen" et Edmond Grandemange, conseiller municipal de Troyes. Les trésoriers étant MM. Chéreau et Conry.
Le 26 février 1887, le quotidien national "La Justice" dirigé par Georges Clémenceau salue la victoire de M. Charonnat et publie une déclaration du vainqueur de l'élection accompagnée d'un commentaire de son comité de soutien.

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 Jean Baptiste Jules Charonnat, né à Maizières la Grande Paroisse en 1834, décédé à Paris en 1911.
Maire de Trainel, notaire, il fut député de l'Aube de 1887 à 1889 puis de 1893 à  1910.
Il siégea et vota avec le groupe de la gauche radicale.
 

jeudi 25 juillet 2019

Volte-Jazz, CD du quartet "Coeurs et Lames"

Oldies but goldies, un CD de jazz enregistré en 1997 par un quartet local de Troyes "Coeurs et Lames" avec notamment Jean Lefevre et Alain Fourtier : "Volte-Jazz".
 Les membres de l'UPOPAUBE et d'autres groupes locaux reconnaitront l’accordéoniste talentueux.
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