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dimanche 18 juillet 2021

Georges Marius Renaudot, coopérateur, libre-penseur


 

RENAUDOT Georges Marius

Né le 28 décembre 1890 à Aix-en-Othe (Aube), mort le 3 octobre 1964 à Aix ; employé dans le textile ; coopérateur ; libre penseur.

Fils de bonnetière et bonnetier, Georges Renaudot fut employé de bonneterie, contremaître de fabrication et enfin représentant. Mutuelliste dès 1904, il fut secrétaire puis président de la société mutualiste « L’Union des travailleurs d’Aix-en-Othe ». Il était coopérateur à « La Ménagère » d’Aix (dont son père, Emile Arsène, avait été l’un des fondateurs vers 1895) lorsque celle-ci fusionna en 1919 avec l’UDC de l’Aube.

 Secrétaire du comité de section, il participa à l’action menée dans la région en vue de la fusion avec les coopérateurs de Champagne en 1931. Élu administrateur des coopérateurs de Champagne en 1939, il fut réélu à ce poste jusqu’à sa mort en 1964.

Président de la Ligue des droits de l'homme d'Aix-en-Othe 1932

Pendant l’Occupation, il adopta une attitude d’hostilité à Vichy, ce qui lui valut d’être proposé comme maire par le comité local de Libération, en septembre 1944. Il fut  élu maire et  le resta jusqu’en 1964.et construisit le collège en 1957.

 Membre de la loge « L’Aurore sociale » de Troyes (Grand Orient), chevalier Rose-Croix, il milita à la Libre pensée.

 

vendredi 25 décembre 2020

Alfred Joseph PINEL, ancien maire de Bar-sur-Seine

 
 

PINEL Alfred Joseph

Docteur en droit, avoué à Bar sur Seine, successeur de Me Ducoudré, juge de paix, maire de Bar-sur-Seine, conseiller d’arrondissement, juge de paix (Chaumont, Epernay), président de tribunal 1ère instance (Pointe-à-Pitre, Mascara)

Né le 8 aout 1842 à Avranches, décédé le 23 décembre 1923 à Gyé-sur-Seine

Membre de la loge « L’Union fraternelle » initié en 1885

Candidat radical à de multiples élections

Auteur de plusieurs ouvrages : »De la séparation des églises et de l’Etat » 1885, »Essai de solidarité sociale » 1911, »ABC philosophique » 1919

Enterrement civil à Gyé-sur-Seine en 1923 avec discours du président de la loge troyenne du Grand Orient « L’Aurore sociale »

 
 

 

dimanche 31 mai 2020

Election de Louis-Théodore Bechuat maire de Radonvilliers le 20 janvier 1790






L'an 1790 le jeudy 20 du mois de janvier  heure de neuf du matin, l'assemblée générale des électeurs actifs de la communauté de Radonvilliers ayant été convoquée en l'église paroissiale du dit lieu pour la formation et composition de la nouvelle municipalité en application de l'instruction de l'assemblée nationale du 14 du mois de décembre dernier...

Par 83 voix sur 87, l'avocat Louis Théodore Bechuat a été proclamé Maire après quoi les billets ont été brulés.
Louis-Théodore Bechuat, baptisé le 12 6 janvier 1754 à Dienville, fils de Pierre Bechuat et Marguerite Lottin,, décédé le 20 mars 1844 à Vitry le François.

dimanche 13 octobre 2019

Fernand Jaffiol, maire de Pont Sainte Marie 1935-1940

JAFFIOL Fernand

René Lemarquis




Né en 1893, mort en déportation à Ebensee ; militant socialiste SFIO de l’Aube. Militant socialiste de l’Aube, Fernand Jaffiol fut candidat aux élections législatives de mai 1932 dans la 1re circonscription de Troyes où il obtint 766 voix, contre 6 250 à Plard pour qui il se désista. En 1933, il publia quelques articles dans Le Rappel, dans la chronique de Pont-Sainte-Marie où il s’était entendu avec le « plardiste » R. Granger au conseil municipal. En février 1934, il représenta le Parti socialiste au meeting du 12 et il appela alors à l’unité organique des Partis ouvriers. Le 4 avril il signa, pour les socialistes, le pacte d’unité d’action avec le PC et les « Amis du Rappel ». En janvier 1935, Jaffiol dirigeait la délégation SFIO lors des discussions avec les deux autres organisations sur les élections municipales. Candidat lui-même à Pont-Sainte-Marie, il fut élu maire le 17 mai 1935 après les élections de mai et il appela avec d’autres maires antifascistes du département à la formation des « Volontaires de la liberté » le 19 octobre.
Élu à la commission exécutive fédérale en 1936, il fut candidat de son parti aux élections cantonales du 7 octobre 1937 où il obtint 128 voix à Lusigny.
En juin 1945, la presse auboise annonça le décès de Jaffiol à Ebensee (Autriche) à l’hôpital du camp de concentration. Il avait été déporté après son arrestation par la Gestapo à Nîmes, sa ville natale, où il organisait la Résistance.
SOURCES : Le Petit Troyen, 1932-1939. — Le Rappel, 1932-1938. — Le Réveil de l’Aube, 28 juin 1945. — Lettre du maire de Pont-Sainte-Marie, 7 janvier 1987.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89052, notice JAFFIOL Fernand par René Lemarquis, version mise en ligne le 1er septembre 2010, dernière modification le 1er septembre 2010.

samedi 20 janvier 2018

Inauguration du buste de Robert Galley le 18 janvier 2018




Troyes, place de la Libération, buste de Robert Galley 1921-2012, compagnon de la Libération, ancien maire de Troyes, député, sénateur, plusieurs fois ministre.
Œuvre du sculpteur aubois Didier Rousseau-Navarre appréciée par ses proches et membres de sa famille qui retrouvent une expression malicieuse et privée de cet homme d'apparence généralement plus austère dans ses apparitions publiques..

jeudi 23 mars 2017

Les grands travaux de Troyes en 1860 Désiré Argence





Désiré Argence 1814-1889.
Ancien élève du lycée de Troyes. Député de l'Aube, maire de Troyes, conseiller général.
Franc-maçon, vénérable maître de la loge "L'Union fraternelle" de Troyes.
Après avoir fréquenté les milieux libéraux voire républicains de l'Aube sous la Restauration, il se rallie à l'Empire de Napoléon III.
Il est à l'origine de grands travaux d'aménagement dans Troyes. Ces travaux seront salués par ses anciens amis restés républicains Millard, Habert, Cottet ... qui lui reconnaissent ces réussites en dépit de sa "trahison" politique.

"Ce sont les jardins de ceux qui ne peuvent en posséder; ils leur offrent le plaisir de la promenade, dans un lieu toujours accessible, où l'ouvrier vient se reposer au milieu des fleurs et d'une riante verdure, des fatigues de son travail."

samedi 10 décembre 2016

Louis Mony 1849-1928 maire, conseiller général, sénateur radical-socialiste


Louis Mony, "croqué"  ci-dessus par ses adversaires politiques.

MONY (Louis), né le 19 mars 1849 à Saint-Parres-les-Vaudes (Aube), mort le 29 mai 1928 à Troyes (Aube).
Sénateur de l'Aube de 1920 à 1926.
D’origine modeste, fils d’un postillon de Saint-Parres les Vaudes.
Etabli architecte à Troyes, Louis Mony débuta de bonne heure dans la vie publique en entrant en 1881 au conseil municipal du chef-lieu de l'Aube ; réélu en 1884, il devint premier-adjoint en 1885 et maire de 1886 à 1890, puis de 1896 à 1900 et de 1904 à 1908. Il était entré entre-temps, en 1895, au Conseil général de l'Aube où il devait siéger trente ans et qu'il allait présider pendant près de dix ans, de 1914 à 1925.
Elu pour la première fois sénateur le 11 janvier 1920 par 466 voix sur 663 suffrages exprimés, réélu le 9 janvier 1924, au premier tour, par 567 voix sur 662 votants, il appartint au groupe de la gauche démocratique radicale et radicale-socialiste et fit partie des commissions des douanes et de l'hygiène, au nom desquelles il est intervenu plusieurs fois en séance.
L'état de sa santé ne lui permettant plus de remplir son mandat avec l'assiduité qu'il souhaitait, il donna sa démission le 12 novembre 1926. Il devait mourir dix-huit mois plus tard, le 29 mai 1928, à Troyes, à l'âge de 80 ans. Vice-président de la commission des hospices, président de la caisse d'épargne en 1886, puis président d'honneur en 1896, les multiples services qu'il rendit lui avaient valu la croix de la Légion d'honneur.
Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)
 



mardi 15 avril 2014

L'atelier de menuiserie de Stanislas BALTET - rue de la Corne de Cerf




Stanislas BALTET 1832-1918, cousin des pépiniéristes Charles et Etienne BALTET a été successivement ouvrier menuisier puis patron menuisier, il habitait 77 rue du Bois ( devenue rue Thiers puis Charles de Gaulle) et avait son atelier de menuiserie rue de la Corne de Cerf. Il cédera son atelier après son élection à la Chambre des députés aux menuisiers Carchon et Hervy.
On peut voir encore actuellement les restes d'une enseigne peinte sur le mur par l'un des successeurs de Stanislas BALTET.
Curieusement, l'atelier du républicain, libre-penseur, partisan des enterrements civils dans les années 1870, est devenu   l'atelier de menuiserie d'une école privée catholique, l'école Saint-Joseph dans les années 1920.
Devenu le réfectoire de l'école Saint-Bernard.
L'une de ses filles, Marthe BALTET sera recensée en 1931 au 77, rue Thiers.

samedi 11 janvier 2014

Stanislas Baltet, 1832-1918, le mal aimé

  
Une des rares biographies consacrées au premier maire de gauche élu à Troyes en 1881, Stanislas Baltet, cousin des pépiniéristes Charles et Ernest qui décrit avec nuance son comportement au cours de son second mandat de député.
  • Titre : Dictionnaire de biographie française, tome 5 (notices de BALTAZAR à BERGERET)
  • Auteurs : M. Prévost, et Roman d'Amat
  • Langue : Français
  • Éditeur : Letouzey et Ané
  • Lieu : Paris
  • Publication : 1951
  • Pages : 764







dimanche 20 janvier 2013

Stanislas Baltet, un icarien maire et député de Troyes

 



Stanislas Baltet
1832-1918
Cousin de Charles Baltet, Stanislas Baltet, républicain, libre-penseur, franc-maçon, fut membre de la communauté icarienne de Troyes.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Chambre des députés, né à Troyes (Aube), le 25 novembre 1832, s'occupa de politique en même temps que d'industrie, devint directeur de l'Avenir républicain de Troyes, et fut élu conseiller général de l'Aube, puis député aux élections du 21 août 1881 dans la 2e circonscription de Troyes. Il obtint 5,894 voix sur 11,750 votants et 15,409 inscrits; son concurrent, M. Louis Saussier, frère du général, candidat centre gauche, en eut 4,591. Il siégea à l'Union républicaine, s'abstint lors du vote sur le suffrage universel applicable au Sénat, se prononça pour la séparation de l'Eg!ise et de l'Etat, pour la suppression de l'ambassade auprès du pape, pour l'expédition du Tonkin. Inscrit sur la liste républicaine opportuniste de l'Aube aux élections du 4 octobre 1885, il ne fut élu qu'au scrutin de ballottage, le 4e et dernier de la liste, par 39,468 voix sur 66,086 votants et 78,207 inscrits. M. Baltet a voté dans la dernière session : le 11 février 1889 pour le rétablissement du scrutin uninominal, le 14 février pour l'ajournement indéfini du projet de révision des lois constitutionnelles (chute du ministère Floquet); le 14 mars pour la demande en autorisation de poursuites contre trois députés membres de la Ligue des Patriotes; le 2 avril pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse; le 4 avril pour la demande en autorisation de poursuites contre le général Boulanger.

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 25 novembre 1832 à Troyes (Aube), mort à Saint - André - les - Vergers- (Aube) le 12 juin 1918.

Député de l'Aube de 1881 à 1889 (Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. 1 p. 147).

Il ne se représenta pas aux élections générales de 1889, reprit ses activités professionnelles, puis se retira à Saint-André-les-Vergers. (Aube) où il mourut, à 86 ans.
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samedi 6 octobre 2012

Immeuble "Mony" 174, rue du Gl de Gaulle

 
 


Immeuble 174, rue du Général de Gaulle, construit par l'architecte Louis Mony au tout début du 20ème siècle. La rue du Gl de Gaulle s'appelant rue Thiers et sur son dernier tronçon près de la gare avenue Doublet, l'immeuble avait pour adresse 2, avenue Doublet.

Le recensement de population de 1906 liste les habitants de cet immeuble :
Ernest Galland, cabaretier et sa femme,
Gaston Roty, un jeune pharmacien né à Piney,
l'architecte Gaston Viardot 43 ans et son fils Gilbert 17 ans, futeur illustrateur et et dessinateur humoristique,
Louis Mony, architecte de 57 ans et l'une de ses filles Lucie Madeleine, âgée de 26 ans.