Entré à
la Comédie-Française en 1866 ; sociétaire en 1888 ; retraité en 1901.
Il entre à la Comédie-Française à sa sortie du Conservatoire (classe de
Regnier) en 1866, et y restera 35 ans. Il est admis au sociétariat au
bout de 22 ans de carrière.
« Second amoureux », il joue les Eraste, Damis et Horace de Molière,
double Delaunay, dont la popularité le laisse dans l'ombre et ne lui
permet pas de paraître au premier plan. A la retraite de « l'éternel
jeune premier », il hérite néanmoins de quelques rôles modernes
intéressants. Il joue avec succès le joli rôle de Masham dans "Le Verre
d'eau" de Scribe, et reste un excellent Hippolyte ("Phèdre"). Son
élégance naturelle le place dans la lignée des Fleury et des Molé. En
1893, il organise avec l'administrateur Jules Claretie deux tournées de
la Comédie-Française en province, chargées de représenter l'une Molière
et l'autre Corneille. Il se retire en 1901, après une soirée d'adieux
réussie.
Jules Théophile Boucher est né le 15 septembre 1847 à Troyes, de père inconnu, sa mère Geneviève Boucher Geneviève Victorine Boucher demeurait rue Jaillard. Elle le reconnait officiellement à Paris le 25 mars 1872.
Entré à la Comédie-Française en 1866 ; sociétaire en 1888 ; retraité en 1901.
Il entre à la Comédie-Française à sa sortie du Conservatoire (classe de Regnier), en 1866, et y restera 35 ans. Il est admis au sociétariat au bout de 22 ans de carrière.
« Second amoureux », il joue les Eraste, Damis et Horace de Molière, double Delaunay,
dont la popularité le laisse dans l'ombre et ne lui permet pas de
paraître au premier plan. À la retraite de « l'éternel jeune premier »,
il hérite néanmoins de quelques rôles modernes intéressants. Il joue
avec succès le joli rôle de Masham dans le Verre d'eau de Scribe et reste un excellent Hippolyte (Phèdre). Son élégance naturelle le place dans la lignée des Fleury et des Molé.
En 1893, il organise avec l'administrateur Jules Claretie deux tournées
de la Comédie-Française en province, chargées de représenter l'une
Molière et l'autre Corneille. Il se retire en 1901, après une soirée
d'adieux réussie. (site de la Comédie Française).
Quand un virtuose de la Nouvelle Orléans était acclamé par le public bordelais
Dans le cadre de notre déambulation à Bordeaux à l’époque du clown Chocolat
ce samedi 21 septembre voici la rencontre avec un artiste des Antilles
apprécié en son époque à Bordeaux.
De nombreuses autres
surprises vous attendent au cours de cette déambulation.
En 1886, un critique anonyme du magazine l’Artiste de Bordeaux écrivait “qu’il
n’y a pas un seul habitant à Bordeaux qui ne connaisse Edmond Dédé et
ne l’ait écouté et applaudi. Plusieurs générations ont fredonné ses
refrains les plus gais » ! Mais qui était Dédé ?
De la Nouvelle-Orléans à Paris en passant par Bordeaux
Fils de créoles libres originaires de Saint-Domingue, Edmond Dédé naît
à la Nouvelle-Orléans le 20 novembre 1827. Son père qui dirige la
société de fanfare locale est son premier professeur de clarinette mais
bientôt il se distingue au violon dont il joue avec brio. Un de ses
maîtres est Constantin Debergue, violoniste noir, directeur de la
Société Philharmonique fondée par des créoles libres avant la Guerre de
Sécession. Il bénéficie des conseils de l’Italien Ludovico Gabici qui
dirige alors l’orchestre du Théâtre Saint-Charles. Eugène Prévost,
un Français, grand prix de Rome en 1821 qui dirige les orchestres du
Théâtre d’Orléans et de l’Opéra Français de la Nouvelle-Orléans lui
donne des cours de contrepoint et d’harmonie. Il est aidé également par
Charles Richard Lambert, musicien noir né à New York, chef d’orchestre
de la Société Philharmonique. Cette institutions phare est le premier
orchestre de la Nouvelle-Orléans comptant une centaine d’instrumentistes
dont des musiciens blancs. La mélodie de Dédé, Mon pauvre cœur,
parue en 1852 est la plus ancienne partition existante d’un compositeur
créole de la Nouvelle-Orléans. Pour arrondir ses fins de mois, Dédé
fabrique des cigares, activité courante pour la plupart des musiciens
noirs Louisianais de l’époque.
En 1857, il a réuni la somme nécessaire à un voyage en Europe où il
arrive à Paris, muni de recommandations auprès des professeurs du
Conservatoire de Paris dont Charles Gounod, dont il devient un proche.
Edmond Dédé au Grand Théâtre et Alcazar de Bordeaux.
Le Grand Théâtre à Bordeaux
C’est au début des années 1860 qu’il s’installe à Bordeaux où il
dirige d’abord l’orchestre du Grand Théâtre. A cette époque, les
relations entre Bordeaux et la Nouvelle-Orléans sont très actives et
plusieurs créoles de Louisiane, musiciens et écrivains s’installent à
Paris comme à Bordeaux durant cette décennies pour échapper à la guerre
civile américaine et à la montée du racisme envers les hommes libres de
couleur. Il épouse une bordelaise Sylvie Leflat dont il a un fil, Eugène
qui poursuivra aussi une carrière musicale.
Après quelques voyages à Alger, Paris et Marseille, il passe le plus
clair de son temps à Bordeaux où il dirige ensuite l’orchestre du
Théâtre de l’Alcazar et des Folies bordelaises sur la rive droite. A
cette époque où la musique légère du café-concert est en vogue auprès
du grand public, il compose quelques 150 danses, 95 chansons *, des
ballets et des opérettes, production variée qui tranche avec les œuvres
des compositeurs noirs de la Nouvelle-Orléans qui écrivent
essentiellement des airs de danse pour piano et des chansons.
L’adieu aux Etats-Unis
Théâtre de l’Alcazar
Edmond Dédé retournera une seule fois aux Etats-Unis en 1893. Lors de
la traversée, le bateau subit de sérieuses avaries et il perd son
violon de Crémone. Accueilli à la Nouvelle-Orléans, il donne de nombreux
récitals avec le pianiste W.J Nickerson, professeur de Jerry Roll
(créole connu pour être le père du jazz). Il écrit deux nouvelles
chansons dont « Patriotisme » , son adieu à la
Nouvelle-Orléans qu’il ne reconnait plus en raison de la dégradation des
relations entre les communautés et de la montée des problèmes dus à la
ségrégation raciale. Il accepte de devenir membre honoraire de la
Société des Jeunes Amis, association sociale essentiellement composée de
créoles de couleur libres. Fatigué de subir le préjudice de race, il
revient à Paris où il entre à la Société des Auteurs Dramatiques et
Compositeurs en 1894, avant de s’éteindre dans la capitale en 1901.
* Cora la bordelaise. Extrait du CD American Classics : Edmond Dédé (1827-1901) Hot Springs Festival. Dir. Richard Rosenberg
Edmond Dédé 1827-1901
« Je suis venue au monde à l’hôtel de Papa
Sis à Bordeaux Gironde,
près le Grand Opéra.
Enfin je suis gasconne
Et j’ai l’esprit malin
D’ailleurs bonne personne,
Car j’ai fait mon chemin…... »
Anne Marbot, d’après Lester Sullivan, archiviste de la Xavier University of Louisianaici
"Dédiée à la fillette de mon meilleur ami, Mademoiselle Louisa Lamotte"
Edmond Dédé est né en 1827 à la Nouvelle Orléans, il est venu en France au début des années 1860 . Il épouse Anne Catherine Antoinette Sylvi Leflet à Bordeaux le 18 juin 1864. Ils ont deux enfants Eugène né en 1867 et Marie Charlotte en 1872. Chef d'orchestre, professeur, il décède en janvier 1901 à Paris.
Son ami André Lamotte est le père de Louisa Lamotte, née en 1848 à la Nouvelle Orléans, venue en France en 1850. Elle a épousé en 1871 à Paris François Hippolyte Rouilliot, originaire de Brienne la Vieille dans l'Aube. Ils ont vécu quelques mois à Troyes , ont eu une fille en 1872 et se sont séparés au début de l'année 1873...
Les Archives de Paris viennent de publier un article sur l'écrasement de la Commune de Paris, illustré par l'annonce des cours gratuits donnés pendant cette période par Louisa Lamotte.
Fils d’un
ingénieur toulousain, il fit ses études à l’hôpital de la Grave à Toulouse de
1814 à 1822, et à la faculté de médecine de Toulouse. Tiré au sort pour
effectuer ses obligations militaires classe 1821, il réussit à se faire
admettre comme chirurgien sous-aide major à l’hôpital militaire d’instruction
de Strasbourg en 1822. Il poursuit sa carrière de chirurgien militaire en
Espagne puis en France, il réussit à être affecté dans des hôpitaux militaires
parisiens Picpus, Val de Grâce, et peut fréquenter la faculté de médecine de
Paris où il obtint son titre de docteur en 1829.
Louis Fourcade est un chirurgien médecin militaire français.
Nommé chirurgien sous-aide-major au Bataillon des ouvriers d’administration de
Troyes en 1830, il participe activement à la vie locale, noue des relations
avec l’ensemble du corps médical, et cherche perpétuellement à acquérir de nouvelles
compétences.
Membre actif de la Société anatomique de Paris il participe à ses travaux. Pour
acquérir de nouvelles compétences dans le domaine de la chirurgie militaire à
l’instar des membres de la famille Larrey il sollicite en vain plusieurs mutations
pour la Pologne, l’Italie, et l’Afrique. Il est confronté en 1832 à l’épidémie
de choléra virulente sur Troyes et épaule ses confrères civils. A ce titre il
est proposé pour la Légion d’Honneur qui ne lui sera pas décernée. Disciple du
Docteur Amusat, il pratique plusieurs amputations de seins cancéreux avec la
technique de torsion des artères.
En 1834, il sollicite et obtient un congé sans solde pour se rendre en Egypte
auprès de ses condisciples saint-simoniens. La Société Académique de l’Aube, le
nomme membre correspondant le 20 juin 1834.
En Egypte, il se rapproche du Docteur Clot-Bey, est nommé médecin major à
l’école de la Toura puis à l’hôpital d’Eskebie puis médecin chef de l’hôpital
des troupes de terre d’Alexandrie.
Il décède de la peste, quelques heures après avoir assisté à l’autopsie d’une
femme, en dépit des soins de ses confrères le 20 février 1835.
Sa mémoire est évoquée dans plusieurs ouvrages : « Mémoire d’une fille du
peuple ou la Saint-simonienne en Egypte » de Suzanne Volquin et des Rapports et
traités sur la peste orientale.
Ses amis et professeurs, les docteurs Amusat, Larrey père et fils lanceront une
souscription en 1835 pour assister financièrement sa mère dont il était le seul
soutien.
Sources
biographiques
- Dossier de
carrière des officiers de santé Service Historique de la Défense 3Yg13446
- Fonds Enfantin – correspondances diverses saint-simoniens Bibliothèque de
l’Arsenal
- Rapport à l’Académie Royale de médecine sur la peste et las quarantaines vol
1de René-Clovis PRUS 1846
Bibliographie
- Thèse 1829
Faculté de médecine de Paris « Etude clinique, anatomique et expérimentale de
l’épanchement de sang dans l’abdomen » Paris 1829
- Contributions à diverses revues médicales
Alfred Bardet, juge de Paix à Brienne le Château a publié une brochure en 1904 sur cette ville. Elle était illustrée par son fils âgé de 18 ans Louis Bardet 1886_1926 qu se fit connaître ultérieurement sous le pseudonyme de "Maxime Brienne", journaliste,écrivain, chansonnier, dirigeant de l'Action française.
Il épousa le 10 juin 1919 Anne Marie Jehanne GIBELIN.
Ses deux témoins de mariage étaient ses amis Léon Daudet et Charles Maurras
Brienne, Maxime (1886-1926) pseudonyme forme internationale
Pays :
France
Langue(s) :
français
Sexe :
Masculin
Responsabilité(s) exercée(s) sur les documents :
Auteur
Naissance :
1886
Mort :
1926-05-04
Journaliste et chansonnier. - Membre de l'Action française. - Pseudonyme de Louis
Bardet.
Source(s) :
N. U. nu, c'est tout nu [Musique imprimée] / paroles de Maxime Brienne ; musique de
Eugène Manescau, 1911
. - Gustave Téry et son oeuvre, apologie / Maxime Brienne, 1919
Dictionnaire de la politique française. I-II / publié sous la direction de Henry Coston,
1970
BN Cat. gén.
Louisa Lamotte, fait l'objet d'une annotation "américaine, née en 1848,devenue française par son mariage" avec le marchand chemisier François Hippolyte Rouilliot demeurant 73 rue Urbain IV.
Elle y est citée avec son mari, un jeune fils dont elle n'est pas la mère, et des employés de son mari
Cette annotation a éveillé la curiosité et a été suivie par des recherches dans les archives e l'Aube, de la Seine...pour savoir qui étaient ces personnes.
François Rouilliot, mari et père, né à Brienne le Vieille apparient à la famille de plusieurs garde-port et maires de ce village, jeune veuf de son précédent mariage avec la fille d'un médecin , Marie Louise Verlet, décédée quelques semaines après la naissance de leur fils Gaston Marie Armand Rouilliot, né le 27 mars 1869 à Troyes.
La nouvelle épouse du chemisier, née à la Nouvelle Orléans, n'était donc pas la mère de Gaston.
L'acte de mariage de François Rouilliot avec l'américaine Louisa Lamotte prononcé à Paris XVII le 14 novembre 1871 permet de retrouver les parents de cette jeune femme...
Le couple Rouilliot-Lamotte donnera naissance à une fille, Marguerite Angèle Rouilliot née à Troyes le 31 octobre 1872 selon son acte de naissance,...
C'est le début d'une longue recherche sur une créole née en Louisiane qui a eu une carrière mouvementée d'enseignante en France.
Elle a fait l'objet de quelques études incomplètes menées aux Etats-Unis... qui doivent être complétées par l'exploration des archives publiques françaises...