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samedi 22 janvier 2022

Albert Emile Hosdez, musicien, Romilly sur Seine Auditorium de la Béchère



 

Albert Émile HOSDEZ *

  • Professeur de musique
  • Né le 29 avril 1893 - Armentières, 59, Nord, FRANCE
  • Décédé le 21 juin 1937 - Romilly-sur-Seine, 10100, Aube, Champagne-Ardenne, FRANCE, à l'âge de 44 ans

 

 Quelques articles de presse permettent de rappeler la carrière de ce musicien.

L'auditorium, inauguré en 1938, à Romilly  a fait l'obje ten 2017 d'une rénovation.

 

Le Petit Troyen, 19 février 1937

 

Promotion Violette

Parmi les nouveaux promus, nous relevons avec plaisir le nom de M. Albert Hosdez, nommé officier de l’Instruction publique.

 

M. Albert Hosdez est employé principal aux Ateliers de Romilly. C’est un musicien de talent dont la réputation est bien connue.

De 1905 à 1913, il fut membre de la Société Philharmonique d’Armentières. Puis, il obtint le Premier Prix de Clarinette au Conservatoire de Lille en juin 1913.

Brancardier au 27ème régiment d’artillerie où il s’était engagé, il reçu la Croix de Guerre en 1916.

Puis, à sa démobilisation, il entra en 1919, à l’Harmonie des Chemins de Fer de Romilly où il devint successivement soliste, membre du Comité, sous-chef, puis en avril 1926, Directeur. Sous sa direction, la belle société Romillonne devint une des phalanges musicales les plus réputées de la région.

Signalons que M. Hosdez exerce en outre depuis 1919, et avec le même talent, leqs fonctions de Directeur du Cercle Philharmonique de Romilly. Il est également le dévoué Secrétaire de la Fédération Musicale de l’Aube et de la Haute-Marne.

Officier d’Académie en février 1929, M. Abert Hosdez reçoit la rosette en récompense de ses brillants services en faveur de l’art musical.

 

La Tribune de l’Aube, 21 juin 1937

 

Mort  de M. Albert HOSDEZ

Une pénible nouvelle nous est parvenue hier.

Après quarante neuf jours de maladie, M. Albert Hosdez, directeur de l’Harmonie des Chemins de fer de l’Etat et du Cercle Philharmonique, avait, durant la nuit de dimanche à lundi, rendu le dernier soupir…

Aimé de tous, Albert Hosdez mérite la gratitude de tous. Pas une œuvre, pas une organisation ne se passait de ses services qu’il accordait avec la plus grande cordialité, le plus entier dévouement.

Il se vouait avec un cœur admirable aux enfants. Les œuvres scolaires et post-scolaires lui doivent beaucoup. A l’Ecole maternelle de Lion, que dirige Mme Hosdez, il apportait un concours absolu ; ses initiatives ne tendaient qu’à un seul but : le bien-être des petits.

Il avait le goût du beau et un véritable culte de la musique. Aussi bien à l’Harmonie de l’Est qu’au Cercle Philharmonique, il dirigeait ses amis musiciens avec un sens inné, une étonnante sûreté de jugement…

 

Nous joignons notre douleur à celle de sa veuve et de ses enfants Michel et Claude qu’il aimait tant, de son frère et de toute sa famille.

Georges Latour

 

Fédération des Sociétés musicales de l’Aube et de la Haute-Marne

Inauguration de l’auditorium Albert-Hosdez à Romilly sur Seine

 

A la suite d’une réunion tenue à Romilly-sur-Seine entre les membres du Comité Musical et ceux de la Municipalité, il a été décidé de l’inauguration de l’auditorium Albert-Hosdez aurait lieu le dimanche 12 juin 1938.

Rappelons qu’Albert Hosdez fut pendant plusieurs années secrétaire de la Fédération Musicale Aube-Haute-Marne et le distingué directeur de l’Harmonie des Chemins de fer de Romilly…

 


L'Ardennais, le 28 mai 2017

 

Les nostalgiques et tous les amoureux du patrimoine sont ravis  ! Lors de la brocante organisée le jeudi de l’Ascension, les habitants ont pu, en effet, constater que les travaux de rénovation de l’auditorium de la Béchère, un mobilier centenaire réalisé par l’architecte Maurice Riglet et baptisé Albert Hosdez, allaient bon train.

 

dimanche 10 février 2019

Romilly Espace vivant de la Bonneterie







  2, rue Robert Galley à Romilly sur Seine

Espace vivant de la Bonneterie

Une association de bénévoles a sauvé de nombreuses machines et préserve la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait vivre l'industrie de la bonneterie dans cette partie de l'Aube.



vendredi 4 novembre 2016

Napias-Piquet 1813-1871 biographie actualisée - Maitron 2016

NAPIAS, Claude-Dominique, dit Napias-Piquet ou Napias aîné

Né le 22 octobre 1813 à Romilly-sur-Seine (Aube), mort le 23 mai 1871 à Paris. Notaire, puis propriétaire foncier dans la Marne et dans l’Aube. Conseiller municipal de Saint-Just et conseiller d’arrondissement pour l’arrondissement d’Épernay (Marne) sous la Seconde République. Principal animateur de la colonie socialiste de Saint-Just en 1850. Négociant à Paris sous le Second Empire. Arrêté après le 2 décembre et condamné à l’exil. Engagé dans la Commune de Paris.
Claude-Dominique Napias était clerc de notaire au milieu des années 1830 ; en 1838, il s’établit comme notaire à Sézanne (Marne). Marié en 1839 avec Albertine Robertine Piquet, la fille d’un propriétaire, il se fit désormais appeler Napias-Piquet. ; En 1845, il revendit son étude ; il s’installa peu après à Saint-Just (Marne) où vivait son frère cadet Louis-Marie* avec lequel il fit de nombreuses acquisitions foncières, au prix d’un endettement élevé. Il se présentait à la fin de la monarchie de Juillet comme cultivateur ou comme propriétaire.
Sans activité politique connue avant 1848, il s’engagea nettement en faveur d’une République démocratique et sociale après la révolution février 1848, en insistant sur l’ancienneté de ses convictions républicaines ; il se qualifia lui-même de « travailleur agricole » pour montrer sa proximité avec le monde du travail. En juillet 1848, il se fit élire comme conseiller municipal à Saint-Just, mais démissionna peu après en signe de protestation contre la présence à la tête de la commune d’hommes connus pour leur hostilité à la République. En août 1848, il fut désigné par les électeurs du canton d’Anglure au conseil de l’arrondissement d’Épernay.
Cependant, ses relations et son activité politique le portaient davantage du côté de de l’Aube : il publia quelques articles dans La Voix du peuple, publiée à Troyes. Il participa dans la même ville en avril 1849 à un banquet républicain organisé autour du représentant Pierre Joigneaux* ; il y prononça un toast attaquant les conservateurs et disculpant les « démocrates socialistes » d’être des utopistes et des ennemis de l’ordre.
Fin 1849, il publia une brochure, Transition pacifique et sûre vers un nouveau monde, dans laquelle il présentait un projet d’association, seule solution, affirmait-il aux problèmes sociaux. Il ne se revendiquait d’aucun théoricien socialiste, mais disait avoir « pris un peu partout ». Il s’agissait surtout, précisait-il, « de faire dans notre commune ce qui est praticable ».
En avril 1850, une association fut effectivement fondée : « la colonie agricole et industrielle de Saint-Just ». Elle comprenait les deux frères Napias, des habitants de Saint-Just et des communes voisines, ainsi que quelques personnes d’origine plus lointaine, dont Hippolyte Madaule* et Auguste Guyard*. Rapidement, plusieurs de ses membres en partirent et l’association disparut de fait dès l’automne 1850, en raison des conflits internes et aussi des poursuites lancées par les créanciers des frères Napias. A cette époque, Claude-Dominique Napias s’était rapproché de la religion fusionnienne, dont Auguste Guyard était l’un des apôtres.
Au cours de l’année 1851, il rejoignit Paris avec sa famille, tout comme son frère Louis-Marie avec lequel il tenait un magasin de literie. Ses retours dans l’Aube et la Marne suscitaient la surveillance de la gendarmerie ; les autorités considéraient les deux frères comme de dangereux propagandistes socialistes. Aussi furent-ils tous les deux arrêtés après le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Claude-Dominique fut interné au fort d’Ivry ; les autorités pensèrent un moment l’envoyer au bagne de Cayenne, mais la commission militaire de Paris le condamna finalement à la proscription. Il s’installa au printemps 1852 à Londres avec sa femme et leurs trois enfants. En janvier 1853, une grâce impériale lui permit de revenir à Paris. Ses voyages du côté de Romilly-sur-Seine et de Saint-Just continuèrent à provoquer l’inquiétude des autorités en 1853. Puis, il disparut des rapports de police et de gendarmerie. Il se consacra à différentes affaires (exploitation de tourbières, spéculation sur des terrains, exploitation de forêts) avec peu de succès, plusieurs faillites et quelques contentieux judiciaires.
Il réapparut sur la scène politique au moment du siège de Paris, en 1870-1871. Il participa aux activités du Comité central des vingt arrondissements, réclamant l’autonomie communale, des mesures en faveur du peuple et la lutte résolue contre les troupes prussiennes. Il fit d’ailleurs partie des fondateurs de la « Ligue républicaine de la défense nationale à outrance ». Il fut l’un des signataires d’un texte placardé début janvier 1871, qui exigeait le « réquisitionnement général, [le] rationnement gratuit, [l’]attaque en masse », et se terminait par « Place au peuple ! place à la Commune ! ». Napias et d’autres signataires furent traduits devant un conseil de guerre pour « excitation à la guerre civile », mais ils furent finalement acquittés.
Claude-Dominique Napias participa à la Commune. Candidat lors des élections du 26 mars, il n’obtint que très peu de voix. Il fut ensuite nommé membre de la commission municipale provisoire du 1er arrondissement de Paris. Puis, il fut chargé par la commission exécutive d’organiser l’administration municipale du 16e arrondissement et géra de fait les affaires de ce quartier de Paris.
Quand les troupes versaillaises entrèrent dans la capitale, Napias se replia dans les arrondissements du centre. Il fut accusé par ses adversaires d’avoir ordonné l’incendie de plusieurs édifices, et notamment de la bibliothèque du Louvre. Arrêté le 23 mai, il fut sommairement exécuté.
ŒUVRE : Transition pacifique et sûre vers un nouveau monde. Statuts d’une colonie agricole, industrielle et commerciale à fonder à Saint-Just, Troyes, Association d’ouvriers typographes, Lépine et Cie, 1849 [1850 ?], 84 p.
SOURCES : Archives nationales, BB/22/144, dossier de grâce des frères Napias – Archives départementales de la Marne, 30 M 18 – Archives départementales de l’Aube, 1 M 598, 4 M 716. – La Voix du peuple, n°2, 18 mars 1848 et n°3, 22 mars 1848 – Progrès de l’Aube, 6 mai 1849 – Poursuivis à la suite du coup d’État de décembre 1851. Bases de données réalisée par Jean-Claude Farcy, avec la collaboration de Rosine Fry, fiche Napias Claude Dominique – Dictionnaire biographique du fouriérisme, notice Napias, Claude-Dominique.
Daniel Chérouvrier, Bernard Desmars

mardi 4 mai 2010

20 ans école de Musique Saint Julien les Villas




Maison du Patrimoine, vendredi 30 mai, l'école de Musique de Saint Julien fêtait son 20ème anniversaire avec la participation du Conservatoire de Troyes et des écoles de Romilly et Nogent sur Seine.
Salle comble pour un programme fourni, varié et de qualité sous les directions de Patrice Kahne, Patrick Santa et Jean-Charles Ferreira.
The Music school of Saint-Julien les Villas celebrated its 20th birthday last Friday in the very beautiful hall of the "maison du Patrimoine". Musician friends from Troyes, Romilly and Nogent sur Seine had came to join Saint Julien for this event.
Posted by Picasa