Affichage des articles dont le libellé est bonneterie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bonneterie. Afficher tous les articles

dimanche 10 février 2019

L'ambition internationale de l'inventeur troyen Julien Joseph Jacquin en 1836


   Le 13 août 1836, Julien Joseph JACQUIN, horloger demande un passeport à l'étranger  au département de l'Aube pour se rendre à Londres pour ses affaires.
Cette demande est accompagnée d'une description du sujet, âgé de 24 ans, d'une taille de 5 pieds 6 pouces, de cheveux- sourcils - barbe châtain foncé, yeux gris bleu, nez ordinaire, menton rond, visage rond et teint coloré.

Le répertoire des brevets établi par W. Newton, ingénieur civil, publié en 1837 à Londres , cite le brevet déposé par l'horloger Jacquin de Troyes.



   Et en 2017, Pascal Gautrand évoque le rôle de l'horloger de formation dans l'industrialisation du tricot avec ses inventions de machine à tricoter industrielle...dans les années 1840.



Romilly Espace vivant de la Bonneterie







  2, rue Robert Galley à Romilly sur Seine

Espace vivant de la Bonneterie

Une association de bénévoles a sauvé de nombreuses machines et préserve la mémoire des hommes et des femmes qui ont fait vivre l'industrie de la bonneterie dans cette partie de l'Aube.



dimanche 6 septembre 2015

Linard Hubert 1847-1919 ingénieur-mécanicien







Linard HUBERT
Né le 9 juillet 1847 à Ossey les Trois maisons Aube
Décédé 6 avril 1919 Troyes
Ingénieur-mécanicien dans la bonneterie,  autodidacte, pionnier de la moto-culture

Fils d’un modeste bonnetier, autodidacte, il entre à l’âge de 13 ans comme apprenti-mécanicien dans l’usine des frères PORON. Ils viennent d’acquérir le droit de fabriquer des métiers rectilignes de type PAGET. Très tôt, il se fait remarquer par ses compétences  et est à l’origine de perfectionnements apportés à ce métier et d’un brevet déposé en 1868. Un métier exposé au Musée de la bonneterie à Troyes porte les deux noms PORON-HUBERT.
A la suite d’un conflit du travail au sein de l’usine PORON, Linard Hubert suit avec de nombreux ouvriers le chef d’atelier COUTURAT qui ouvre sa propre entreprise et profitera des brevets et comptétences de ses collaborateurs Hubert et son ami Louis Auger  et fera fortune en fabricant des métiers appréciés pour la haute qualité de leur travail réservé aux articles très fins en petite quantité. Les recensements de population permettent de suivre l’ascension sociale de Linard Hubert qui de simple bonnetier à Ossey les Trois maisons deviendra mécanicien-serrurier, ingénieur-mécanicien,  chef d’entreprise à Troyes.
En 1907, Linard Hubert apparait comme l’un des tous premiers pionniers de la moto-culture. Il dépose à Troyes, un brevet pour une charrue auto-mobile à socs vibrants et percutants animée par un moteur à essence ou au benzol. Cette charrue remplit de multiples fonctions : labourer, herser, délimiter, distribuer l’engrais, distribuer les semences, tracter…

Vraisemblablement, instruit par les procès multiples avec les industriels de la bonneterie qui ont ralenti son enrichissement, il passe son temps à apporter des additions à son invention et à déposer des brevets en France et à l’étranger pour conquérir des marchés. Ses brevets seront enregistrés dans une trentaine de pays en Europe et en Amérique et sont encore cités de nos jours dans des brevets additionnels.
En 1911, il fonde une société anonyme de moto-culture nommée « La Champenoise » et présente sa charrue au Comice agricole de Paris où elle aurait remporté un certain succès. Une série de cartes postales est éditée reproduisant des photographies d’essais réalisés au domaine de La Bretonnière à Verrières.
Il décède peu de temps après la fin de la Guerre de 1914-1918 pratiquement ruiné selon ses biographes.
En dépit de ses talents d’inventeur mécanicien exercés dans plusieurs domaines : industrie de la bonneterie, roues à moyeu élastique, moto-agriculture,  Linard Hubert n’a pas fait fortune. Plusieurs hypothèses seraient à examiner : le monde agricole n’était pas prêt à accueillir cette innovation, Linard Hubert ne bénéficiait pas d’un réseau actif dans la presse et les congrès agricoles ( son nom apparait très peu dans les comptes rendus), le conflit mondial a retardé le développement de la moto-culture qui prospéra après le décès d’Hubert et enfin peut-être comme ses biographes  le remarquent, il n’avait pas la bosse des affaires.

Sources : La Vie en Champagne, Marguerite Dubuisson « Linard Hubert, mécanicien en bonneterie et en moto-culture »  1981
« Mémoires de mailles » André Boisseau, Editions de la Maison du Boulanger Troyes 2015

dimanche 12 juillet 2015

"Mémoires de mailles" Troyes et l'histoire de la bonneterie






La Maison du boulanger vient de publier fin juin 2015 l'immense et indispensable ouvrage posthume d'André Boisseau, disparu en 2013, sur la bonneterie, l'histoire des techniques et de la production industrielle dans l'Aube.
Un livre indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de Troyes, de l'Aube et des techniques.

samedi 10 août 2013

Et Troyes créa la femme - Troyes 2013

 
Ville en lumière 2013
du 26 juillet au 25 août

Place Jean Jaurès devant la Bourse du travail
les vendredis, samedis et dimanches.
Spectacle musical gratuit de la Compagnie Musidrama.
Evocation de l'histoire de la bonneterie à Troyes, capitale de la maille.

jeudi 11 juillet 2013

Famille Jacquin de la bonneterie au chocolat

 
 


cf http://troyes-en-champagne.blogspot.fr/2012/05/famille-jacquin-de-la-bonneterie-la.html


Julien Joseph Jacquin (1802-1855), horloger, ingénieur mécanicien, industriel en bonneterie, militant républicain sur Troyes a  déposé de nombreux  brevets pour les métiers à tisser et quelques uns sur la fabrication des dragées. Sa femme et deux de ses enfants Henry et Anatole ont poursuivi l'exploitation d'une usine de chocolaterie à Paris, 12 rue Pernelle après le décès du père fondateur en 1855. La production de chocolat sera déplacée ensuite à Dammarie les Lys en Seine-et-Marne et gérée par la famille jusqu'au milieu du XXème siècle.

Julien Joseph Jacquin, clock maker, engineer, hosiery industrial was also a chocolate producer. His chocolate factory begins in Paris, moves towards Dammarie lesLys (Seine et marne) and has been ruled by his descendants until the years 1950.

Posted by Picasa

mercredi 7 mars 2012

Bonneterie des frères Belleuvre


Fabrique des frères Belleuvre 21, place de la Bonneterie devenue place Jean Jaurès.
Les frères Belleuvre sont nés à Droupt Saint Basle. L'aîné Louis Eugène le 21/9/1856; le cadet Charles Ernest le 25/7/1861.
Charles Ernest épouse à la mairie du 12ème arrondissement de Paris, Marie Henriette Prost, née dans l'Aube à Chamoy en 1873, vivant avec son père veuf, Louis Magloire, avenue Daumesnil Paris.
De leur union naitra à Troyes, notamment, Marie Louise Germaine Belleuvre le 9 septembre 1902 qui épouse un membre de la famille Lebocey, fabricants d'aigulle e bonneterie, Gaston, en 1923.
Marie Louise sera connue comme artiste-peintre sous le nom Germaine Belleuvre-Lebocey.
Deux expositions seront organisées à Troyes à la fin du XXème siècle :
"Rétrospective Marie Belleuvre-Lebocey" 5/2 - 1/3/1979
"Joie de la couleur" 22/12/1989-14/1/1990

Marie Louise Germaine décède le 8 mars 1997 à Vaudes.
Posted by Picasa

jeudi 3 novembre 2011

Emanuel Charles Buxtorf, ingénieur-constructeur 1823-1904




Les deux rues Ambroise Cottet et Emmanuel Buxtorf se rejoignet à proximité de l'actuel Lycée Marie de Champagne à Troyes.
L'industriel Emanuel Buxtorf accueillit Napoléon Ambroise Cottet lors de son retour de sa seconde transportation en Algérie et lui offrit le poste de comptable dans son entreprise pendant quelques années.

Wikipedia consacre un article à Emanuel Buxtorf qui fut également un élu local républicain particulièrement courageux lors de l'occupation de Troyes par les troupes prussiennes.

Posted by Picasa

dimanche 15 mars 2009

Destin d'une Reine de la bonneterie 1909

 

 

 


Renée Kuntz, pemière Reine de la Bonneterie en 1909 était âgée de 20 ans, elle travaillait aux Etablissement Desgrez et habitait rue du Général Saussier chez ses parents. Elle avait été choisie pour sa beauté, sa conduite et son assiduité au travail.
Comblée de cadeaux elle reprit son travail dans son atelier dès la fin de la fête qui dura une semaine pour elle.
Elle épousa un typographe M. Bruand et ils emménagèrent rue Sadi Carnot à Sainte-Savine. Elle poursuivit son métier de bonnetière boulevard Gambetta dans la maison Cottenot et finit sa carrière comme contremaîtresse.
Posted by Picasa