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vendredi 3 avril 2015

Jean-Louis Delaporte 1796-1870 pharmacien, député, philantrope troyen





Jean-Louis DELAPORTE
Homme politique, érudit, philanthrope

Troyes 28 novembre 1796, Montier-en-Der 29 octobre 1870
Fils d’un apothicaire, il  est pharmacien rue Notre-Dame à Troyes jusqu’en 1834. Très proche de son cousin germain  François-Joseph Audiffred, il laisse le souvenir d’un célibataire, bourgeois aisé et généreux. Esprit de caractère indépendant, catholique progressiste, dévoué au bien général. Philanthrope, humaniste, homme des lumières, il étudie de multiples sujets : lutte contre la pauvreté, agriculture, médecine, éducation populaire, économie, statistique. Il participe à  de nombreux  comités et associations pour concrétiser ses engagements : Comité de propagation de l’enseignement mutuel, conseils de salubrité publique, création des salles d’asile et des cours d’adultes…
 Membre actif de la société académique de l’Aube de 1820 à 1850,  il y  présente de nombreuses communications. Conseiller municipal de Troyes, conseiller général, libéral puis républicain modéré, il est élu député en 1848, ses votes témoignent de sa liberté de pensée et le rendent inclassable : il vote pour les poursuites contre Louis Blanc, contre l’abolition de la peine de mort, contre le droit au travail, mais  est contre l’interdiction des clubs, pour la mise en liberté des transportés. Il soutient la candidature du général Cavaignac et s’oppose au Président de la République, futur Napoléon III dont il demande la mise en examen. Contesté également par la gauche radicale pour son soutien à la répression ouvrière en juin 1848, il quitte la vie politique en 1849, et partage sa vie entre Montier-en-Der et Paris. Il lègue à Troyes 4 000 francs pour récompenser des travaux contribuant à améliorer la situation de la population ouvrière et il donne à Montier en Der sa bibliothèque encyclopédique.
Ces deux villes honoreront sa mémoire, en attribuant son nom à une rue.

Jean-Louis DELAPORTE
Politician, scholar, philanthropist
Troyes November 28, 1796, Montier-en-Der October 29, 1870
Son of an apothecary, he is a pharmacist Notre Dame in Troyes until 1834. Very close to his cousin Francois Joseph Audiffred, he leaves the memory of a bachelor, wealthy and generous bourgeois. Spirit of independence, progressive Catholic, devoted to the general good. Philanthropist, humanist, man of enlightenment, he studied many subjects: the fight against poverty, agriculture, medicine, popular education, economics, statistics. He participated in numerous committees and associations to implement its commitments :  propagation Committee peer education, public health advice, creation of asylum facilities and courses for adults ...
 Active member of the aSociété académique de l'Aube from 1820 to 1850, he presents many communications. Councilman Troyes, general counsel, liberal and moderate Republican, he was elected in 1848, his votes reflect his freedom of thought and make him unclassifiable: he votes for prosecution against Louis Blanc, against the abolition of capital punishment death, against the right to work, but he  is against the ban on clubs and in favor of the release of "transported"  people. IHe supports the candidacy of General Cavaignac and opposes the President of the Republic, the future Napoleon III which he calls for the examination. Also challenged by the radical left for his support of the labor repression in June 1848, he left politics in 1849, and divides his time between Montier-en-Der and Paris. He bequeathed to Troyes 4000 francs to reward work helping to improve the situation of the working population and it gives Montier en Der his encyclopedic library.
Both cities will honor his memory by giving his name to a street.

jeudi 11 avril 2013

Henri Etienne dit Léon FREMINET, avocat, député de l'Aube 1843-1895




Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1881, né à Troyes (Aube) le 7 novembre 1843, il fit à Paris ses études de droit, fut reçu docteur, et s'inscrivit au barreau. Secrétaire de Mc Durier, il quitta Paris vers la fin de l'Empire pour aller habiter sa ville natale, où plusieurs causes importantes mirent son nom en relief.

La révolution du 4 Septembre le fit secrétaire général de la préfecture de l'Aube. M. Fréminet prit part à la campagne de l'Est dans les rangs des mobilisés de ce département, devint conseiller municipal de Troyes et conseiller général de l'Aube, et se présenta aux élections législatives du 20 février 1876, avec une profession de foi où il s'exprimait ainsi :

« Je ne suis pas un converti à la République, sa cause est la mienne depuis que j'ai commencé à raisonner. Dans une Assemblée, ma place serait parmi les républicains de principe. J'appartiens au jeune parti républicain, qui sait que rien ne se fonde par la violence ou la surprise, qui veut, ayant de réaliser une idée, avoir conquis pour elle l'adhésion des intelligences, et qui, pour les conquêtes successives, n'emploie que la persuasion, la science et la justice. »

M. Fréminet, élu député de l'arrondissement de Troyes par 12 613 voix (20 462 votants, 28 864 inscrits), contre 2 983 voix à M. Baltet, et 2 244 à M. de Colmont. siégea dans la majorité républicaine, parmi les modérés.

Il se prononça :
- contre l'amnistie pleine et entière ;
- pour la loi nouvelle sur la collation des grades par l'Etat ;
- pour l'ordre du jour du 4 mai 1877 sur les menées ultramontaines.

Il fut au nombre des 363 adversaires du gouvernement du Seize-Mai, et obtint sa réélection comme député de Troyes, le 14 octobre 1877, par 17 312 voix (25 452 votants, 28 279 inscrits), contre 7 942 voix à M. Droche, candidat officiel, conservateur-monarchiste.

À la Chambre nouvelle, il continua de siéger à gauche, se prononça contre le cabinet Rochebouët, pour le ministère Dufaure, pour l'invalidation de l'élection Blanqui, pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur, etc., et s'associa aux principaux actes de la politique opportuniste.

Il ne se représenta point aux élections de 1881 ( qui virent l'élection de Stanislas BALTET) , et se fit inscrire au barreau de Paris.

Léon FREMINET fut le défenseur du Cercle Populaire et de Stanislas BALTET au cours du procès de 1873.

 

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