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dimanche 31 mai 2020

Election de Louis-Théodore Bechuat maire de Radonvilliers le 20 janvier 1790






L'an 1790 le jeudy 20 du mois de janvier  heure de neuf du matin, l'assemblée générale des électeurs actifs de la communauté de Radonvilliers ayant été convoquée en l'église paroissiale du dit lieu pour la formation et composition de la nouvelle municipalité en application de l'instruction de l'assemblée nationale du 14 du mois de décembre dernier...

Par 83 voix sur 87, l'avocat Louis Théodore Bechuat a été proclamé Maire après quoi les billets ont été brulés.
Louis-Théodore Bechuat, baptisé le 12 6 janvier 1754 à Dienville, fils de Pierre Bechuat et Marguerite Lottin,, décédé le 20 mars 1844 à Vitry le François.

mardi 16 avril 2019

BOULAGE Thomas-Pascal, 1769-1820, Société académique de l'Aube



  Thèse de Droit français

soutenue le 10 juillet 1810

Faculté de droit de Paris


BOULAGE Thomas-Pascal
Naissance: 25 mars 1769 à Orléans - Décès: 19 mai 1820 à Paris
Avocat, imprimeur, avoué, professeur de droit
Société(s)
Société académique de l'Aube : Membre résidant, secrétaire, président
Société d’émulation d’Auxerre : membre, président 1790-91
Biographie
Fils d’un marchand d’Orléans, décédé peu de temps après sa naissance, il fait ses études dans l’Yonne sous la protection d’un ecclésiastique parent de sa mère.
 Élève très brillant, il devient imprimeur puis travaille chez un procureur d’Auxerre et étudie le droit.  Il est en 1790 l’un des membres  fondateurs avec le mathématicien Joseph Fourier de la Société d’émulation d’Auxerre. Royaliste convaincu, il se porte otage volontaire pour la libération de Louis XVI et fait quelques mois de prison. Il épouse en 1795 une troyenne avec qui il a une famille nombreuse, dont plusieurs futurs hauts fonctionnaires, préfet, secrétaire de cabinet ministériel, et un prêtre de Troyes.  Il est élu en 1797 officier municipal d’Auxerre, contesté pour ses opinions royalistes, il est destitué au bout de quelques mois.
Il a épousé à Troyes,  le 3 Germinal an III (23 mars 1795) Catherine Elisabeth Rocard, fille d'un menuisier troyen  Jean François Rocard.
De 1800 à 1810, il réside à Troyes, exerce la profession d’avocat et d’avoué. Il est un membre influent de la Société Académique de l’Aube. Il participe à la création d’une loge maçonnique « Les chevaliers de la Croix de Saint Jean de la Palestine » à l’orient de Troyes en 1807.   
En 1810, il est nommé professeur de droit civil à la Faculté de droit de Paris et entreprend la publication d’ouvrages théoriques, et est considéré pour son érudition et ses relations avec ses élèves.
Il décède à Paris le 19 mai 1820.
Sa femme décède à Troyes,  le 17 mai 1838
.
L'un de ses fils, Olympiade Boulage,  a été le curé de la paroisse de Saint-Pantaléon à Troyes , il a prononcé et publié plusieurs discours à l'occasion de distributions des prix dans établissements scolaires pour jeunes filles.
Sources biographiques
Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811, après le rétablissement des barreaux par Napoléon Ier, Préface de Jean Tulard, Riveneuve H. Robert, Ph. Bertholet, Fr. Ottaviano Editions, Paris, 2012, pp. 176-180.
Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles Lettres du département de l'Aube, T.11, n°81, vol.21, 1842, p.p. 50-61.M. Gérard- Gérard-Fleury, Notice sur M. Boulage, Archives départementales Aube, Yonne, Rhône
Archives de la Société académique de l’Aube déposées à la BNF, accessibles via Gallica
Bulletins de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne, via Gallica  
Bibliographie
« La mort de Blampoix- Tragédie » an IX Troyes
« Faits et gestes de P.B. Blampoix » Troyes an IX
Conclusion sur les lois des Douze Tables, Sainton, 1804 ;
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807
Thèse de droit français soutenue par T.P. Boulage sur la communauté légale Paris 1810
Les otages de Louis XVI et de sa famille, Pillet, 1814 ;
Principes de jurisprudence française, pour servir à l'intelligence du Code civil, Delestre-Boulage, 1819 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
La Rose de la vallée, ou la Maçonnerie rendu à son but primitif, Paris, 1808.
Attribué à T-P Boulage  par Barbier dans le Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris 1811


Extrait de la Revue encyclopédique de juin 1820


lundi 11 février 2019

François Benjamin Pance, préfet républicain sous la Deuxième République d'origine auboise

PANCE François, Benjamin

Né le 22 nivôse an 8 (17 janvier 1800) à Boulogne Billancourt ; mort le 15 mai 1851 à Nice. Conspirateur carbonariste et militant républicain sous la monarchie de Juillet, avocat, écrivain, journaliste, préfet.
Fils de François Pance, notaire public à Boulogne-Billancourt, et de Romaine Viault originaire de Rigny-le-Ferron dans l’Aube, François Benjamin Pance séjourna avec sa mère dans l’Aube après le décès de son père en 1811, puis il intégra le collège Sainte Barbe à Paris. Il y eut pour condisciples Guinard, futur major général de la Garde nationale de Paris, Thomas, futur directeur-gérant du National et Godefroy Cavaignac, qui allait devenir le principal dirigeant de l’opposition républicaine après 1830. Il évoqua cette période de sa vie dans le premier tome de Paris révolutionnaire, dans le chapitre consacré aux étudiants.
Il participa à la conspiration civile du 19 août 1820. Membre de la loge maçonnique des Amis de la vérité et président d’une vente de la Charbonnerie, il fut poursuivi au procès de Colmar en 1822.
Durant les premières années de la monarchie de Juillet, il édita de petites publications destinées à l’éducation politique du peuple pour lesquelles il reçut avec Étienne Cabet* 60 F du Comité central de l’Association pour la liberté de la presse en juillet 1833.
De retour à Troyes dans le courant des années 1830 pour y exercer son métier d’avocat, il devint l’éditorialiste du journal Le Progressif de l’Aube et figura au nombre des défenseurs des accusés d’avril 1835.
Après la Révolution de février 1848, il se porta candidat à la Constituante dans l’Aube et obtint un score honorable de 8 000 voix mais ne fut pas élu. Les républicains locaux demandèrent alors sans succès sa désignation comme délégué du Gouvernement. Il fut nommé préfet de la Haute-Marne de juin à juillet 1848, puis préfet de la Sarthe de juillet 1848 à novembre 1849 avant d’être remercié : il avait reçu plusieurs avertissements pour ne pas avoir exercé une surveillance bien active à l’égard du parti exalté.
François Pance mourut à Nice en 1851.

(extrait du "Maitron")

Pour confirmer, les liens de Pance avec les républicains troyens voici une lettre adressée par Benjamin François Pance à Jean François Gadan le 13 mars 1848



Mon cher citoyen,

Nos lettres se croisent comme nos personnes. La mienne vous doit être actuellement parvenue. Et je n’ai que le temps d’ajouter quelques mots à ce que je vous disais. J’accepte de grand cœur la candidature du parti républicain. Je ne vous fais pas de profession de foi, je craindrais de me rendre ridicule. Ce que j’étais à Belfort en 1822, à Paris en juillet 1830 et en février 1848 je le serai toute ma vie trop heureux d’avoir encore de bonnes et vigoureuses années à sacrifier au service de ma patrie et de la république.

Je fais ici partie du comité central républicain radical qui se mettra en correspondance avec vous et auquel déjà vous pouvez écrire à la salle du boulevard Bonne-Nouvelle puisqu’il est en permanence et trop heureux de tous les renseignements qu’il reçoit. Mettez si vous voulez le nom de M. Clément Thomas sur l’adresse.

J’ai vu hier Millard qui me cause le regret de ne pas vouloir se porter candidat ; il m’a donné des raisons que j’ai vainement combattues. Il m’a dit qu’il écrirait dans ce sens et qu’il prierait surtout ceux qui auraient voulu le nommer de porter leur voix sur moi.

Il me tenait le plus possible au courant de ce qu’il savait sur Troyes et c’est ce qui m’avait fait vous écrire. Je lui ai promis d’aller à Troyes aussitôt que nos élections de la garde nationale seront faites c’est-à-dire le 22 mars prochain. Jusque-là tenez moi au courtant et dites-moi tout ce qui concerne les élections et les intérêts du département de l’Aube.

Adieu mon cher Gadan, que cette lettre vous soit commune avec nos amis.



Salut fraternité et confiance



B. Pance


samedi 28 mars 2015

Prix François-Joseph Audiffred


  Buste de François-Joseph Audiffred
1807-1892
Avocat, philantrope 
ancien juge au Tribunal de commerce de Paris

né à Troyes le 26 janvier 1807

bronze d'Alfred Boucher ornant le jardin du Centre social de Troyes (ancien orphelinat Audiffred)


Prix François-Joseph Audiffred

Ce prix annuel de l'Académie des sciences morales et politiques est décerné à un ouvrage imprimé, le plus propre à faire aimer la morale et la vertu et à faire repousser l'égoïsme et l'envie, ou à faire connaître et aimer la patrie.

L'Académie des sciences morales et politiques, l'une des cinq académies de l'Institut de France, a tout au long du XIXe et du XXe siècle, favorisé et accompagné le développement des sciences humaines, en intégrant peu à peu en son sein les disciplines nouvelles qui apparaissaient : géographie, sociologie, psychologie.


Olivier Wieviorka reçoit le prix François-Joseph Audiffred

le 7 novembre 2013
L'ouvrage "Histoire de la résistance, 1940-1945" d'Olivier Wieviorka de l'ENS Cachan vient d'être couronné par le prix Joseph Audiffred de l'Académie des sciences morales et politiques.
Olivier Wievorka © Bruno Klein
Olivier Wievorka © Bruno Klein
Membre de l'Institut universitaire de France et professeur des Universités au département des sciences sociales de l'École normale supérieure de Cachan et l'ISP, Olivier Wieviorka retrace dans ce livre, l'histoire de l'armée des ombres des origines à la Libération.

"Pour la première fois, Olivier Wieviorka embrasse l'ensemble du sujet, de la formation des premiers réseaux au rôle exact de la Résistance dans la Libération. Il dissèque les différentes organisations, raconte et analyse les conflits et les hommes, fait le point sur les nombreux mystères et polémiques qui n'ont jamais cessé depuis 1945."

Spécialiste reconnu de la Seconde Guerre mondiale, il y a consacré plusieurs livres dont une Histoire du Débarquement qui fait autorité, à découvrir dans un entretien vidéo sur l'INA.

dimanche 19 janvier 2014

Léon Fréminet, 1843-1895, avocat, député, président du conseil général de l'Aube

 Explication sur son état-civil
Henri Etienne Jean-Baptiste Fréminet dit Léon Fréminet

Courte autobiographie rédigée en janvier 1895 pour l'obtention de la Légion d'Honneur quelques mois avant son décès le 23 mai 1895

Biographie


 


jeudi 11 avril 2013

Henri Etienne dit Léon FREMINET, avocat, député de l'Aube 1843-1895




Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1876 à 1881, né à Troyes (Aube) le 7 novembre 1843, il fit à Paris ses études de droit, fut reçu docteur, et s'inscrivit au barreau. Secrétaire de Mc Durier, il quitta Paris vers la fin de l'Empire pour aller habiter sa ville natale, où plusieurs causes importantes mirent son nom en relief.

La révolution du 4 Septembre le fit secrétaire général de la préfecture de l'Aube. M. Fréminet prit part à la campagne de l'Est dans les rangs des mobilisés de ce département, devint conseiller municipal de Troyes et conseiller général de l'Aube, et se présenta aux élections législatives du 20 février 1876, avec une profession de foi où il s'exprimait ainsi :

« Je ne suis pas un converti à la République, sa cause est la mienne depuis que j'ai commencé à raisonner. Dans une Assemblée, ma place serait parmi les républicains de principe. J'appartiens au jeune parti républicain, qui sait que rien ne se fonde par la violence ou la surprise, qui veut, ayant de réaliser une idée, avoir conquis pour elle l'adhésion des intelligences, et qui, pour les conquêtes successives, n'emploie que la persuasion, la science et la justice. »

M. Fréminet, élu député de l'arrondissement de Troyes par 12 613 voix (20 462 votants, 28 864 inscrits), contre 2 983 voix à M. Baltet, et 2 244 à M. de Colmont. siégea dans la majorité républicaine, parmi les modérés.

Il se prononça :
- contre l'amnistie pleine et entière ;
- pour la loi nouvelle sur la collation des grades par l'Etat ;
- pour l'ordre du jour du 4 mai 1877 sur les menées ultramontaines.

Il fut au nombre des 363 adversaires du gouvernement du Seize-Mai, et obtint sa réélection comme député de Troyes, le 14 octobre 1877, par 17 312 voix (25 452 votants, 28 279 inscrits), contre 7 942 voix à M. Droche, candidat officiel, conservateur-monarchiste.

À la Chambre nouvelle, il continua de siéger à gauche, se prononça contre le cabinet Rochebouët, pour le ministère Dufaure, pour l'invalidation de l'élection Blanqui, pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur, etc., et s'associa aux principaux actes de la politique opportuniste.

Il ne se représenta point aux élections de 1881 ( qui virent l'élection de Stanislas BALTET) , et se fit inscrire au barreau de Paris.

Léon FREMINET fut le défenseur du Cercle Populaire et de Stanislas BALTET au cours du procès de 1873.

 

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