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mardi 16 avril 2019

BOULAGE Thomas-Pascal, 1769-1820, Société académique de l'Aube



  Thèse de Droit français

soutenue le 10 juillet 1810

Faculté de droit de Paris


BOULAGE Thomas-Pascal
Naissance: 25 mars 1769 à Orléans - Décès: 19 mai 1820 à Paris
Avocat, imprimeur, avoué, professeur de droit
Société(s)
Société académique de l'Aube : Membre résidant, secrétaire, président
Société d’émulation d’Auxerre : membre, président 1790-91
Biographie
Fils d’un marchand d’Orléans, décédé peu de temps après sa naissance, il fait ses études dans l’Yonne sous la protection d’un ecclésiastique parent de sa mère.
 Élève très brillant, il devient imprimeur puis travaille chez un procureur d’Auxerre et étudie le droit.  Il est en 1790 l’un des membres  fondateurs avec le mathématicien Joseph Fourier de la Société d’émulation d’Auxerre. Royaliste convaincu, il se porte otage volontaire pour la libération de Louis XVI et fait quelques mois de prison. Il épouse en 1795 une troyenne avec qui il a une famille nombreuse, dont plusieurs futurs hauts fonctionnaires, préfet, secrétaire de cabinet ministériel, et un prêtre de Troyes.  Il est élu en 1797 officier municipal d’Auxerre, contesté pour ses opinions royalistes, il est destitué au bout de quelques mois.
Il a épousé à Troyes,  le 3 Germinal an III (23 mars 1795) Catherine Elisabeth Rocard, fille d'un menuisier troyen  Jean François Rocard.
De 1800 à 1810, il réside à Troyes, exerce la profession d’avocat et d’avoué. Il est un membre influent de la Société Académique de l’Aube. Il participe à la création d’une loge maçonnique « Les chevaliers de la Croix de Saint Jean de la Palestine » à l’orient de Troyes en 1807.   
En 1810, il est nommé professeur de droit civil à la Faculté de droit de Paris et entreprend la publication d’ouvrages théoriques, et est considéré pour son érudition et ses relations avec ses élèves.
Il décède à Paris le 19 mai 1820.
Sa femme décède à Troyes,  le 17 mai 1838
.
L'un de ses fils, Olympiade Boulage,  a été le curé de la paroisse de Saint-Pantaléon à Troyes , il a prononcé et publié plusieurs discours à l'occasion de distributions des prix dans établissements scolaires pour jeunes filles.
Sources biographiques
Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris en 1811, après le rétablissement des barreaux par Napoléon Ier, Préface de Jean Tulard, Riveneuve H. Robert, Ph. Bertholet, Fr. Ottaviano Editions, Paris, 2012, pp. 176-180.
Mémoires de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles Lettres du département de l'Aube, T.11, n°81, vol.21, 1842, p.p. 50-61.M. Gérard- Gérard-Fleury, Notice sur M. Boulage, Archives départementales Aube, Yonne, Rhône
Archives de la Société académique de l’Aube déposées à la BNF, accessibles via Gallica
Bulletins de la Société des Sciences Historiques et Naturelles de l’Yonne, via Gallica  
Bibliographie
« La mort de Blampoix- Tragédie » an IX Troyes
« Faits et gestes de P.B. Blampoix » Troyes an IX
Conclusion sur les lois des Douze Tables, Sainton, 1804 ;
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807
Thèse de droit français soutenue par T.P. Boulage sur la communauté légale Paris 1810
Les otages de Louis XVI et de sa famille, Pillet, 1814 ;
Principes de jurisprudence française, pour servir à l'intelligence du Code civil, Delestre-Boulage, 1819 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
Des mystères d'Isis et d'Osiris, 1807 ;
Introduction à l'histoire du droit français et à l'étude du droit naturel, Delestre-Boulage, 1821.
La Rose de la vallée, ou la Maçonnerie rendu à son but primitif, Paris, 1808.
Attribué à T-P Boulage  par Barbier dans le Dictionnaire des avocats du Barreau de Paris 1811


Extrait de la Revue encyclopédique de juin 1820


dimanche 5 octobre 2014

Louis ULBACH, écrivain, journaliste Troyes , Paris


Louis Ulbach, dit Ferragus, né à Troyes (Aube) le 7 mars 1822 et mort à Paris le 16 avril 1889 à la Bibliothèque de l'Arsenal, est un journaliste, romancier et auteur dramatique français.
Franc-maçon, initié à la loge "L'Union fraternelle" à l'orient de Troyes.

 

 

Biographie (wikipedia)

Venu à Paris pour terminer ses études au collège Charlemagne (et où il se marie en 1846), il se lie avec Lamartine et se fait recevoir par Victor Hugo, qui l’encourage à publier un volume de vers, Gloriana, en 1844. Il collabore pendant quatre ans à L'Artiste et au Musée des familles, puis fonde en 1848 le Propagateur de l’Aube, où il publie une série de lettres politiques signées Jacques Souffrant, ouvrier, suivies d'une série de Réponses à Jacques Souffrant signées Ulbach. Ces lettres, réunies plus tard en volume, font sensation. L’une d’elles lui vaut un procès, à l’issue duquel la plaidoirie de Jules Favre le fait toutefois acquitter. Lorsque le coup d'État du 2 décembre 1851 fait disparaître le Propagateur de l’Aube, il revient dans la capitale et entre à la Revue de Paris, dont il devient directeur en 1853. Il se charge notamment de la critique littéraire, où sa verve mordante et froide est particulièrement remarquée. À la même époque, il s’essaie au théâtre et commence à publier sous forme de feuilletons une longue série de romans et de nouvelles. Son roman Monsieur et Madame Fernel connaît un certain succès et est adapté pour la scène en 1864 par Henri Crisafulli.
De 1858 à 1860, il dirige avec François Favre Le Monde maçonnique, revue des loges de tous les rites. Lors de sa fondation en 1861, il tient la chronique dramatique du Temps, qu’il quitte en 1867 pour entrer au Figaro, où ses Lettres de Ferragus le font encore une fois remarquer. Il y attaque notamment Émile Zola avec un article intitulé La Littérature putride, suscitant ainsi une polémique qui amènera l’auteur de Thérèse Raquin à préciser ses positions sur le roman naturaliste. En 1868, Ulbach fonde La Cloche, un pamphlet hebdomadaire satirique qui attire sur lui les foudres de la censure impériale et le fait condamner à six mois de prison et à 1 000 francs d’amende. L’année suivante, il transforme ''La Cloche'' en un quotidien d'opposition démocratique. Lorsque la publication en est interrompue pendant le siège de Paris en 1870, il devient secrétaire de section de la Commission des barricades.
Peu après la réapparition de La Cloche en 1871, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami Léon Laurent-Pichat. Convoqué par le Conseil de guerre, il est condamné à trois ans de prison et 6 000 francs d’amende, peine réduite après cassation à trois mois et à 3 000 francs. Il se présente sans succès aux élections de juillet 1871, puis cède La Cloche en décembre 1872. Il contribue par une chronique de Paris au quotidien bruxellois L’Indépendance belge et entre comme bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Arsenal en 1878. Il fonde en 1888 avec Jules Simon la Revue de famille, dont il est sous-directeur jusqu’à sa mort à l’âge de 67 ans.