Affichage des articles dont le libellé est socialiste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est socialiste. Afficher tous les articles

mardi 26 janvier 2016

Henri Millet 1865-1902, ouvrier bonnetier, militant socialiste de l’Aube, maire de Romilly




                                                                Henri Millet

 Monument  funéraire inauguré le 17 avril 1904 au cimetière de Romilly en présence du sculpteur Alfred Boucher, auteur du médaillon,  avec la lecture d'une Ode écrite par le professeur poète Charles Gros, lue par le jeune militant socialiste René Valdemar né le 13 novembre 1880 à Forcey

(Haute-Marne) ; ouvrier coutelier à Romilly-sur-Seine (Aube).




 
 
Né et mort à Romilly (Aube) 22 février 1865-17 avril 1902 ; ouvrier bonnetier : militant socialiste de l’Aube, maire de Romilly

Né dans une famille ouvrière, Millet quitta l’école primaire à l’âge de douze ans, mais continua de lire et de s’instruire jusqu’à devenir un autodidacte cultivé. D’abord radical, il adhéra au collectivisme, entraîné par le milieu ouvrier qui était le sien, après une conférence de Pédron le 25 août 1890. Il fut le secrétaire du premier groupe collectiviste « L’Action », puis de l’agglomération du POF de Romilly, jusqu’à sa mort. Il appartint au conseil national du POF (1898-1899). Il fut délégué aux congrès du POF de 1892, 1895, 1896, 1897, 1899 et 1900, aux congrès généraux des organisations socialistes à Paris, salle Japy (1899) et salle Wagram (1900) et au congrès international de Londres (1896). Élu conseiller municipal de Romilly lors d’une élection partielle le 2 décembre 1894, Millet fut congédié par son patron. Or, il était père de trois enfants. Pour le garder à Romilly, le maire socialiste Bouhenry-Gornet lui céda son écharpe de maire qu’il conserva de janvier 1895 à mai 1896 et de 1900 à sa mort. Millet fut candidat aux élections cantonales de 1895 et de 1898, aux élections législatives dans l’arr. de Nogent-sur-Seine en 1898 (1 291 voix) et en 1902. Il mourut au cours de cette dernière campagne.
ŒUVRE : H. Millet collabora aux journaux guesdistes de l’Aube et au Socialiste. Il écrivit une brochure : L’Évolution socialiste à Romilly-sur-Seine (1896).
SOURCES : Arch. Dép. Aube, W 630. — Comptes rendus des congrès. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes I, pp. 131 à 141, passim. — Cl. Willard, Les Guesdistes, op. cit., p. 634 - P. Guillaumot. Une vie au service d'un idéal - Henri Millet  1865-1902

(extrait du Maitron) 








samedi 8 novembre 2014

Emile Clévy 1867-1940 , socialiste, militant ouvrier, maire de Troyes 1919-1929



Modeste sépulture d'un ancien maire de Troyes de 1919 à 1929,
Emile CLEVY  1867-1940




A son ami regretté
Emile Clévy
le Parti Socialiste
reconnaissant


CLÉVY Émile, Charles
Né à Ruvigny (Aube), le 19 septembre 1867 ; mort à Troyes (Aube), le 14 avril 1940 ; ouvrier bonnetier ; militant et maire socialiste.
Venu jeune à Troyes travailler dans la bonneterie, Émile Clévy se donna tout de suite à l’action ouvrière. Adhérent du syndicat de sa profession, il y joua un rôle si actif qu’il le représenta parfois aux congrès de la Fédération nationale du Textile. Il fut aussi délégué à deux reprises à des congrès nationaux corporatifs, au XVe — 9e de la CGT — Amiens, octobre 1906, et au XVIe, Marseille, octobre 1908.



En 1912 et en 1913, Clévy participa à de nombreux rassemblements contre le danger de guerre. Le 18 novembre 1912, à la Bourse du Travail de Troyes, il fit un tableau des horreurs inévitables des champs de bataille et engagea les ouvriers à s’opposer à tout conflit. La veille, à Bar-sur-Aube, il menaça la bourgeoisie, rendue responsable de la guerre éventuelle, du soulèvement du peuple en armes. Il reprit cette idée à Troyes le 17 décembre. Le 18 mars 1913, à Troyes, il fit le procès de la loi de trois ans, assurant que le crédit de 500 millions de francs affecté à la guerre « sert à protéger la bourgeoisie contre le prolétariat plutôt qu’il n’assure la défense nationale ».

Socialiste, syndicaliste, Clévy fut aussi un militant de la coopération. Jusqu’en 1919, il fut directeur de « La Laborieuse » et ensuite il appartint au conseil d’administration des coopérateurs de Champagne adhérant à la FNCC.

Clévy fut à maintes reprises le candidat de la Fédération socialiste de l’Aube au cours de campagnes électorales menées longtemps sans espoir de succès. S’il fut conseiller municipal de Sainte-Savine de 1896 à 1900, conseiller municipal de Troyes de 1912 à 1931, et maire de la ville de 1919 à 1929, il échoua toujours aux élections cantonales et législatives de Bar-sur-Aube en 1910.

En 1919, Émile Clévy était responsable à la propagande du Parti socialiste SFIO de l’Aube. Il se prononça dès avril 1919 pour l’adhésion à la IIIe Internationale.
En 1920, il présida le comité d’action pour un quotidien ouvrier, fut membre du premier conseil d’administration de l’imprimerie « L’Émancipatrice » et établit les statuts du quotidien La Dépêche de l’Aube au CA duquel il participait.

Dans son numéro du 14 avril 1923, le journal l’Aube Nouvelle, organe de la SFIO reconstituée, annonçait l’exclusion du PC d’Émile Clévy et de Louis Croisé. Le 19 avril la section troyenne de la SFIO, en présence de Paul Faure, votait à l’unanimité leur admission au Parti.. Clévy se définissait comme n’ayant « jamais été dans sa vie militante un extrémiste de droite ou de gauche... je suis et reste un marxiste malgré tout et malgré tous... un élu ouvrier qui a pour tâche de défendre la classe ouvrière ».
En 1925, Clévy dirigea, allié aux radicaux, la liste du Cartel des gauches qui fut élue au second tour. Mais Clévy n’avait personnellement obtenu que 5 134 voix soit le plus faible score de la liste. Il fut néanmoins réélu maire de Troyes.

il lui arriva de se retrouver quelque temps aux côtés du PC dans l’action commune, ainsi contre les Jeunesses patriotes de Taittinger en mai 1926.
Mais son influence baissait : aux élections municipales de 1929 sa liste n’obtint que 3 107 à 3 300 voix, lui-même étant le dernier. Entre les deux tours les radicaux l’abandonnèrent pour s’allier à la droite.


En février 1934, il participa aux manifestations antifascistes et retrouva Plard dans un comité d’action contre le fascisme qui organisa un meeting le 8 février.

Il était alors membre réélu aux divers congrès de la CE du Parti socialiste. Mais aux élections municipales de 1935, il ne fut pas candidat sur la liste de Plard bien que son parti y figurât. Dans un communiqué paru le 11 mai le PS lui reprocha d’agir « contrairement à l’intérêt du Parti, contrairement aux possibilités d’unité du prolétariat ».

Il fut encore candidat socialiste aux cantonales d’octobre 1937, où il obtint 1 481 voix mais fut battu au second tour par Armbruster, et aux sénatoriales d’octobre 1938.

É. Clévy mourut pendant la guerre le 14 avril 1940.


: É. Clévy a collaboré au Socialiste, premier et éphémère organe troyen du POF, à La Défense des Travailleurs qui prit la relève et dont il fut un moment le rédacteur en chef. En 1920, il collabora à La Dépêche de l’Aube.


Extraits de :http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article106064
, notice CLÉVY Émile, Charles , version mise en ligne le 4 novembre 2010 

voir post Villa Jules Guesdes.

lundi 22 février 2010

Nicolas Léandre, député paysan et socialiste

 






Léandre NICOLAS
(1844 - 1915)





Né le 25/10/1844 à LAINES-AUX-BOIS (AUBE - FRANCE)
Décédé le 11/08/1915 à LAINES-AUX-BOIS (AUBE - FRANCE)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés
06/05/1906 - 31/05/1910 : Aube - Socialistes unifiés
08/05/1910 - 31/05/1914 : Aube - Parti socialiste

BIOGRAPHIE
Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)

Né le 25 octobre 1844 à Laines aux bois (Aube), mort le 11 août 1915 à Laines aux bois

Député de l'Aube de 1906 à 1914.

Léandre Nicolas, militant socialiste, était laboureur de son état. A l'aube du XXe siècle, commençait la reconstitution des vignobles. En 1902, délégué par le comice agricole de l'Aube pour visiter les vignes d'essai, il se fit le propagandiste ardent des nouveaux implants. Avocat du pineau vert doré, du pineau gris meunier, du pineau darbane, il gagna avec éclat la cause du modernisme puisque, bien avant son décès, ces plants recouvraient les neuf dixièmes des vignobles de ce département.

Ce pionnier ne tarda pas à recevoir de ses concitoyens le témoignage de leur gratitude : conseiller général du troisième canton de Troyes, il se présenta à la députation dans la 2e circonscription de Troyes où il l'emporta par 6.030 voix contre 5.636 à Arboin, député sortant. Il fut réélu le 8 mai 1910 au second tour de scrutin. Sur 14.516 inscrits et 11.640 votants, il obtint en effet 5.299 suffrages.

Il afficha le plus grand éclectisme dans ses interventions. Cependant, c'est dans les débats ressortissant du ministère de l'Agriculture que l'on trouve essentiellement trace de son activité parlementaire. C'est ainsi qu'en 1909, puis en 1911, il déposa deux propositions de loi, l'une tendant à ouvrir au ministère de l'Agriculture un crédit extraordinaire de 50.000 francs pour venir en aide aux victimes de gelée dans la circonscription qu'il représentait, l'autre tendant à ouvrir, à ce même ministère, un crédit de 600.000 francs destinés à secourir les habitants de l'arrondissement de Troyes.

Les annales signalent également ses interventions dans les séances du 12 mars 1909 et du 6 février 1911 relatives, l'une à la délimitation de la Champagne agricole, l'autre à la délimitation de la Champagne viticole. Dans le même esprit il prit part à la discussion du projet de loi ayant pour objet de garantir l'origine des vins de Champagne.

C'est peut-être au sein des nombreuses commissions dont il fut membre, et plus spécialement au sein de la commission de l'agriculture, qu'il donna toute la mesure de son talent. Né au milieu des vignobles de l'Aube qui sont le véritable berceau des vins de Champagne, Léandre Nicolas se dépensa sans compter tout au long de ses mandats. Il consacra ses dernières énergies à ses administrés, parmi lesquels il décéda le 11 août 1915, un an après son échec pour un troisième mandat. Il avait 71 ans.
Posted by Picasa


Postcard of Nicolas Léandre, member of the Socialist Party, who was elected member of the French parliament, in front of his farm.
His brother was the mayor of this little village, Laines aux Bois, a dozen kilometers from Troyes near the hill called Montaigu.