dimanche 13 janvier 2019

Joseph Mignot, le dernier des icariens troyens 1811-1889




MIGNOT Joseph
 Né le 29 novembre 1811 à Messon (Aube), décédé le 6 août 1889 Prescott, Adams, Iowa, cordonnier.
Il  part pour les États-Unis le 10 février 1854 et arrive à Nauvoo le 26 mars.
Joseph Mignot  est employé comme cuisinier et comme bûcheron. Détaché dans l’Iowa en avril 1855 il prépare l’installation d’une nouvelle colonie.
De retour à Nauvoo en 1856, Joseph Mignot rejoint les opposants à Cabet. Il demande la citoyenneté américaine le 11 octobre 1856.
Quand les Icariens de la majorité s’installent à Corning (Iowa) entre 1858 et 1860, Joseph Mignot les accompagne. il reste le cordonnier de la communauté en dépit des récriminations contre la qualité de ses souliers. Il figure sur la photo des derniers icariens prise en novembre 1887.
Il décède le 6 août 1889 Prescott, Adams, Iowa.


cf.  plaque commémorative cimetière des icariens français.

Icarian Memorial

Found on Find A Grave.com. Memorial at Icarian Cemetery, Corning, Adams County, Iowa, USA. Photo contributed by, Joe Covery on2 Jun 2012

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https://troyes-en-champagne.blogspot.com/2013/01/1887-un-troyen-parmi-les-derniers.html

mardi 8 janvier 2019

Cartes postales Pétry-Doussot Bar sur Seine

 Moulin de Bar sur Seine
cliché A. Pétry, J. Doussot

 Des cartes postales des environs de Bar-sur-Seine sont légendées : cliché A. Pétry, J. Doussot éditeur.
Il s'agit de Alexandre PETRY, un horloger photographe ( dénommé  Louis Médard Hector Pétry pour l'état-civil lors de sa naissance  en 1824 à Semur en Côte d'Or et lors de ses deux mariages...) et de son ami Jules DOUSSOT, libraire. Tous deux exercent leur profession à Bar-sur-Seine, leurs boutiques étant  situées dans la Grande Rue.
Le premier Alexandre Pétry se fait remarqué pour ses talents de photographe en 1860 lors de la grande exposition régionale de Troyes du 6 mai au  9 juillet1860 qui lui décerne une médaille vermeil pour ses clichés. Les deux associés animent également la vie musicale sur Bar-sur-Seine, Pétry est sous chef d'orchestre selon l'Annuaire de l'Aube en 1872. Plus tard, ils animent la fanfare de Bar, Pétry  en est le Président, Doussot le directeur et il enseigne la musique, ce qui lui vaut  d'être décoré le 24 mai 1899 "Officier d'Académie". Pétry est l'un des directeurs de la Caisse d'épargne de la ville. Pétry décède le 19 mai  1908 à Bar et son ami Doussot décède lors d'un séjour à Paris 14ème, 1, rue Pierre Larousse, le 28 août 1913.

La Société Académique de l'Aube a publié dans ses Mémoires de l'année 2010 quelques clichés retrouvés par le maire de Bar-sur-Seine, M. Marcel Hurillon.

lundi 31 décembre 2018

Colette BENNANI, artiste peintre, femme de lettres 1939-2017




BENNANI Colette Isabelle Marie, née Goussard

Naissance : 28 septembre 1939 à Bar-sur-Aube – décès : 13 janvier 2017 à Troyes

Société(s) : Société Académique de l'Aube – membre associée depuis le 16 avril 2010
Association de Sauvegarde du Patrimoine de Brienne-le-Château (ASPB) – présidente fondatrice 2005-2017           

Biographie : 
Artiste peintre et femme de lettres.
Fille d'épiciers établis depuis plusieurs générations à Brienne et dans l'Aube, Colette Goussard fait ses premières études à l'école communale de Brienne-le-Château et obtient son brevet. La mort de son père alors qu'elle avait 11 ans lui donnera pour toujours le besoin d'une consolation qu'elle trouvera dans l'étude, le mysticisme et l'art, sa vocation.
Après avoir songé à entrer dans les ordres, elle entre dans les années 1960 à l'école ménagère puis à l'école d'infirmière de Chalons-en-Champagne. Partagée entre le don de soi et le sentiment que d'autres horizons existaient, elle découvre en 1967 un article sur le peintre abstrait Pierre Soulages qui l'émerveille et lui ouvre les yeux sur un monde sensible et nouveau ; sa vie dès lors devait s'orienter vers l'art. La même année, elle part pour Paris et entre à l'Ecole du Louvre, où elle choisit le cours organique sur le dessin et les arts graphiques.
Pendant son cursus, elle rencontre le peintre marocain Mohamed Bennani, élève comme elle à l'Ecole du Louvre et qui devient son époux. Ils vivent ensemble une vie de bohème à la Cité Internationale des Arts dans le Marais, où elle fait la connaissance d'un monde intellectuel et engagé, au cœur des préoccupations de son temps. Encouragée par ce climat artiste, elle s'essaie à la peinture et se cherche. Marquée alors par le Pop Art, ses premiers travaux sont des portraits.
Aux côtés de son mari, et mère de deux enfants, elle vit sa peinture pour elle-même et trouve son style dans ce qu'elle appellera le « nuagisme ». Odilon Redon est son maître. La couleur, la féminité, la mélancolie et la matière des songes l'inspirent.
Elle partage sa vie dans les années 1970 et 80 entre la France et le Maroc, dont elle aime la culture, et réalise plusieurs expositions. Sa vie d'artiste est riche, sa vie de femme est marquée par la maladie et les difficultés matérielles, que l'incendie de sa maison vient achever en 1995. Son mari décédé, elle s'établit à Brienne-le-Château.

Amoureuse du passé et passionnée d'Histoire, elle crée en 2005 l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Brienne-le-Château (ASPB). Avec les adhérents, elle entreprend d'écrire et de réécrire en plusieurs tomes l'Histoire de la ville. C'est la naissance des Cahiers briennois : Journal de Pierre Duval, valet de madame de Brienne pendant la campagne de France de 1814 (2009) ; Les secrets de Brienne-le-Château / Le prieuré (2010) ; Brienne 1900, première partie, faïenceries, poteries et tuileries  (2010) ; Brienne-le-Château, période médiévale, les croisades (2011) ; Les Bauffremont à Brienne-le-Château (2012) ; L'ancienne abbaye de Basse-Fontaine, XIIe siècle (2015).
Avant son décès en 2017, elle avait rédigé un dernier Cahier : Brienne et la Révolution de 1789.
Parallèlement à ces écrits collaboratifs et personnels, elle mène de nombreuses actions en faveur de la culture à Brienne, qu'elle veut pour tous : conférences, visites du château, Salon du livre, création d'un fonds de l'ASPB à la bibliothèque municipale.
On doit à Colette Bennani d'avoir par ses travaux et sa passion renouvelé l'étude sur l'Histoire de Brienne et sur la famille de Loménie.

Maya Bennani
décembre 2018

dimanche 30 décembre 2018

Troyes, le rû Cordé 1840

  L'auteur du dessin à la plume Henri BOUTIOT est le fils de Joseph Théophile BOUTIOT  1816-1875, auteur notamment d'une "Histoire de la ville de Troyes" en quatre volume.
 Henri BOUTIOT 1844-1916, négociant et fabricant de bonneterie de laine à Troyes reçut en 1877 une médaille vermeil de la Société académique de l'Aube pour avoir introduit dans le département de l'Aube un usage d'un procédé d'apprêt de la laine emprunté à la Picardie : le foulage. Ce procédé a l'avantage "de donner à la bonneterie, une souplesse, une douceur à la main, une élasticité que l'on chercherait en vain dans les articles simplement parés à la vapeur..." (Mémoires SAA 1877 p25-26)

vendredi 28 décembre 2018

Métiers de bonneterie 1938





Photographies de Maurice MICHEL publiées en 1938
dans "Troyes ville d'art-ville de labeur" de Louis DUMONT
Editions J-L PATON

Le canal de la Haute Seine et ses platanes centenaires

  Photographie de Maurice MICHEL publiée en en 1938
 dans " Troyes ville d'art - ville de labeur" de Louis DUMONT Editions J-L Paton

dimanche 23 décembre 2018

Survêtement Joinville à Troyes




A l'angle des rues Bégand et Couturat à Troyes apparait encore le logo "Le survêtement Joinville" qui équipait les athlètes du bataillon de Joinville pendant le dernier tiers du 20ème siècle.
La marque a disparu en 2008.
Les locaux industriels ont été transformés en logements.





Jules Petit fait édifier vers 1877 une fabrique de métiers pour bonneterie (société Petit Frères) ; puis les frères Petit s'associent avec l'ingénieur   - Georges Lebocey - quelques années plus tard, en 1883, dans une Société en Nom Collectif Petits Frères et Lebocey et Cie. Les ateliers de la rue Bégand sont agrandis en 1886. Lebocey ayant acquis d'autres sites, la société Wiethoff et Cie en devient propriétaire vers 1905. Entre les deux guerres, les locaux sont occupés par l'usine de bonneterie Mauchauffée (IA10000054) puis par la S.A. Guillot à partir de 1954 (encore en place en 1986, lors de l'enquête initiale). En 2013 (complément d'enquête), partie du site se trouve converti en habitations ; le reste est désaffecté.

Commune : Troyes
Adresse : 9 rue Bégand
Cadastre : 1983 BX 138


Une histoire plus détaillée de la marque "Joinville" est proposée dans l'étude de
 Jean-Louis Humbert ( Les établissements de bonneterie à Troyes (1870-1914). Troyes : C.D.D.P, 1995. 80 p. p. 32-34
et dans le blog " L'oeil américain"
http://oeil-americain2.blogspot.com/2011/01/bonneterie-guillot-joinville-troyes.html