jeudi 15 août 2019

L'abbé Lysarde de Radonvilliers, commendataire de l'abbaye Saint-Loup de Troyes


L’ABBE DE RADONVILLIERS
6 novembre 1710 : Baptême à Decize de Claude François, fils de noble Denis Louis Lysarde de Radonvilliers, Major au Régiment de Sebbeville-Infanterie, et de dame Gabrielle Simonin.
1716 : Claude de Radonvilliers quitte Decize ; il fait ses études à Paris, au Collège Louis-le-Grand et au noviciat des Jésuites (quartier du Marais).
Il est professeur dans les collèges des Jésuites à Rouen, Rennes, Orléans puis Bourges.
1740 : Retour au Collège Louis-le-Grand où l’abbé de Radonvilliers enseigne le latin. Il rédige une pièce de théâtre, Les Talens Inutiles.
1744 : Début du séjour à Bourges. L’abbé de Radonvilliers quitte l’ordre des Jésuites. Il est remarqué par l’archevêque, Mgr de La Rochefoucauld, qui le nomme vicaire général. Il est également chancelier de l’Université de Bourges.
1745-1748 : Mgr de La Rochefoucauld est ambassadeur de France à Rome. L’abbé de Radonvilliers l’accompagne et lui sert de secrétaire.
1758 : Mgr de Coëtlosquet, évêque de Limoges, est nommé précepteur du jeune duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XV. L’abbé de Radonvilliers enseigne le latin et les langues au prince et à ses trois frères, Berry, Provence et Artois.
1763 : L’abbé de Radonvilliers est élu à l’Académie Française.
1768 : Première édition de La Manière d’apprendre les langues.
Avril 1770 : L’abbé de Radonvilliers reçoit le titre d’Aumônier Ordinaire du Roi.
Mars 1779 : Radonvilliers prononce un discours de réponse au nouvel académicien Jean-François Ducis, qui vient d’obtenir le siège laissé vacant à la mort de Voltaire.
L’abbé de Radonvilliers siège au Conseil du Roi en tant que représentant du clergé. Il a reçu plusieurs bénéfices d’abbayes (Neauphle, Saint-Loup de Troyes, Saint-Orens d’Auch…)
18 avril 1789 : Claude François Lizarde de Radonvilliers meurt à son domicile de la rue Louis-le-Grand. Il est inhumé dans l’église Saint-Roch.
 
(extrait des Célébrités diécizoises).


L'abbé C F Lisarde de Radonvilliers a été de 1757 à 1788, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Loup à Troyes. 
Mais jusqu'à présent, aucune information ne permet d'établir un lien entre cette famille et le village aubois de Radonvilliers dans le canton de Brienne le château. 

Dans les œuvres choisies du cardinal de Maury, tome III page 530 on trouve une anecdote sur cet abbé : "Sur le point de renouveler un bail pour la ferme générale de son abbaye de Saint-Loup de Troyes, il demanda au fermier sortant, un M. de la Porte à combien pouvait se monter l'augmentation qu'il avait de faire subir au bail. Le fermier estima à 3 ou 4000 francs cette augmentation, se déclarant prêt à l'accepter pour son compte. M. de Radonvilliers déclara : "Je ne puis accepter de passer cette augmentation de revenu, vous avez une famille nombreuse et je suis bien aise ainsi de vous aider à l'élever".

vendredi 9 août 2019

A la mémoire de Emile Coué 1857-1926






Emouvante lettre de remerciement adressée par la femme d'Emile Coué à Madame Maria  Grispigni Béry après le décès de son mari.
(collection particulière)

mercredi 7 août 2019

Revue de presse, février 1887 élection législative dans l'Aube

  Le 1er février 1887 le journal politique quotidien "La Lanterne" s'intéresse à une élection partielle dans l'Aube pour désigner le successeur du marquis de Roys. Il publie la composition du comité de soutien départemental présidé par M. Pinel, maire de Bar sur Seine, assisté de deux secrétaires Gaston Arbouin, directeur politique du "Petit Troyen" et Edmond Grandemange, conseiller municipal de Troyes. Les trésoriers étant MM. Chéreau et Conry.
Le 26 février 1887, le quotidien national "La Justice" dirigé par Georges Clémenceau salue la victoire de M. Charonnat et publie une déclaration du vainqueur de l'élection accompagnée d'un commentaire de son comité de soutien.

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 Jean Baptiste Jules Charonnat, né à Maizières la Grande Paroisse en 1834, décédé à Paris en 1911.
Maire de Trainel, notaire, il fut député de l'Aube de 1887 à 1889 puis de 1893 à  1910.
Il siégea et vota avec le groupe de la gauche radicale.
 

jeudi 25 juillet 2019

Volte-Jazz, CD du quartet "Coeurs et Lames"

Oldies but goldies, un CD de jazz enregistré en 1997 par un quartet local de Troyes "Coeurs et Lames" avec notamment Jean Lefevre et Alain Fourtier : "Volte-Jazz".
 Les membres de l'UPOPAUBE et d'autres groupes locaux reconnaitront l’accordéoniste talentueux.
L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes

vendredi 7 juin 2019

Médaillon Eugène Guyot 1858-1910 par Désiré Briden



 Médaillon du photographe Eugène Guyot,
 œuvre de Désiré Briden
 ornant sa sépulture au cimetière de Troyes

Sept années séparent les photographies 2019-2012.
Le médaillon a mieux profité du toilettage que la pierre sablée.


Eugène Théodore Guyot, né le  24 mars 1858 à Merrey sur Arce, a épousé le 12 août 1879 à Troyes Joséphine Marie Roussel, demoiselle de magasin. Il est décédé le 3 novembre 1910  en son domicile. L'atelier du photographe Eugène Guyot était situé au 2, rue de la Paix.

voir le post publié en 2012

https://troyes-en-champagne.blogspot.com/2012/10/eugene-guyot-photographe-troyen.html

Général Joseph Picoche 1867-1939





Le général Joseph Etienne Henri PICOCHE est décédé à Troyes le 23 mars 1939.
Il n'est pas lié à la famille des Picoche, mécaniciens, employés des chemins de fer de l'Est qui ont vécu à Troyes dans les années 1860-1880.
Le général Picoche, polytechnicien, est né à Sainte-Colombe dans la Côte d'Or le 19 janvier 1867, fils d'un instituteur. Il a épousé le 17 avril 1894, alors qu'il était en garnison à Châlons-sur-Marne, une troyenne Mathilde Robin,   fille de Gustave Robin et de Julie Devanlay.
Après une carrière militaire bien remplie qui lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur, il s'est retiré à Troyes,  7, rue de Preize.
En 1938, il a été reçu membre associé de la Société académique de l'Aube, quelques mois avant son décès.
Son inhumation dans l'intimité, sans fleur, ni couronne, fut annoncée brièvement par sa famille dans les journaux locaux la Tribune de l'Aube et le Petit troyen.

mardi 4 juin 2019

La fabuleux destin de Marie-Joséphine Mailly





En 1832, la demoiselle Marie Joséphine Mailly, née à Troyes le 12 octobre 1804 sollicite un passeport pour se rendre à Alger. Elle souhaite y  exercer son métier de couturière. Sa demande est soutenue par le maire de Troyes M. Payn avec une lettre très élogieuse  adressée au préfet.

Joséphine Mailly, fille d'un  marchand fabricant de drap, René Philibert Mailly et de Marie Anne Autrant,  est une couturière réputée sur la place de Troyes. Agée de 27 ans, elle dispose d'un capital qui lui permet de financer son voyage et son installation à Alger.
Elle mesure 4 pieds 10 pouces, ses cheveux et sourcils sont châtains, comme ses yeux. Ses nez et bouche sont moyens, son visages et son menton sont ronds et son teint est pâle.

L’'état-civil d'Alger enregistre le 9 novembre 1835 son mariage avec  un employé à la comptabilité de l'intendance civile d'Alger  Jean Joseph Garreau.
 Celui-ci en profite pour récupérer la particule que son père avait abandonnée.  Il déclare sur l'honneur que c'est par erreur que son acte de naissance enregistré  le 20 ventose an XII à Marennes en Charente Inférieure  ne mentionne pas son nom réel Garreau de Loubresse. Il y est désigné comme fils de l'avoué Armand Garreau et de dame Elisabeth Lozeau, petit-fils d'un ingénieur Jean Baptiste Garreau.
 Le couple Garreau Mailly a plusieurs enfants. Deux garçons  décèdent quelques semaines après leur naissance en 1836 et 1838. Une fille Marie Amélie est née en 1839, suivie par deux garçons,  Alexandre Paul Armand en 1840, Louis Armand en 1842.

Marie Joséphine Mailly  décède  à Alger en 1858.  Son mari devenu huissier est responsable de plusieurs loges maçonniques sur Alger.
Il contracte un second mariage en 1861 avec une espagnole Magadalena Gonalon, originaire de l'ile Minorque et il décède en 1877.
Alexandre Paul Armand fonde une famille en Algérie après son mariage en 1878 à Alger avec Marie Françoise Delahays. Louis Armand, médecin, épouse en 1866 Marie Alexis, fille de l'architece  François-Joseph Granger...
Plusieurs descendants de Marie Joséphine Mailly feront carrière en Algérie sous le nom Garreau de Loubresse.

Beau parcours pour cette auboise couturière talentueuse et ayant le goût de l'aventure dont les ancêtres étaient originaires de Piney et de Brévonnes : des fabricants de drap, des bonnetiers, des cultivateurs et aussi un notaire et un procureur fiscal.
 Nul besoin de lui attribuer à titre posthume un titre de comtesse en la confondant avec l’une des maîtresses de Louis XV.