jeudi 22 septembre 2016

Fermeture de la librairie "Le Petit Troyen"

 Encore une fermeture de librairie sur Troyes.
Seconde disparition du "petit Troyen". La librairie avait repris le nom d'un journal local.
 "Le Petit Troyen" était un quotidien radical créé en 1881  par Gaston Arbouin avec l'aide notamment de l'avocat Maxime Napias, l'un des fils de  Claude Dominique
 Napias plus connu sous le nom de Napias-Piquet.

Le Petit Troyen sur le site de la BNF :


Le Petit Troyen : journal démocratique régional ["puis" journal quotidien de la démocratie de l'Est "puis" grand quotidien de la Champagne]
Date de création :1881
Fin de publication :1944
Périodicité :Quotidien. six fois par semaine (23 mars 1920-1944)
Numéros :1re année, n° 1 (12 nov. 1881) - 66e année, n° 22830 (23 août 1944)
Contributeurs :Le sous-titre varie
Note :Principaux dir. politiques Gaston Arbouin (sept. 1884-févr. 1907), Léon Mougeot (mars-nov. 1907), Alexandre Israël (déc. 1907-mars 1920 ; juil. 1922-juin 1924) ; réd. en chef Louis Dumont (mars-juil. 1920). Avec un prospectus s. d. [11 nov. 1881] impr. à Paris. Le 11 déc. 1882, texte identique puis, du 3 au 12 août 1883, en partie identique à celui de : "Le Petit Champenois" $a À partir du 22 mars 1887, texte identique puis, du 30 mai 1887 au 2 juin 1889 , en partie identique à celui de : "Le Radical de l'Yonne" = ISSN 2135-8176 ; du 3 juin au 20 juil. 1889, texte en partie identique à celui de : "Le Réveil bourguignon" = ISSN 2136-687X puis, du 21 juil. 1889 au 2 févr. 1890 [?], à celui de : "Le Bourguignon libre" = ISSN 2122-2223. Contient parfois des suppl. illustrés publ. à Paris : "Le Petit illustré : journal hebdomadaire", qui porte en tête : "Supplément au Petit Troyen du…", et : "Magazine, Illustré national…", qui porte en tête : "Le Petit Troyen" et dont le titre peut aussi se lire : "Le Petit Troyen magazine, Illustré national...". A donné lieu à divers suppl. qui se présentent sous forme de rubriques : "Agriculture ["puis" Agriculture et viticulture] : revue hebdomadaire départementale", "Le Troyen agricole", "Le Troyen des petits", "La Terre de France"...
Lieu de publication :Troyes (Aube, France)
ISSN :2263-8873



 Un mot du libraire Marc Haclin publié il y a quelques semaines sur internet.

"Une page se tourne, trop de frais plus assez de lecteur troyen. J'ai décidé après plus de 25 ans que la librairie fermera ses portes dans l'année. La date n'est pas encore établie. Je continue l'activité sur internet. C'est une autre façon de travailler qui ne me satisfait pas plus que cela mais si je veux rester libraire, il n'y a pas d'autre solution."

http://stores.ebay.fr/Librairie-Le-Petit-Troyen

mercredi 21 septembre 2016

Médaillon du colonel Driant de Neufchâtel à Troyes.

  Monument en l'honneur du colonel Driant (1855-1916) inauguré à Troyes en juin 2016, cent ans après sa disparition. Stèle placée devant l'ancienne caserne Beurnonville où il commanda le 1er bataillon de chasseurs à pied de 1899 à 1905 avant d'être sanctionné pour ne pas avoir respecté le devoir de réserve imposé aux militaires et manifesté publiquement son opposition à la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Militaire très brillant et unanimement reconnu, patriote, une forte personnalité.  Ecrivain engagé, homme politique de droite, gendre du général Boulanger. Une personnalité flamboyante et contrastée dont le patriotisme ne pouvait être mis en doute malgré sa virulence.

voir une de ses biographies



  Médaillon de Charles Mary sur le monument dans sa ville natale de Neufchâtel-sur-Aisne.

jeudi 15 septembre 2016

Maison d'éducation de jeunes demoiselles 7, rue Saint-Loup à Troyes



Mademoiselle Elisabeth Hortense Harmand, née en Haute-Marne à Morancourt le 17 avril 1824 a dirigé une maison d'éducation de jeunes demoiselles avec la collaboration de son frère dans les années 1850-1860.
 Elle a épousé le 24 août 1861 à Troyes Jules Laurent Mongin, docteur en médecine sur Sommevoire, veuf pour la seconde fois. De leur union est née Isabelle Marie Mongin, née le 28 février 1863 à Sommevoire. Hortense Harmand décède le 17 mars 1899 à Sommevoire quelques années avant son mari devenu maire de cette commune.




La rue Saint-Loup est devenue rue Chrestien de Troyes.

dimanche 21 août 2016

"Charlotte la Républicaine" chantée à Troyes en 1851


"Charlotte  la Républicaine" fut chantée à Troyes le 1er septembre 1851 vers 8 heures du soir dans le cabaret du Sr Blanchard rue de la Pie. Chantée par Françoise Chanvin, épouse Dambonville, reprise par une partie de l'assistance.  Une rixe éclata entre le mari de Françoise Chanvin et un autre spectateur.
A la demande du Procureur de la république une enquête fut conduite par la police, des interrogatoires des divers protagonistes conduits par le Juge d'instruction du Tribunal de première instance de Troyes (Hugues Truelle), l'intervention du Procureur général de la cour d'appel de Paris qui demanda le 25 novembre 1851 le renvoi de Françoise Chanvin devant la cour d'assise de l'Aube pour avoir :
1.  cherché à troubler l'ordre publique enn excitant le mépris ou la haine des citoyens les uns contre les autres;
2.fait l'apologie de  faits qualifiés de crimes ou de délits.

L'audience de la Cour d'assise programmée le 15 décembre n'eut pas lieu, l'affaire étant "arrêtée par mesure administrative", une des conséquences du coup d'Etat du 2 décembre 1851.
Le retrait de cette affaire de la session de la Cour d'assise fut motivé le 9 décembre 1851 "attendu que dans l'état actuel des esprits, l'examen d'une affaire ayant un caractère politique pourrait donner lieu à des débats contraire à la bonne administration de la justice (sic)".

En 2015, lors d'une journée consacrée aux chansons sociales par l'Association ADAMIOS-89, la chorale de Villefargeau a interprétée une version de cette chanson républicaine.





Texte de Noël Mouret

Refrain
Chacun me nomme avec orgueil
Charlotte-la-Républicaine
Je suis la rose plébéienne
Du quartier Montorgueil.

Pendant les trois grands jours,
Leste comme la foudre,
Je portais la poudre
Aux enfants des faubourgs;
Au nez des fantassins
Mitraillant nos mansardes,
Je faisais des cocardes
Pour les républicains.

De mon ciel toujours pur
Dieu protège l’étoile,
Mon vaisseau n’a pour voile
Que mes grands yeux d’azur;
Dans les bosquets charmants
Où l’amour se recueille,
En folâtrant j’effeuille
Les fleurs de mon printemps.

Sous les lois du lien
Un jour si je me range,
Je veux que mon bon ange
Ne soit plus mon gardien;
Riant du préjugé,
Quand un amant me gruge,
Sans le secours d’un juge,
Je signe son congé.

Riches, vos diamants
Ne me font point envie,
J’ai pour dorer ma vie
Une foule d’amants,
Dotez vos Marion,
Rivales des duchesses,
Qui vendent leurs caresses
À l’ombre d’un blason.

J’aime la liberté,
Je donnerais pour elle
La dernière étincelle
De ma folle gaîté,
Fille d’un montagnard,
Pour frapper dans l’arène,
Je porte dans sa gaine
Un terrible poignard
.
Du temple de la peur,
Toi qui jamais ne bouge,
Les Républicains rouges
Te glacent de stupeur!
Ton trône vieux et veuf,
En vain on le restaure;
La France n’est encore
Qu’à son quatre-vingt-neuf.

Défenseurs courageux
De l’œuvre sociale,
Immolés par la balle
Des bourgeois furieux,
Sur vos tombeaux sans croix,
Sans crainte pour mes charmes,
J’irai verser des larmes
Et prier quelquefois.




jeudi 11 août 2016

Hommage à Napoléon Ambroise COTTET 1808-1880

  Hommage de jeunes gens à Napoléon Ambroise Cottet qui fut professeur de mathématiques à l'Ecole normale primaire d'instituteurs de Troyes du 28 octobre 1836 au 7 décembre 1843 avant de devenir contrôleur des Poids et mesures à Arcis sur Aube.