lundi 18 avril 2016

Charles Cuisin Paris 1814 - Troyes 1859






Charles Cuisin (1814-1859)
Charles Cuisin est né le 23 mars 1814 à Paris fils d'Antoine Cuisin originaire de Montieramey et de Marthe Hibert.
Il intégre l'Ecole des Arts et Métiers de Châlons sur Marne le 2 avril 1828, et en sort à la demande de ses parents le 7 octobre 1830.
Il épouse le 5 avril 1842 à Troyes, Victorine Célinie Mignot, fille de Pierre Théodore Mignot, médecin et de Marie Anne Drujon.
Il décède à Troyes, âgé de 45 ans, le 22 juin 1859.


Artiste mystérieux et méconnu, la vocation de Charles Cuisin se fait jour lors de ses études à l'Ecole des Arts et Métiers de Châlons-en-Champagne.
Les titres de ses oeuvres exposées au Salon de Paris (1841, 1844 et 1847) et à l'Exposition bisannuelle de Troyes (1841,1843,1845, 1847 et 1852) montrent qu'il affectionne les "effets" qu'ils soient "de lune", "de crépuscule", "de brouillard", "de soleil couchant". Il est à la recherche de la lumière perdue et retrouvée, il la restitue dans une poésie où règne le mystère. Les critiques de l'époque saluent un artiste au "très grand talent" qui se "révèle sous une forme saisissante et originale".

samedi 9 avril 2016

Les portraits de Balzac par Yves Gagneux

  Conférence remarquable du directeur de la Maison de Balzac, Yves Gagneux à la Médiathèque du Grand Troyes le 7 avril 2016.
Les différents portraits d'Honoré de Balzac, commentés avec érudition, simplicité et empathie.
Une heure exceptionnelle !

mercredi 6 avril 2016

Louis Morin et les Ruines publiques de la Vacherie






Les « Ruines publiques » de la Vacherie

par Louis Morin, Almanach du Petit Troyen 1901
 
LE PROMENEUR qui abandonne la grande rue de la Vacherie, à la hauteur du Bal des Lilas (Établissement Hugo, Unterwald, successeur), pour s’engager dans la rue du Grand-Véon, aperçoit vers la gauche, à quelques mètres de la route et non loin de plusieurs trous à grève, une série de constructions hétéroclites se découpant à cru sur la verdure des arbres environnants. Neuf tourelles en briques élèvent en cet endroit, vers le ciel, leurs flèches pointues ou leurs extrémités en globe.
Qu’est ceci, qui jure si étrangement avec le paysage ? Quel château chimérique dresse là ses défenses surannées ? À quelle divinité inconnue ces clochetons portent-ils les hommages de fidèles invraisemblables ? Quel culte bizarre abrite ses risibles secrets derrière ces murs sans fenêtres, ou quel soldat fabuleux a pointé ces canons dont la gueule enferme encore le boulet prisonnier ?
La question reste sans réponse.
Examinons de plus près ces monuments ; ils nous livreront peut-être le mot de l’énigme.
Les « ruines » de la Vacherie
Les deux tourelles centrales, sœurs siamoises, mais non jumelles, sont montées d’un seul jet, coupé de minces entablements, jusqu’à la base du comble, qui s’élève amplement carré pour se terminer par une pointe aiguë. À chaque coin est une échauguette hardiment équilibrée.
Celle de ces tourelles qui est à gauche, datée de 1898, est décorée d’un rang de larges coquillages plats, d’un corps de girouette représentant la gueule ouverte d’un animal fantastique, et d’une balance qui représente mal la Justice, car l’un de ses plateaux (seules parties visibles) est plus haut que son pendant.
Dans l’autre tourelle (1899), à deux mètres environ du sol, a été ménagée une niche qui renferme, derrière un grillage, les bustes de Minerve et de Mars -la Paix et la Guerre; plus haut, un rang de coquillages, puis quatre tubes supportés par autant de bavettes de pierre blanche et figurant des canons braqués.
Un écriteau portant ces mots :
SOUVENIR
DE 83 ANS DE
TRAVAIL
rappelle le long et rude labeur du père du constructeur et de ses cinq garçons.
Ces deux tourelles sont réunies presque à leur sommet par une troisième, toute petite, à laquelle est fixé un cadran marquant midi moins un quart, ce qui fait dire aux habitants du quartier que « l’aiguille aux trois quarts touche ».
LE CADRAN EST CENSÉ ÊTRE ÉCLAIRÉ par une ancienne lanterne de roulier qui dut faire bien des fois le voyage de Troyes à Langres, aux flancs des charrettes qui reliaient les deux villes, voici une soixantaine d’années, en service accéléré; elle a encore son tiroir où l’on plaçait la chandelle d’un sou, le briquet et l’amadou indispensables en ce temps où l’on manquait d’allumettes. Dessous sont accrochés des anneaux de la chaîne qui entourait la feue Halle aux Blés de Troyes, ainsi que plusieurs roues des wagonnets Decauville qui servaient à transporter la grève de l’intérieur de la propriété jusqu’à la route.
Sur un écriteau, on lit :
RUINES
PUBLIQUES
FIN DE SIÈCLE
D’autres pancartes barrent d’une ligne blanche les deux tourelles; on voit sur l’une les vers suivants, où se reconnaît la manière de faire d’un ami dont le jardinet, lieu de poétiques rêveries, se trouve non loin de là :
Arrête-toi, passant, contemple ces vestiges ;
Sans les considérer comme étant des prodiges,
Vois s’ils n’ont pas un air railleur, mystérieux,

En se dressant ici pour parler à nos yeux.
Provenant du salon, de la manufacture,
Du bouge ou du palais tombés en pourriture,
Ils nous disent tout bas : « L’incertain avenir
Aura le sort commun : celui du souvenir.
Les deux tours (1898, 1899) qui avoisinent celles ci-dessus décrites sont plus simples dans leur partie inférieure, ornée de gibernes de gardes nationaux et d’inscriptions relatives à la guerre de Crimée. La partie supérieure est formée d’une pyramide centrale surmontée d’une tourie formant dôme; aux angles, des quarts de pyramides (tourelle gauche) sortent, croisées, deux hallebardes provenant de la vente d’armes faite il y a quelques années par la Ville de Troyes; contre celle de droite, une enseigne de bureau de tabac.
L’autre paire de tourelles qui suit (1900, 1899), toujours en prenant celles de gauche et de droite, consiste en deux tours carrées comme toutes les autres, massives jusqu’à une certaine hauteur, puis s’amincissant pour finir presque en pointe par une étroite plate-forme où sont à l’étroit deux statuettes : une Chinoise d’un côté, un berger de l’autre. À mi-côte de la tourelle gauche, Bonaparte domine le globe du monde. À proximité, deux quatrains de la même source que les précédents.
VENONS MAINTENANT AUX TOURELLES DES EXTRÉMITÉS.
Moins élevées que leurs voisines immédiates, une sorte de col en étranglement rend leur silhouette plus gracieuse. À hauteur d’homme, une rentrée a été ménagée dans leurs angles vifs pour faire place à de minuscules colonnettes. Dans celle de gauche, une niche grillée emprisonne quatre statuettes : pêcheur et pêcheuse ; Anglais et Anglaise. Le sommet est formé d’un groupe de bouteilles qui en supportent une finale. La tour de droite est terminée par une tourie; dessous, Garibaldi à cheval; une pelle et des pincettes, du meilleur style, croisent fraternellement leurs tiges; çà et là des canons, des boulets factices, sauf un, cependant, qui a été trouvé à la Guillotière et date de 1814. Une plaque de cheminée en fonte, du XVIIe siècle, malheureusement incomplète, montre encore le blason royal sur un fond couleur suie de la meilleure patine.
Un drapeau surmonte chaque tourelle; derrière, quelques arbres passent leurs. têtes feuillues, tandis que d’autres, à côté, dépouillés de leur toison verte, dressent au ciel des fûts dénudés et tortueux dont l’un est paré d’une touffe de gui qui, sur l’image, rappelle ces têtes de décapités dont étaient ornées, avant la conquête, les murailles des cités dahoméennes.
Une deuxième tourelle, invisible sur l’image, fluette et presque dépourvue d’ornements, sert de sentinelle avancée au groupe imposant de ses compagnes; elle marque l’emplacement, assure-t-on, de nouvelles constructions que le siècle naissant verrait grandir.
La clôture du terrain où sont élevées les « Ruines publiques » est faite de poutres de la Halle aux Blés tant regrettée par beaucoup de nos concitoyens, d’une colonne en pierre du même monument, et de rails Decauville; un paratonnerre se dresse à l’entrée. De l’autre côté de la route, des bornes venant aussi de la Halle, et reliées encore par leurs chaînes, gardent une maisonnette caparaçonnée de vieille tôlerie et ferblanterie, devant laquelle trois ou quatre hauts sapins sont garnis de toutes sortes d’objets de rebut, semblant autant d’ex-voto.
Les « Ruines Publiques fin de siècle » sont établies avec des débris de briques de tous échantillons et de menues pierres retirées des décombres transportés par les propriétaires des graviers voisins pour combler les trous de leur exploitation.
Ces matériaux proviennent d’un peu partout, chaque quartier de la ville en a livré son contingent ; il en est même d’origine remarquable, comme ceux fournis par l’Hôtel de Ville, par l’église Saint-Urbain, par la Halle aux Blés. Ils sont posés à sec, sans chaux, sans plâtre ni ciment; des cales en tuiles plates, en ardoise, en tôle ou en zinc, voire en carton-pierre, établissent le nivellement des divers plants, difficiles à obtenir à cause de l’inégalité des types employés et des restes de mortier qui y adhèrent.
L’ensemble est tellement bien d’aplomb, sur des bases sans fondations, que les derniers ouragans, dont maintes cheminées ont souffert, n’ont eu aucune influence sur les « Ruines », sauf peut-être d’avoir désarçonné Garibaldi, à moins que quelque gamin ne soit coupable de cette irrévérence.
MAINTENANT QUE LA DESCRIPTION qui précède, aidée de l’image, a fait comprendre à ceux qui ne les ont pas vues ce que sont les constructions déjà célèbres de la Vacherie, essayons de démêler le mobile de leur auteur en les édifiant.
Car il est inadmissible que ce soient de simples bâtisses faites au hasard d’une inspiration fantaisiste; et comme elles ont encore moins une destination utilitaire, le sentiment qui a conduit la main de l’ouvrier peut être intéressant à rechercher.
Une chose, tout d’abord, vient réfréner la pensée, désavantageuse qui naît la première devant l’apparente incohérence du groupe : c’est que chacune des unités qui le composent est voulue, préméditée, préparée.
En présence d’un tas de vieux matériaux inutilisables, le maître de céans résolut de les faire servie à édifier quelque chose de personnel, d’original dans les deux sens du mot. Alors il laissa germer cette idée dans son cerveau; il fit et défit des essais voilà cinq ans au moins que les premiers ont intrigué voisins et promeneurs ; puis un jour il se mit à l’œuvre.
Mais non tout de suite sur le terrain. Pour ne laisser rien à l’imprévu, pour ne pas travailler en aveugle, il traça d’abord des plans; j’ai vu plusieurs de ceux-ci : chaque pierre, chaque brique à employer y est indiquée, avec sa forme et sa couleur, de sorte qu’avant de commencer, l’architecte de ces surprenantes pyramides en connaissait l’aspect définitif et jugeait de leur effet final.
Celui qui a choisi les délicieuses statuettes que Charles Gros décrivit en de si beaux vers dans l’Almanach du Petit Troyen de 1899, et qui en a si poétiquement peuplé les solitudes de ses graviers, avait une autre idée en tête, en élevant ses curieuses bâtisses, que celle d’épater ou de mystifier ses concitoyens.
Cet homme a été tout sa vie un actif ; le travail a été sa seule occupation, presque sa seule préoccupation : pas ce travail comprimé, mesquin, qui use et qui abrutit, mais le bon travail libre au grand air, fortifiant la corps en le fatigant, fortifiant la tête aussi, mais en la ménageant.
Et aujourd’hui que l’heure du repos pourrait être venue, ce vaillant emploie à des travaux désintéressés, effectués seul, les forces inoccupées d’un tempérament à toute épreuve. Il le fait dans l’entière plénitude d’une volonté consciente. Artiste à sa façon, il crée, selon des formules qui répondent à sa conception personnelle du beau, une œuvre que peu apprécient, mais qui, néanmoins, étonne tout le monde. Lui, sans en tirer vanité, il jouit du résultat obtenu, écoutant complaisamment discutant parfois sans humeur les appréciations bien diverses de ses nombreux visiteurs. Son rêve a pris corps et les critiques le laissent froid.
MAIS POURQUOI « RUINES », dira-t-on, alors que les pyramides de la Vacherie, édifiées d’hier, sont complètes dans toutes leurs parties ?
Il y a en cela, semble-t-il, une intention philosophique. Synthèse de débris de toutes sortes, réunissant en elles les témoins d’innombrables démolitions, la brique vernissée du pavillon bourgeois y étant venue rejoindre, sur la même large pelle que le moellon de la chaumière, un capharnaüm de résidus domestiques et industriels, ces monuments sont en réalité des amas de ruines, de ruines d’autant plus ruines qu’étant éloignées des lieux qui les avaient vues dans leur période active, la pensée même n’en peut reconstituer la forme primitive.
Les Ruines publiques fin de siècle méritent donc leur titre, comme elles valent qu’on se dérange pour les aller voir ; d’autant plus que, ainsi que l’a dit Célestin Moriat :
La contrée est charmante et tout l’été est fleurie… (3)
Louis Morin

mardi 5 avril 2016

Troyes - Les ruines de la Vacherie







EN 1885, un certain Douanier Rousseau déclenche l’hilarité générale au salon des Refusés, c’est tout dire ! Cette même année, arrive à Rothéneuf un Abbé Fourré, dont on ne peut, certes, mettre la foi en doute, mais qui se fera connaître surtout pour ses rochers sculptés. En 1879 avait commencé à Hauterives la construction d’un Palais Idéal édifié par un Facteur rural nommé Cheval. Or, aux alentours de 1885, un homme commence lui aussi à édifier une œuvre architecturale singulière. De ce site qui a sans doute égalé les plus grands, il ne reste aujourd’hui plus rien, presque plus rien. Cet homme s’appelait Auguste Bourgoin et il avait baptisé son site du beau nom de Ruines publiques fin de siècle !
L’aventure commence à Troyes où la famille Bourgoin exploite une gravière. Peu à peu, les quatre frère Bourgoin vont diversifier leur entreprise : ramassage des ordures, des gravats, des démolitions, transports en tous genres, récupérations…
Après quelques années de tâtonnements, l’un des frères, Auguste, commença en 1896, sur une parcelle de terrain qu’il possédait dans le quartier de la Vacherie à Troyes, à édifier des pyramides dans lesquelles il incluait des sculptures, des statuettes, des objets divers dont l’énumération formerait un inventaire à la Prévert ! Ces pyramides sont des constructions en pierre sèche, de base carré comportant des niches où l’on pouvait voir : Jeanne d’Arc, une Vénus, Napoléon Bonaparte, Garibaldi… Le site en comporta jusqu’à seize sans parler du Bureau des Ruines qui conservait les trouvailles les plus singulières !

Las, après un temps de célébrité autour de 1900, les tours furent détruites les unes après les autres… sauf une, la plus petite, qui résiste encore au milieu des habitations, le flanc bardé d’une plaque muette qui aurait dû contenir un poème « en l’Honneur du Site » !
Jean-François Maurice
Gazogène n°17


For English readers


Jean François Maurice nous a quittés le 6 mars 2014, entouré de sa famille et de quelques amis dans sa maison de Belaye, à la suite d’une grave maladie. Aujourd’hui nous adressons une pensée et un hommage à cet ami chaleureux à ce professeur de Philosophie apprécié de tous ses collègues, à cet artiste passionné, créateur en 1991 de la revue d’Art brut « Gazogène » Aujourd’hui trente cinq numéros prouvent une belle aventure, un exemple à part dans le monde de l’art brut. Elu au Conseil municipal de Belaye, il avait crée une association « Lire entre les vignes ». Il était connu à Cahors comme érudit, chercheur, collectionneur, amis des livres. On le rencontrait souvent au Salon du Livre Ancien où « Gazogène » en main il initiait avec simplicité et compétence tous ceux qui avaient soif de découvrir « L’art brut.» Jean François écrivait : « Gazogène a été crée pour laisser la parole à ceux qui en étaient exclus, pour signaler les manifestations de la création populaire, sans exclusive sans sectarisme. »
Les témoignages affluent
Jean Pierre Alaux : « Jean François Maurice appartenait à ces rares intellectuels qui propageaient leur savoir avec cette jubilation des êtres bienveillants, tolérants, foncièrement humanistes. Notre vieille amitié de plus de quarante ans ne fut qu’échanges, philosophie, curiosité et amour de la vie. Hédonistes nous étions, honorant dignement « Le sang de la vigne » Son regard émerveillé sur le monde va me manquer… Et dire qu’à présent il va philosopher avec le Grand Architecte cela promet de belles joutes oratoires aux portes du paradis.»
Jean Maureille : « J’ai eu la chance de côtoyer Jean- François, « il avait le don de mettre en valeur les « gens simples » de l’art brut ou de l’art singulier. Une poésie provocatrice ou drôle animait ses relations humaines ou ses écrits avec une érudition qu’il ne mettait jamais en avant respectant avec pudeur ses interlocuteurs. »
Laurent Guillault, conservateur en chef du Musée Henri Martin : « Grand spécialiste de l’art populaire, Jean François Maurice, amoureux des artistes vrais et des curieux, la revue « Gazogène » et son impressionnante documentation lui survivront. D’autres reprendront le flambeau mais sans son œil pétillant et sa barbe douce. Restent les souvenirs joyeux et les publications utiles dont le plus beau catalogue coédité avec le musée Henri Martin et consacré à Marie Espalieu en 2011. Jean François nous rappellera à son souvenir dès que nous verrons une racine ou une statue aux gros yeux, un lion à la crinière verte. Mais en attendant il nous manque déjà » 



publié par Le Petit Journal.  

samedi 2 avril 2016

Piquée fils Troyes - photographie artistique - jeune femme à l'éventail


 

Piquée, photographes de père en fils.

Le 6 septembre 1864 Jean Baptiste PIQUEE, employé aux chemins de fer de Lyon, âgé de 36 ans, né dans les Vosges, demeurant 12, rue de Charonne Paris 11ème, épouse à Troyes Françoise MOREL, fille de confiance chez HOPPENOT, âgée de 37 ans, née à Dammartin (Haute-Marne).
Le 14 janvier 1867, Jean Baptiste PIQUEE, comptable aux chemins de fer de l'Est, demeurant 44 rue de Belfroy à Troyes, déclare la naissance de son fils Georges Marie.
En 1872, le recensement de population sur Troyes enregistre Jean Baptiste PIQUEE, exerçant la profession de photographe, âgé de 44 ans, habitant 10 rue du Ravelin avec sa femme Françoise MOREL et leur fils Georges Marie.
En  1876 Jean Baptiste PIQUEE adhère à la Société Française de Photographie créée en 1854. Il y restera jusqu'en en 1887.
En 1888 Georges Marie PIQUEE entre à la Société Française de Photographie, il se fait connaître sous le nom de PIQUEE fils.