lundi 2 décembre 2019

Blanche Miroir, une actrice née à Troyes, à la création de la pièce d'Edmond Rostand : Cyrano de Bergerac




Cyrano de Bergerac

Comédie héroïque en 5 actes et en vers

Création le  : Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris)

Interprétation Coquelin aîné (Cyrano)

Volny (Christian de Neuvillette)

Maria Legault (Roxane)

Desjardins (Comte de Guiche)

Esquilar (Soeur Marthe)

Jean Coquelin (Raguenau)

Blanche Miroir (Lise)


Reprise

Interprétation Coquelin aîné (Cyrano)

Volny (Christian de Neuvillette)

Desjardins (Comte de Guiche)

Jean Coquelin (Ragueneau)

Gravier (De Castel-Jaloux)

Péricaud (1er cadet Montfleury)

Segond (Lebret)

Bouyer (3e cadet)

Walter (1er marquis)

Garay (Lignières)

Albert (Capitaine espagnol)

Armand Gérard (De Valvert)

Léonie Yahne (Roxane) puis Esquilar

Esquilar (Soeur Marthe)

Blanche Miroir (Lise)

Kerwick (La distributrice)

Bouchetat (La duègne)

Rafly (Mère Marguerite)

Chapelas (Soeur Claire)


Après la tournée aux USA la pièce a été jouée en 1901 au théâtre Sarah Bernhardt
1897 Théâtre de la Porte Saint-Martin (Paris) → ...
1900 ″ → 
″ New York

dimanche 1 décembre 2019

Napoléon Ambroise Cottet 1808-1880





La belle curiosité intellectuelle d’un Troyen d’adoption, Daniel Cherouvrier, ingénieur des arts et métier, nous livre aujourd’hui un regard inattendu sur les mouvements de gauche à Troyes au XIXe. Venu à l’histoire politique à la faveur d’une vraie passion pour les relations sociales, il s’est penché sur un don étonnant : en 1995, Lloyd Wayne Gundy, citoyen américain, offre un ensemble épistolaire à la Bibliothèque municipale de Troyes.
Quarante lettres écrites entre 1855 et 1876 par Ambroise Cottet à son fils Jules Léon, émigré aux États-Unis : respectivement son arrière-arrière grand-père français et son arrière-grand-père devenu américain.
L’échange familial resterait banal si l’un et l’autre n’étaient des figures de la gauche troyenne. Les détails livrés par cette correspondance sont largement liés au milieu politique mais aussi au milieu économique troyen. Le talent de Daniel Chérouvrier est, au-delà de cette correspondance, d’avoir rassemblé en annexe un certain nombre de documents qui constituent une toile de fonds des gauches troyennes au XIXe siècle.
Notamment un annuaire de personnalités qui montrent paradoxalement l’amitié qui lie parfois des hommes de gauche et des patrons établis. Républicain fervent, Ambroise connaîtra deux fois l’exil en Algérie pour son oppostion à Napoléon III. Regardé comme un réprouvé par ses concitoyens, il trouvera un appui solide et durable en Emmanuel Buxtdorf, ingénieur devenu prospère industriel constructeur de métiers de bonneterie.
Deux belles figures
Mais quoi d’étonnant à cette fidélité réciproque ? L’un et l’autre se sont élevés grâce au mouvement d’éducation populaire et sur le terreau des valeurs de la Révolution. Fils d’ouvriers, Ambroise Cottet doit sa solide culture — et sa carrière — à l’enseignement d’Alexandre Leymerie, polytechnicien. Si une soixantaine d’autres figures troyennes dessinent la vie troyenne sous le Second Empire — et ses opposants républicains, socialistes, communistes, utopistes… (voir par ailleurs)-, ces lettres montrent deux belles figures, celles d’Ambroise et de Jules Léon. Le premier restera toute sa vie fidèle à l’idéal républicain. Le second, qui rêvait d’une société nouvelle au sein de la colonie Nauvoo, adoptera avec une belle sincérité son nouveau pays. Jusqu’à se battre deux ans, comme officier, dans les rangs unionistes.

- « Lettres à mon fils -1855-1876 » ou Napoléon-Ambroise Cottet, témoignage d’un intellectuel troyen, républicain et libre-penseur, sur le Second Empire et les débuts de la IIIe République. Édition raisonnée par Daniel Chérouvrier

Est-Eclair et Libération-Champagne

mardi 19 novembre 2019

Promotion du champagne Gaston Cheq à Malmö en Suède






Promotion du champagne Gaston Cheq en Suède

Bienvenue pour un week-end de champagne avec Gaston Cheq au Gourmet, les jeudi 28 et vendredi 29 novembre!
Cher amateur de vin et de champagne, la maison de champagne Gaston Cheq se rendra à Malmö à la fin du mois de novembre. Ne manquez pas l'occasion d'essayer leurs champagnes uniques au restaurant Le Gourmet, Friisgatan 14, Malmö!
Jeudi 28 novembre, 18h à 21h: Soirée Champagne au saumon et aux huîtres!
Vendredi 29 novembre, 16h30-18h30: Master Class Champagne au saumon et canapés!
Pour plus d'informations et pour réserver, voir le lien ci-dessous:
https://mailchi.mp/4323afc57990/champagnehelglegourmet
Réservez une place sur www.legourmet.se ou appelez le 073 803 07 89. Santé!


Aucune description de photo disponible.

mercredi 6 novembre 2019

Conférence de la cité du vitrail, invité René-Pierre Colinet, vitraux château Marcadet








Mardi 5 novembre 2019
Conférence passionnante sur les vitraux de l'ancien château de la famille Marcadet, industriels ardennais spécialisés dans la boulonnerie anglaise.
A partir de six vitraux de la fin des années 1890 retraçant l'évolution des techniques de fabrication et de recours à l'énergie, animale, humaine, hydraulique, vapeur...
Des vitraux remarquables dignes des planches de l'Encyclopédie de Diderot.
Visibles actuellement au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières.
Pour en savoir plus se reporter à
la revue "L'archéologie industrielle n°27 de décembre 1995" et à divers articles sur les inventaires, notamment des contributions de Maya Bennani en 2009.

https://www.cilac.com

lundi 4 novembre 2019

Quelques traces de la famille Jaucourt

http://jaucourt.canalblog.com/archives/2011/01/18/20155383.html


Premier post de ce blog 19 janvier 2005

http://jaucourt.canalblog.com

Rencontre dans les salles cirées des archives...

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Dans les années 1970-1980, je cherchais des anecdotes historiques pour garnir une partie des colonnes d’un journal militant « Combat socialiste ». Le corps du journal était consacré à des prises de position sur des problèmes locaux, il n’en manquait pas, et à une expression sur la situation politique nationale. La section locale du Parti Socialiste diffusait ce petit journal régulièrement dans les boîtes à lettre du canton. Une fois par mois, quel que soit le temps, il était distribué le matin de bonne heure aux voyageurs qui prenaient le train à la gare SNCF de Gretz.
Pour rédiger ces petits articles historiques, je fréquentais
Les Archives départementales et nationales, des bibliothèques historiques de la région parisienne, le Centre Beaubourg qui venait d’être inauguré et allait devenir le centre Pompidou ainsi que les mairies du canton de Tournan où je déchiffrais les registres municipaux et les compte-rendus des conseils.
Ces visites me permettaient de faire revivre quelques épisodes oubliés de l’histoire locale qui s’inscrivaient dans les grands mouvements nationaux de notre passé. Et les quelques lecteurs qui ne roulaient pas en boule notre tract - pour le jeter au mieux dans une poubelle, au pire sur le quai - pouvaient découvrir des ressemblances avec des situations contemporaines.
Des notables locaux oubliés réapparaissaient ainsi au souvenir de nos lecteurs :Omer Talon, père de Zoé Talon, favorite royale sous la Restauration, décédé à Gretz ; le prince de Conti traqué dans la forêt d’Armainvilliers, le peintre David arrêté sur le territoire de Favières après la chûte de Robespierre et de Saint-Just. Les importantes manifestations xénophobes sur Chaumes en Brie qui ont accompagné la construction par des ouvriers italiens des lignes de chemin de fer, le récit d’un voyage inopiné en ballon au-dessus des forêts de Seine-et-Marne après la rupture du cable retenant un ballon captif et son atterrissage dans un champ de Gastins, les débats qui ont précédé l’électrification, la distribution de l’eau potable, le financement des réseaux de téléphone et d’assainissement…
Parmi ces figures locales, apparut François-Arnail de Jaucourt, fils d’une illustre famille. Ses rares biographies le présentaient comme un homme politique peu connu ayant été un éphémère Ministre de la Marine et des Affaires étrangères sous la Restauration.
Né en 1757, à Tournan ou à Paris et décédé à Presles en Brie, il reliait Louis XV à Napoléon III.
Il avait bénéficié d’un grande longévité et fait preuve d’assez de finesse et d’opportunisme pour survivre dans des époques troublées.
Son nom était associé à Presles et à Tournan.
Presles gardait le souvenir d’un château habité par la famille Jaucourt qui avait donné un Maire et laissé un monument funéraire dans le cimetière.
Tournan où sa famille possédait le château de Combreux l’avait connu comme Commandant de la Garde-nationale.
 
François-Arnail de Jaucourt ne fit pas l’objet d’une chronique dans le journal militant.
Sa vie romanesque nécessitait plus d’espace et de temps.
Surtout pour corriger l’aspect particulièrement terne et médiocre qui avait été décrit par ses rares biographes. Ceux-ci n’avaient pas succombé au charme indéniable qui ressort du tableau peint par David et des quelques portraits publiés dans un ouvrage regroupant sa correspondance avec le Prince de Talleyrand pendant le Congrès de Vienne.
Charme auquel ses amies Germaine Necker et Madame de Châtre n’étaient pas indifférentes.
 
Après une interruption d’un quart de siècle, je m’apprête à reprendre mes notes et mon enquête sur Arnail-François de Jaucourt en utilisant les possibilités des blogs.

dimanche 13 octobre 2019

Fernand Jaffiol, maire de Pont Sainte Marie 1935-1940

JAFFIOL Fernand

René Lemarquis




Né en 1893, mort en déportation à Ebensee ; militant socialiste SFIO de l’Aube. Militant socialiste de l’Aube, Fernand Jaffiol fut candidat aux élections législatives de mai 1932 dans la 1re circonscription de Troyes où il obtint 766 voix, contre 6 250 à Plard pour qui il se désista. En 1933, il publia quelques articles dans Le Rappel, dans la chronique de Pont-Sainte-Marie où il s’était entendu avec le « plardiste » R. Granger au conseil municipal. En février 1934, il représenta le Parti socialiste au meeting du 12 et il appela alors à l’unité organique des Partis ouvriers. Le 4 avril il signa, pour les socialistes, le pacte d’unité d’action avec le PC et les « Amis du Rappel ». En janvier 1935, Jaffiol dirigeait la délégation SFIO lors des discussions avec les deux autres organisations sur les élections municipales. Candidat lui-même à Pont-Sainte-Marie, il fut élu maire le 17 mai 1935 après les élections de mai et il appela avec d’autres maires antifascistes du département à la formation des « Volontaires de la liberté » le 19 octobre.
Élu à la commission exécutive fédérale en 1936, il fut candidat de son parti aux élections cantonales du 7 octobre 1937 où il obtint 128 voix à Lusigny.
En juin 1945, la presse auboise annonça le décès de Jaffiol à Ebensee (Autriche) à l’hôpital du camp de concentration. Il avait été déporté après son arrestation par la Gestapo à Nîmes, sa ville natale, où il organisait la Résistance.
SOURCES : Le Petit Troyen, 1932-1939. — Le Rappel, 1932-1938. — Le Réveil de l’Aube, 28 juin 1945. — Lettre du maire de Pont-Sainte-Marie, 7 janvier 1987.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89052, notice JAFFIOL Fernand par René Lemarquis, version mise en ligne le 1er septembre 2010, dernière modification le 1er septembre 2010.

samedi 14 septembre 2019

Voeux pour l'année 1909 à la section troyenne des Jeunesses plébiscitaires de France








« Les membres délégués par les Charentes à la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France adressent à leurs amis de Troyes et à leur vaillant Président Bailly leurs bons souhaits pour l’année 1909.
De cœur avec nos amis, nous espérons le triomphe  prochains de nos chères idées et au retour du Prince Victor Napoléon.

Signé Roger Javaud
Président  de la section plébiscitaire de Rochefort-sur-Mer (sous groupe de Bordeaux) ».

Roger Javaud
Fils d'un libraire, Joseph Auguste Emile Roger Javaud est né le 27 septembre 1879 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est d'abord employé de commerce avant de rejoindre, en 1906, son frère cadet André (1884-1923) qui est photographe à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Les deux hommes travaillent ensemble dans l'atelier de la rue Thiers et signent leurs portraits "Javaud Frères". Le 27 août 1918, "La Tablette des deux Charentes" mentionne le vol d'un projecteur au Familla-cinéma dont le directeur était M. Javaud. Il s'agit sans doute de l'un des frères. Roger Javaud est décédé à Rochefort le 1er mars 1959.
(Source : Archives municipales de Rochefort-sur-Mer)

Pour en savoir plus sur les « chères idées », on peut parcourir : « Le programme de la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France » » discours de Joseph Maybon, publié en 1911 et accessible sur le site Gallica de la BNF...