lundi 23 janvier 2023

Le tombeau Pillaveine par Gustave Guillemin 1863-1925

 


  Tombeau Pillaveine par Gustave Guillemin - Troyes



L’Aube Illustrée  31 octobre 1886

« Mais passons à autre chose, au dessin que nous donnons ci-contre, qui représente un fragment du tombeau qui vient d’être élevé au cimetière à la mémoire d’un de nos concitoyens, M. Pillaveine.
Ce tombeau est l’œuvre de M. Gustave Guillemin, pensionnaire de la ville ; nous croyons devoir à ce propos rappeler les études et les succès du jeune artiste.
Gustave Guillemin, est né en 1863, près de Châtillon-sur-Seine. Elève de notre école de dessin, il a ensuite travaillé sous la direction de M. Boucher.
Admis au salon depuis 1883, il a exposé chaque année. Il a été reçu à l’école des beaux-arts, le 1er au concours de places en 1884.
Depuis il a obtenu plusieurs mentions aux différents concours et une médaille cette année.
Il est actuellement sous la direction de M. Falguière.
M. Guillemin est tout jeune – 23 ans à peine. Le tombeau de M. Pillaveine est son œuvre capitale. Il nous fait bien augurer de l’avenir de l’artiste qui l’a conçu et exécuté. »



Gustave Basile Guillemin est né en 1863 à Ampilly le Sec, décédé en 1925 à Douai.
Sculpteur, dessinateur, il a été professeur de dessin à l'école municipale de Cambrai et membre correspondant  de la Société Académique de l'Aube.

Son père Théodore Guillemin, sculpteur également, a été l'un des proches collaborateurs de Stanislas Baltet. Le Cercle Populaire se réunissait dans son atelier situé au 11, rue de la Paix à Troyes dans les années 1872-1873.
 Quelques années après, son atelier fut le siège des premiers syndicats ouvriers créés à Troyes sous l'impulsion du radical Stanislas Baltet. Il réalisa un buste de Marianne exposé lors d'une grande réunion politique organisée par les radicaux au Cirque de Troyes. Il participa au développement de la libre-pensée et des enterrements civils dans l'Aube et aux campagnes électorales qui virent l'élection de Stanislas Baltet au poste de maire de Troyes puis    à l'Assemblée Nationale en 1881.
 Attaqué par l'aile gauche des républicains, qui lui reprochèrent sa proximité avec Stanislas Baltet, une bourse accordée par la mairie de Troyes pour la poursuite des études artistiques de son fils et fortement ébranlé par le décès de sa fille, il abandonna peu après son activité politique.

A mes chers parents - Gustave Basile Guillemin



En 1931, le Musée Saint-Loup de Troyes a reçu en don cette statue réalisée par l'architecte-statuaire Gustave Guillemin 1863 Ampilly le sec; 1925 Douai. Elle représente ses parents Théodore Guillemin et  Léontine Cazet.
Théodore Guillemin, originaire lui aussi de Ampilly le sec dans la Côte d'Or était sculpteur, membre d'une famille de tailleurs de pierre. Il rejoint Troyes à la fin des années 1860 et participe aux activités des républicains libres penseurs autour de Napoléon Ambroise Cottet, Claude-Joseph Habert, Stanislas Baltet... Il sera l'un des fondateurs des premiers syndicats ouvriers troyens qui prendront son atelier de sculpteur situé au 11, rue de la Paix, comme siège social. Il  participera aux activités du Cercle Populaire de Stanislas Baltet.



vendredi 11 novembre 2022

Lakanal, organisateur de l'enseignement primaire par Gustave Carré


Publication dans le Manuel général de l'enseignement primaire
année 1888 pages 412-413
Discours prononcé au Lycée Lakanal de Sceaux par le professeur Gustave Carré


à suivre


mardi 17 mai 2022

Troyes art pauvre


 Vu sur un mur de Troyes le 17 mai 2022

signé CLS ou GLS

mercredi 6 avril 2022

Election de Jules Grévy, Président de la République



 Le 28 décembre 1885 les députés élisent pour la seconde fois Jules Grévy, Président de la République.

Max Bourgeois réalise une médaille pour célébrer cette élection. Chaque député reçoit un exemplaire gravé à son nom.

Stanislas Baltet, député de l'Aube, réélu une seconde fois en 1885, reçoit son exemplaire.


Les Annales politiques et littéraires du 11 novembre 1881

Présentation de Stanislas Baltet, par Alfred Leconte, député.



mardi 15 mars 2022

Eugène Réveillaud 1851-1935, rédacteur en chef de l'Avenir républicain (extrait du Musée protestant)

 

Eugène Réveillaud (1851-1935)

Un protestant converti et militant

  • Eugène Réveillaud (1851-1935)
    Eugène Réveillaud (1851-1935)

Né à Saint-Coutant (Charente-Maritime) dans une famille d’instituteur, il est placé par sa mère, catholique pratiquante, à l’Institution diocésaine de Pons, dont il s’échappe, et termine ses études secondaires au lycée Charlemagne.

Il s’oriente d’abord vers le journalisme, dirigeant plusieurs titres, dont l’Avenir républicain (Troyes). L’obtention d’une licence en droit, lui permet de s’inscrire au barreau de Troyes. Initié à la Franc-Maçonnerie, au sein de la loge L'Union fraternelle,  puis converti en 1878 au protestantisme, dans sa tendance évangélique, il devient un propagandiste anti-catholique ardent : son ouvrage La question religieuse et la solution protestante, publié en 1878, eut un grand succès. En 1884, il fonde une œuvre destinée à accueillir des prêtres convertis au protestantisme. Après un séjour dans une paroisse d’obédience vaudoise des Hautes Alpes italiennes, il crée la Société Coligny, laquelle favorise l’établissement en Algérie de paysans originaires de ces montagnes. Il se préoccupe aussi de la gestion de la société des traités religieux.

Élu député de la Charente-Inférieure en 1902, il participe activement aux débats qui vont conduire à la séparation des Églises et de l’État, donnant en modèle l’organisation des Églises protestantes. Ce militant protestant, républicain et anticlérical est aussi l’auteur de plusieurs recueils de poésie d’inspiration biblique et d’ouvrages d’histoire (Histoire du Canada et des Canadiens français).

samedi 12 mars 2022

Troyes, place de l'Hôtel de Ville, aquarelle d'Eugène Véder



EUGÈNE VÉDER. (1876-1936).
Aquafortiste et illustrateur 
né à St Germain-en-laye le1er Avril 1876
décédé à Châtillon (Hauts -de -seine) en 1936.

Il débute comme peintre décorateur. Passionné dès son plus jeune âge par le dessin, très inspiré par Jean-François RAFFAÊLLI, il fait quelques passages à la Grande Chaumière.

-1912-1913 Exposition de quelques aquarelles au Salon des Indépendants.
-1914 Remarqué à ce salon, il est sollicité par Durand-Ruel pour une exposition personnelle.
-1914-1918 Mobilisé, il part sur le front en Champagne où il fait de nombreuses aquarelles et de croquis d'après nature. Remarqué par un officier d'État Major, il est  affecté au     service cartographique de l'Armée où il dessine d'après des photos aériennes, les cartes de la bataille de Verdun. Il est démobilisé en 1919.

-1920  Il expose ses aquarelles et ses croquis de la guerre au Salon des Armées. Une partie de ces aquarelles et des ces       croquis  seront acquis par le Musée de la Première Guerre Mondiale à Péronne dans les années 1980. D'autres partiront aux États-Unis dans une collection privée.
      C'est à cette époque qu'il se met à la gravure sur cuivre et installe un atelier de graveur-illustrateur 27 rue des Fossés-Saint-Jacques à Paris et  fonde la "MAISON VÉDER &  FILS " avec son fils Lucien. Dans le même temps, il participe avec DOUHIN à la création du Musée Jean-François MILLET à Barbizon. Pour  lequel ses  descendants, ses enfants à ses arrières petits -enfants continueront à travailler.

-1922 Il devient Sociétaire du salon des Artistes Français où il expose.
-1923 Médaille de bronze.
-1925 Médaille d'argent pour une Eau-Forte en trois cuivres: "Place du Tertre à Montmartre."
      C'est à cette époque qu'il s'installe à Châtillon dans les Hauts -de Seine.

-1926 Il se consacre à la gravure et devient Membre de la "Gravure Originale en Noir". Il  fait partie de la Société d'Artistes Internationale avec DECARIS, CHAHINE, BROUET etc...    
   Il expose à toutes les manifestations annuelles de ce salon,notamment avec des gravures régionales: vues de Bretagne, une série de Châteaux de la Loire, vues de Belgique, toujours en collaboration avec son fils Lucien VÉDER. Il participe également aux illustrations de plusieurs livres; "Paris, ses eaux et ses fontaines"(Montorgueil),        "Adieu les fortifs "(A.Billy), "Les Géorgiques"(Virgile),  etc.. .Personnellement il illustre pour la galerie DEILTEL:"Promenades pittoresques à Montmartre" de Francis CARCO,       "Promenades pittoresques au bord de la seine" d'Émile HENRIOT.
-1927 Membre d'Honneur du Salon d'Automne de Madrid.

Il reçoit une commande de l'état pour le MUSÉE DU LOUVRE: "Notre-Dame de Paris, vue du jardin St Sevrin", puis  en 1928 une importante commande pour les Éditions Albert MORANCÉ d'un album de 50 Eaux-Fortes: "vues de Paris", tirage à 300 exemplaires, que les musées nationaux acquirent en 1930 pour le compte de la Chalcographie du Louvre. Ces gravures restent parmi les plus belles de la ville de Paris. Comme Robert Burnand dira: "Avec quelques coups de crayon, il évoque l'encombrement et l'agitation( de la ville)- avec une seule ligne, il ouvre des horizons infinis."

_1934-1935 Il participe au 1er et au 2ème Salon des Artistes Châtillonnais fondé par Clément PERRIÈRE.

--1936 Il décède d'un accident de la circulation.
    
Son œuvre est toujours vivante. Ses eaux-Fortes sont encore éditées par le Musée du LOUVRE et le Musée CARNAVALET (Musée de la ville de Paris.)
 ainsi que par ses arrières petits-enfants Sylvie et Alain FARÉ dans les ateliers des ÉDITIONS FARÉ.

 E. Bénézit. Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs.(Tome VIII page 493.)