jeudi 9 mars 2023

Général Saussier et la famille Jacquin


 Général Saussier

photographie Nadar

Général Félix-Gustave Saussier, né à Troyes le 16 janvier 1828, décédé le 18 décembre 1905 à Luzarches. Inhumé le 23 décembre 1905 à Troyes.
Elève du lycée de Troyes où il avait pour ami  Henry,l'un des fils de l'inventeur Julien Joseph Jacquin. Il entra à l'école militaire de Saint Cyr en décembre 1848 et fit une brillante carrière militaire ( retracée dans le Dictionnaire des célébrités auboises, publié en 2016).
Elu député de l'Aube en novembre 1873, il participa à la consolidation de la Troisième république et ultérieurement s'opposa au général Boulanger.
Il avait deux frères, Victor Saussier, agriculteur à Viapres le petit et Louis Saussier, industriel sur Troyes, vénérable de la loge L'Union fraternelle qui s'opposa à Napoléon III lorsqu'il imposa son candidat à la tête du Grand Orient de France. Sa soeur Elise Saussier était l'épouse de Gabriel-Isidore Grisier, ami également de la famille Jacquin.
La famille Grisier-Saussier acheta en 1852 un manoir à Bures sur Yvette, le Château de la Vierge, dans lequel le général Saussier avait sa propre chambre, que l'on peut encore voir, appelée "la chambre du général".

 Portrait du général Saussier, né à Troyes le 16 janvier 1828, décédé le 18 décembre 1905 à Luzarches. Inhumé le 23 décembre 1905 à Troyes. 
Elève du lycée de Troyes où il avait pour ami  Henry ,l'un des fils de l'inventeur Julien Joseph Jacquin. Il entra à l'école militaire de Saint Cyr en décembre 1848 et fit une brillante carrière militaire ( retracée dans le Dictionnaire des célébrités auboises, publié en 2016). 
Elu député de l'Aube en novembre 1873, il participa à la consolidation de la Troisième république et ultérieurement s'opposa au général Boulanger. 
Il avait deux frères, Victor Saussier, agriculteur à Viapres le petit et Louis Saussier, industriel sur Troyes, vénérable de la loge L'Union fraternelle qui s'opposa à Napoléon III lorsqu'il imposa son candidat à la tête du Grand Orient de France. Sa soeur Elise Saussier était l'épouse de Gabriel-Isidore Grisier, ami également de la famille Jacquin. 
La famille Grisier-Saussier acheta en 1852 un manoir à Bures sur Yvette, le Château de la Vierge, dans lequel le général Saussier avait sa propre chambre, que l'on peut encore voir, appelée "la chambre du général".

 

vendredi 3 mars 2023

JACQUIN ET LE CHOCOLAT



 

 CHOCOLATERIE JACQUIN    DAMMARIE LES LYS

 publié dans :

** Entreprises et entrepreneurs de Seine-et-Marne : jalons historiques, Melun, Société d’édition patronale de Seine-et-Marne, 1994.

 

Quelques erreurs, les fils Jacquin Jules et Henry  ne se réfugièrent pas en Angleterre mais en Belgique puis aux Etats-Unis dans un premier temps et plus tard  en Suisse pour l'aîné Jules..

Le troisième fils Anatole est décédé le 18 octobre 1910 Paris 8ème.

Cette chocolaterie fut créée en 1855 à Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) par Joseph-Julien Jacquin. Horloger de métier à l’instar de son père, le jurassien Joseph-Julien Jacquin (1802-1855) s’établit d’abord à Evry-le-Châtel, puis à Troyes. Il s’y révéla particulièrement inventif dans le matériel utilisé en bonneterie — il déposa en 1841 le brevet d’un métier circulaire novateur — et y cofonda une fabrique de métiers en 1844. Bien que son opposition affichée au prince-président fît de lui la cible du pouvoir et qu’après le 2 décembre 1851, il s’exilât quelques mois à l’étranger, il transféra ses ateliers à Paris et créa, autour d’une turbine pour la dragéification, révolutionnaire, une fabrique de dragées exploitée avec deux partenairesPeysson et Delaborde. À sa mort, son épouse et ses trois fils — Nicolas-Jules, Jacques-Henry* et Anatole (Gustave dit), alors seulement âgé de dix-sept ans — reprirent les rênes de l’affaire, rebaptisée « Vve Jacquin et Fils » et qui connut un essor tel que l’usine de confiserie dut être délocalisée. Inaugurée en 1872, sur l’avenue de Chailly, « l’usine de Dammarie-les-Lys, près Melun, est certainement un des établissements les plus singuliers et les plus imprévus qu’il m’ait été donné de visiter », devait écrire Julien Turgan en 1880. Outre divers bonbons et, surtout, les dragées, qui firent sa réputation, la firme produisait des chocolats. De grands prix la récompensèrent à l’occasion d’expositions universelles et nationales.

La politique de l’entreprise, dont le siège social se trouvait au 12 rue Pernelle, à Paris, s’inscrivit dans la ligne paternaliste et sociale du tournant du XXe siècle. « Montrée du doigt pour sa rigueur salariale, la direction n’aura de cesse de souligner le coût de diverses initiatives telles une société de secours mutuels aux origines précoces ou une cantine créée sous l’Occupation et la mise à disposition de logements ouvriers érigés après la Grande Guerre (elle loge, à titre indicatif, 20 % de ses 424 salariés en 1951). », note Richard Michel**. À la mort d’Anatole Jacquin (1917) 1910, entrèrent dans l’entreprise son fils cadet Léon (1872-1937), diplômé de H.E.C., et son gendre Jean Ribet, polytechnicien. Jean Ribet et Léon Jacquin, maire de Dammarie-les-Lys, exercèrent de brillantes activités parallèlement à la gestion de la chocolaterie-bonbonnerie. Absorbée en 1962 par le groupe Perrier, celle-ci fusionna, en 1968, avec la Manufacture Parisienne de Confiserie. Ce qui amena Jean-Pierre Ribet, fils du précédent, à créer, en 1971, au Mée-sur-Seine, la Société Melunaise de Confiserie. Sa fermeture définitive intervint en 1980.

 

* La succession s’avéra d’autant plus délicate que Nicolas-Jules (1825) et Jacques-Henry (1829) valurent à leurs opinions républicaines d’être impliqués dans des affaires politiques. En 1855, alors que l’Empereur devait se rendre aux fêtes de Tournai par la ligne d’Hazebrouck, Lille et Mouscron, fut découverte une machine infernale destinée à faire sauter le train impérial entre Pérenchies et Lambersart. Parmi les principaux conjurés : deux réfugiés français à Bruxelles, les frères Jacquin, accusés d’avoir fabriqué l’engin et organisé le complot. « À raison des lacunes de la loi belge, lacunes comblées l’année suivante, l’extradition ne put être accordée, et les deux misérables, simplement expulsés du royaume, trouvèrent asile sur le sol "anglais". » (Pierre de La Gorce, Histoire du Second Empire, Paris, E. Plon, Nourrit, 1899.)

En fait, ils vécurent en Belgique puis aux Etats Unis comme le confirment des recensements de population et des courriers officiels.

 

** Entreprises et entrepreneurs de Seine-et-Marne : jalons historiques, Melun, Société d’édition patronale de Seine-et-Marne, 1994.

mercredi 1 mars 2023

Police des saltimbanques, bateleurs,escamoteurs, joueurs d'orgue, musiciens ambulants et chanteurs Aube 1854



 

 

Arreté du Préfet de l'AUBE publié dans la presse locale en décembre 1854 pour règlementer l'activité  des saltimbanques, bateleurs, escamoteurs, joueurs d'orgue, musiciens ambulants et chanteurs .

samedi 18 février 2023

La disparition d'un médaillon en l'honneur de l'industriel républicain Julien Joseph Jacquin

 

Pendant plus de  20 ans, le médaillon de Julien Joseph Jacquin réalisé par le sculpteur Désiré Briden a orné le mur de l'école du Dr Auguste Millard le long du cours Jacquin à Troyes.
En 1942, cette œuvre fut détruite et fondue avec d'autres œuvres artistiques de Troyes à la demande de l'occupant.
Voici l'histoire de ce médaillon telle qu'elle peut être reconstituée à partir des Archives municipales de Troyes.



Le médaillon « Julien Joseph Jacquin » de Désiré Briden.

Par testament en date du 7 mai 1906, Monsieur Gustave Jacquin, demeurant en son vivant à Paris, a légué à la ville de Troyes, une somme de 5000 Frs sous la condition d’ériger, sur le cours Jacquin, un médaillon représentant les traits de son père, inventeur de la première mailleuse à dents mobiles.
La municipalité avait fait préparer un projet dont la guerre a empêché l’exécution.

Quand il s’est agi de reprendre ce projet la nouvelle dépense serait montée à plus de 15 000 Frs et la ville ne pouvait pas supporter l’excédent. Monsieur Léon Jacquin, fils du testateur et légateur universel en a été avisé. Le service technique a préparé un projet moins coûteux pris en considération par la Commission municipale.
 
 
Article de presse en 1922 publié après la mise en place du médaillon sur le mur de l'école du cours Jacquin . Le rédacteur regrette l'absence de toute cérémonie d'inauguration en l'honneur d'une personnalité qui a contribué au développement de l'industrie locale Joseph Julien Jacquin.
 
 



Ce projet a été adressé à Monsieur Jacquin qui l’a accepté par une lettre du 13 novembre 1920.
Il consiste à encadrer le médaillon en bronze éxécuté par M. Briden dans une plaque en marbre sculptée dans la masse, qui sera fixée sur le mur du groupe scolaire situé à l’entrée du cours Jacquin. MM. Chrétien et Legoux, sculpteurs, rue du Gros Raisin se sont engagés à l’exécuter moyennant le prix forfaitaire de 3800 F.
Le Conseil municipal de Troyes a accepté le 20 novembre 1920 cette proposition et a autorisé le Maire à passer marché avec MM. Chrétien et Legoux.
Pendant une vingtaine d’années le médaillon Jacquin a orné le mur de l’école du Dr Auguste Millard jusqu’à la seconde guerre mondiale.

En exécution d’une loi du 11 octobre 1941, le Préfet de l’Aube, a informé le Maire de Troyes le 6 février 1942 qu’après avis d’une Commission spéciale, il devait être procédé à l’enlèvement des statues et monuments métalliques ne « présentant pas un intérêt historique ou artistique » :
-          Le buste du comte de Launay et un agriculteur et sa charrette dans un jardin public place de la gare,
-          Le buste de Louis Mony et d’une femme nue « La Vérité » place de la gare dans un jardin,
-           le « Rapt » place de la Préfecture,
-           le Génie et le sujet au pied du monument aux « Bienfaiteurs » place Jean Jaurès,
-          la statue existant au musée de Troyes,
-          la statue représentant une baigneuse sortant du bain, jardin du Rocher,
-          la statue d’Hector Pron à Troyes,
-          -le médaillon de Jacquin à Troyes.
Il était demandé aux services compétents de prendre toutes dispositions pour permettre l’éventuelle reconstitution future des statues et sauvegarder l’intérêt des communes intéressées.
Par un courrier du 1er avril 1942 ( !), le Groupement d’importation et de répartition des métaux (société anonyme à capital variable) informait le Maire de Troyes qu’il venait de recevoir les monuments qu’il avait fait enlever dans sa commune :
Pron (buste), Jacquin (médaillon), Génie monument Bienfaiteurs, Les Raisins, Comte de Launay (buste), ancien Maire Molly ( sic pour Louis Mony). Les poids indiqués sur les reçus serviront au remboursement ultérieur de la valeur métal des statues en bronze mobilisées en 1942 : Pron (buste) 50 kg, Mony (buste) 50 kg, médaillon Jacquin 24,5 kg … dans la mesure où la ville de Troyes sera en capacité d’en justifier la propriété.
 En tout 2956 kg d’œuvres artistiques furent fondues.
En 1949, la ville de Troyes accepta le principe du paiement de la valeur métal des monuments disparus mais en ne renonçant pas à la réparation du préjudice artistique causé.
La plupart des œuvres bénéficières d’une restauration totale ou partielle : Pron, Mony, de Launay, le Rapt…
Le médaillon Jacquin et le monument aux Bienfaiteurs n’en profitèrent pas. Le souvenir du monument aux Bienfaiteurs survit grâce à quelques photographies et cartes postales, le médaillon Jacquin parait avoir été oublié.
 Seuls restent les dessins, élaborés pour les deux projets, conservés aux Archives municipales de Troyes.
Mais, il existe peut-être quelque part une ou plusieurs photographies voire des cartes postales conservées qui pourraient réapparaître et permettre de faire connaître le visage de cet inventeur engagé socialement autrement que par une reproduction de tableau publiée  dans un ouvrage consacré  à la famille Séréville qui a repris les brevets Jacquin pour construire des métiers à Saint-Just-en- Chaussée dans l'Oise. !



Henry Gabriel Jacquin, born 194 years ago


  

Name Jacques Gabriel Henry Jacquin
Birth 18 February 1829 Troyes, Aube, Champagne-Ardenne, France
Death 1 November 1891 Paris-IVème, Paris, Ile-de-France, France
Marriage December 1856 New York, New York, USA
Spouse Victorine VUEILLERNEY dite Mataran
Father Joseph Julien JACQUIN
Mother Marie Anne Jules GILBERT
Children Julotte Juliette JACQUIN