mercredi 12 octobre 2011

Cours Jacquin, le républicain Julien-Joseph Jacquin et le futur empereur





Qui était Jacquin ?
L'industriel républicain que les élus de Troyes ont honoré à la fin du 19ème siècle en donnant son nom au cours Jacquin.
Quelques historiens s'en souviennent, notamment avec le banquet républicain qu'il avait offert à 600 personnes dans son usine pour protester contre la propagande électorale du Prince Napoléon futur Empereur Napoléon III. Quelques spécialistes de l'industrie du textile évoquent son nom et ses brevets.
Mais les plaques signalétiques du "Cours Jacquin" ignorent le militant politique et le génial inventeur.

Il faut se rendre sur le site internet de la Société académique de l'Oise pour avoir quelques indications sur Julien-Joseph Jacquin dans une ote de Bernard de Sériville sur "100 ans d'industrie mécanique textile à Saint Just en chaussée".
André Beury avait relaté le rôle politique de la famille Jacquin dans son Histoire de Troyes.

"Aux 17e, 18e et 19e siècles, le sud du plateau picard avait acquis une notoriété certaine dans les productions textiles de qualité. A Saint-Just en Chaussée, la famille Legrand fut peut-être la plus importante en faisant travailler à domicile des dizaines de familles ouvrières suivant l'organisation dite du "magasin". Cette production réputée de bonneterie dans cette zone géographique attira d'autres fabricants, comme Tailbouis. Des constructeurs implantèrent alors des ateliers de réalisation de machines textiles. C'est ainsi qu'Auguste Bonamy vint s'y installer en 1863.
La mailleuse et les JacquinEn 1840, à Troyes, un inventeur génial d'origine jurassienne, Julien-Joseph Jacquin, horloger de son état, trouve enfin la solution mécanique pour réaliser automatiquement du tricot : "la mailleuse". Cet homme, très actif et turbulent, après avoir déposé des brevets dans des domaines très différents, quitte la France en 1852 pour des raisons politiques. Il a alors déjà développé avec Emmanuel Buxtorf une machine à tricoter circulaire qui permet enfin d'obtenir une production importante et régulière. Mais il revient rapidement installer un atelier à Paris pour un de ses fils. C'est là que quelques années plus tard, ce dernier, Gustave-Anatole Jacquin, recrute et forme un jeune cherbourgeois aux talents prometteurs tant en mécanique qu'en organisation. L'intérêt des Jacquin s'était porté simultanément vers la fabrication des confiseries pour laquelle ils avaient, là aussi, accompli des progrès considérables en matière de qualité et de quantité de production. La partie machine textile qui les intéresse moins, est alors cédée à Auguste Bonamy avec la cinquantaine de machines-outils et les équipements nécessaires à la construction des métiers, les droits de propriété industrielle et les droits commerciaux attachés à leur notoriété.
Tailbouis à Saint Just en Chaussée
Saint-Just avait été choisi par Edouard Tailbouis pour développer son affaire. Initialement, seulement impliqué dans le commerce à Paris, puis dans la fabrication des jerseys à Saint Just, il rachète petit à petit les magasins et ateliers de ses patrons. Vers 1855, il s'intéresse à la construction des métiers. Il commence par acquérir des métiers rectilignes à bas, récemment brevetés en Angleterre par Hine-Mundella, sur lesquels il met au pointle "pied français".
A partir de 1861 il se présente comme constructeur de métiers. Mais avant de connaître le succès le fameux métier Tailbouis se révèle délicat à mettre au point. Jacquin, un de ses plus importants fournisseurs de métiers, vient lui apporter son aide. C'est ainsi que Bonamy connaît Saint Just..."
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