samedi 16 janvier 2021

Paul Palis, mari d'Elisabeth Vaney, icarien troyen et ses amis Jonvaux et Jacquin, témoins de son premier mariage en 1848

 

PALIS Paul

  le 27 août 1821 à Pouzin(Ardèche), tailleur.

Membre de la Société icarienne de Troyes dès 1848.  A. Jonvaux et LJ Jacquin sont ses témoins lors de son mariage avec Elisabeth Krinks en octobre 1848.

Veuf, il épouse en 1851  Elisabeth Vaney, née à Troyes en 1833

Il est poursuivi lors du procès contre la société icarienne de Troyes en mars 1858, acquitté faute de preuve.

Son épouse Elisabeth  part pour les Etats-Unis avec sa fille au début des années 1860. Elle est citée par Jacques Rancière dans « La nuit des prolétaires » comme une icarienne ayant voulu échapper à son mari ! 

Elle réside à Saint-Louis dans le Missouri où elle fabrique des perruques et entretient une correspondance avec Jules Léon Cottet et sa femme.

Il participe aux activités du Cercle populaire de Stanislas Baltet. Il décède à Troyes en 1880.

Sa femme Elisabeth décède en 1909 dans le comté de Waukesha dans le Wisconsin.

Sa fille Victoria, née à Troyes en 1858, devenue sœur Mary, décède en  1946 près de Saint-Louis Missouri.

JACQUIN Louis Joseph

Né le 23 août 1808 à Ancy-le-Franc (Yonne), mécanicien,  ferblantier.

 Louis Jacquin part pour les États-Unis le 21 novembre 1848 avec le troisième Grand départ du Havre. Il est accompagné de son épouse Anne, née à Corgoloin (Côte-d’Or) en 1811, et de ses trois enfants (deux fils et une fille) nés d’un précédent mariage. Tous étaient membres de la communauté de Nauvoo (Illinois) en 1850.

Louis Joseph Jacquin est le frère cadet de Julien Joseph Jacquin, horloger, mécanicien, inventeur, manufacturier qui est l’un des dirigeants des républicains de Troyes en 1848.
À Nauvoo, Louis Jacquin soutient Cabet  au cours  de l’année 1850. Dès 1851 avec sa femme, il conteste l’orientation prise par la colonie et la quitte.. À l’automne 1856, il est à Saint-Louis et avec 76 anciens membres de la communauté, il signe une pétition qui  dénonce les tendances « dominatrices [et] antidémocratiques » de Cabet.

Les enfants de sa femme, nés Raucourt, prennent le nom de Jacquin aux Etats Unis.

JONVAUX Aimé Antoine

 

Né le 1er avril 1813 à Laimont (Meuse), décédé le 15 juin 1876 à Springfield (Illinois), émouleur, marchand de couteaux.

Il est l’un des correspondants provinciaux de Cabet pour l’Aube sous la monarchie de Juillet. Il part pour les États-Unis le 12 novembre 1848 avec le deuxième Grand départ et arrive à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) le 22 décembre. Il est accompagné de son épouse Catherine et de leurs filles Hyacinthe Irma et Joséphine Laure . Membres de la communauté de Nauvoo (Illinois) en 1850.
Il soutient Cabet contre ses opposants tout au long de l’année 1850. Il demande la citoyenneté américaine le 30 juillet 1852. En juillet 1854, il travaille à la boucherie de la colonieEn 1855, Aimé Jonvaux se rallie aux opposants à Cabet, et il vote contre ce dernier le 12 mai 1856. Il est toujours membre de la communauté de Nauvoo en octobre.

Il épouse à Saint-Louis, Missouri, sa seconde femme  Eva Niesse le 12 janvier 1863.

Il rédige son testament en 1866, Eva Niesse aura l’usufruit de ses biens jusqu’à son décès et un tiers de sa fortune estimée à 6 000 dollars. Les deux autres tiers seront répartis entre ses petits-enfants issus de ses filles Irma et Laure.

Il décède à Springfield le 15 juin 1876. Sa fille Laure refuse la part d’héritage pour ses enfants et elle-même ;  Jules Cottet, veuf d’Irma,  reçoit 3 000 dollars.

Sa femme Eva décède le 13 décembre 1878.

Tous deux sont enterrés au cimetière de Springfield.

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