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samedi 10 décembre 2016

Louis Mony 1849-1928 maire, conseiller général, sénateur radical-socialiste


Louis Mony, "croqué"  ci-dessus par ses adversaires politiques.

MONY (Louis), né le 19 mars 1849 à Saint-Parres-les-Vaudes (Aube), mort le 29 mai 1928 à Troyes (Aube).
Sénateur de l'Aube de 1920 à 1926.
D’origine modeste, fils d’un postillon de Saint-Parres les Vaudes.
Etabli architecte à Troyes, Louis Mony débuta de bonne heure dans la vie publique en entrant en 1881 au conseil municipal du chef-lieu de l'Aube ; réélu en 1884, il devint premier-adjoint en 1885 et maire de 1886 à 1890, puis de 1896 à 1900 et de 1904 à 1908. Il était entré entre-temps, en 1895, au Conseil général de l'Aube où il devait siéger trente ans et qu'il allait présider pendant près de dix ans, de 1914 à 1925.
Elu pour la première fois sénateur le 11 janvier 1920 par 466 voix sur 663 suffrages exprimés, réélu le 9 janvier 1924, au premier tour, par 567 voix sur 662 votants, il appartint au groupe de la gauche démocratique radicale et radicale-socialiste et fit partie des commissions des douanes et de l'hygiène, au nom desquelles il est intervenu plusieurs fois en séance.
L'état de sa santé ne lui permettant plus de remplir son mandat avec l'assiduité qu'il souhaitait, il donna sa démission le 12 novembre 1926. Il devait mourir dix-huit mois plus tard, le 29 mai 1928, à Troyes, à l'âge de 80 ans. Vice-président de la commission des hospices, président de la caisse d'épargne en 1886, puis président d'honneur en 1896, les multiples services qu'il rendit lui avaient valu la croix de la Légion d'honneur.
Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)
 



vendredi 1 juillet 2011

Monument Paul-Meunier - Saint Parres les vaudes





Monument à la mémoire de Paul-Meunier, député radical-socialiste,
inauguré le dimanche
10 juin 1923 devant 4000 personnes dans le cimetière de Saint parres les vaudes.

Paul Meunier
né à Saint Parres les vaudes le 18 février 1871, mort à Paris le 17 mai 1922.
"Enfermé à la Santé le 5 novembre à la veille des Elections législatives de 1919 pour raison d'Etat.
Libéré après 2 ans et 4 mois de détention après un arrêt de non-lieu, mort des suites de cette détention.
Il dénonça inlassablement au Parlement, dans la Presse, dans les assemblées publiques la juridiction brutale et inhumaine des conseils de guerre.
Réformateur du Code, il défendit en toutes circonstances avec toute l'ardeur de sa foi les travailleurs victimes de l'injustice sociale.
Il fut le défenseur généreux et désintéressé des humbles, il encourut la haine des puissants."
Ce monument a été élevé par la reconnaissance publique.

Dedicated to the memory of Paul-Meunier this monument was unveiled on the 10th June 1923 in front of 4000 persons in the cemetery of his village Saint Parres les vaudes.
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Pour en savoir plus sur Paul Meunier, le climat politique au début du XXème siècle en France et dans l'Aube, les agissements de la Droite extrême et d'une partie de la Presse auboise "La Tribune de l'Aube" et son rédacteur en chef Noël Le Coutour,
consulter le livre:

"Paul-Meunier Un député aubois victime de la dictature de Georges Clémenceau" de Yves Charpy, publié chez L'Harmattan dans la collection "Historiques"

jeudi 30 juin 2011

Qui était Paul-Meunier, élu 5 fois député de l'Aube ? ?


Yves Charpy vient de publier au début de l'année 2011, une réhabilitation de ce député injustement attaqué par l'extrême droite puis injustement oublié.


Annonce du décès de Paul Meunier
Paul Meunier Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (J.Joly)
faisant l'impasse sur les violentes attaques de l' extrême droite contre ce parlementaire exemplaire et oublié.

Né le 18 février 1871 à Saint-Parrès-les-Vaudes (Aube), mort le 17 mai 1922 à Paris.Député de l'Aube de 1902 à 1919.Avocat et publiciste, maire de son village natal, conseiller général et président de la commission des finances du Conseil général de l'Aube, il se fit remarquer dès 1894 en publiant un ouvrage intitulé Du pilotage. Inscrit au barreau, il se lança dans la politique en se présentant aux élections législatives de 1902. Elu au second tour par 6.706 voix sur 11.537 votants, il siégea parmi les élus inscrits au groupe radical-socialiste.La 8e législature le vit appartenir aux commissions du règlement, des P.T.T., de l'affaire Humbert. Elu secrétaire de la Chambre le 12 janvier 1905, il conserve ce poste le 9 janvier 1906. Il s'intéressa particulièrement aux problèmes concernant les bouilleurs de cru et les rapports entre l'Eglise et l'Etat.Le scrutin du 6 mai 1906 où il obtient 6.049 voix sur 11.290 votants lui redonne son siège. Membre de la commission de l'administration générale, du règlement et de la liberté de réunion, il s'intéresse toujours aux problèmes de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Réélu le 24 avril 1910 par 6.008 voix sur 10.641 votants, la 10e législature le voit siéger à la commission de l'administration générale et à la commission d'enquête sur l'affaire Rochette. Son activité ne se ralentit pas et on peut le voir déposer successivement 25 propositions tendant à modifier la loi municipale de 1884 et faire le rapport sur plusieurs d'entre elles.Les élections du 26 avril 1914 le ramènent une dernière fois à son siège par 5.221 voix sur 9.681 votants. Membre de la commission de la réforme judiciaire et de législation civile et criminelle, ainsi que de la commission chargée d'examiner s'il y a lieu de mettre en accusation un ancien ministre de l'Intérieur, son activité se déplace et s'oriente, en ce temps de guerre, vers des problèmes d'actualité : réforme du code d'instruction criminelle et de justice militaire ; il interpelle le gouvernement sur le fonctionnement de la justice militaire.La vie parlementaire de Paul Meunier est caractérisée par la fidélité du corps électoral, le nombre de voix qu'il obtient à chaque élection reste presque constant et son activité intense qui, à chaque législature, semble axée sur un objectif qui change à chaque réélection. Paul Meunier est mort à Paris le 17 mai 1922, à l'âge de 51 ans.
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