Louis Ulbach, dit
Ferragus, né à
Troyes (
Aube) le
7 mars 1822 et mort à
Paris le
16 avril 1889 à la Bibliothèque de l'Arsenal, est un journaliste, romancier et auteur dramatique français.
Franc-maçon, initié à la loge "L'Union fraternelle" à l'orient de Troyes.
Biographie (wikipedia)
Venu à Paris pour terminer ses études au collège Charlemagne (et où il se marie en 1846), il se lie avec
Lamartine et se fait recevoir par
Victor Hugo, qui l’encourage à publier un volume de vers,
Gloriana, en
1844. Il collabore pendant quatre ans à
L'Artiste et au
Musée des familles, puis fonde en
1848 le
Propagateur de l’Aube, où il publie une série de lettres politiques signées
Jacques Souffrant, ouvrier, suivies d'une série de
Réponses à Jacques Souffrant
signées Ulbach. Ces lettres, réunies plus tard en volume, font
sensation. L’une d’elles lui vaut un procès, à l’issue duquel la
plaidoirie de
Jules Favre le fait toutefois acquitter. Lorsque le
coup d'État du 2 décembre 1851 fait disparaître le
Propagateur de l’Aube, il revient dans la capitale et entre à la
Revue de Paris, dont il devient directeur en
1853.
Il se charge notamment de la critique littéraire, où sa verve mordante
et froide est particulièrement remarquée. À la même époque, il s’essaie
au théâtre et commence à publier sous forme de
feuilletons une longue série de romans et de nouvelles. Son roman
Monsieur et Madame Fernel connaît un certain succès et est adapté pour la scène en
1864 par
Henri Crisafulli.
De
1858 à
1860, il dirige avec François Favre
Le Monde maçonnique, revue des loges de tous les rites. Lors de sa fondation en
1861, il tient la chronique dramatique du
Temps, qu’il quitte en
1867 pour entrer au
Figaro, où ses
Lettres de Ferragus le font encore une fois remarquer. Il y attaque notamment
Émile Zola avec un article intitulé
La Littérature putride, suscitant ainsi une polémique qui amènera l’auteur de
Thérèse Raquin à préciser ses positions sur le
roman naturaliste. En
1868, Ulbach fonde
La Cloche, un pamphlet hebdomadaire satirique qui attire sur lui les foudres de la
censure impériale et le fait condamner à six mois de prison et à
1 000 francs d’amende. L’année suivante, il transforme
''La Cloche'' en un quotidien d'opposition démocratique. Lorsque la publication en est interrompue pendant le
siège de Paris en
1870, il devient secrétaire de section de la Commission des barricades.
Peu après la réapparition de
La Cloche en
1871, Ulbach est à nouveau menacé d’arrestation et se réfugie chez son ami
Léon Laurent-Pichat. Convoqué par le Conseil de guerre, il est condamné à trois ans de prison et
6 000 francs d’amende, peine réduite après
cassation à trois mois et à
3 000 francs. Il se présente sans succès aux élections de juillet 1871, puis cède
La Cloche en décembre
1872. Il contribue par une chronique de Paris au quotidien
bruxellois L’Indépendance belge et entre comme bibliothécaire à la
Bibliothèque de l'Arsenal en
1878. Il fonde en
1888 avec
Jules Simon la
Revue de famille, dont il est sous-directeur jusqu’à sa mort à l’âge de 67 ans.