mercredi 6 novembre 2019
Conférence de la cité du vitrail, invité René-Pierre Colinet, vitraux château Marcadet
Mardi 5 novembre 2019
Conférence passionnante sur les vitraux de l'ancien château de la famille Marcadet, industriels ardennais spécialisés dans la boulonnerie anglaise.
A partir de six vitraux de la fin des années 1890 retraçant l'évolution des techniques de fabrication et de recours à l'énergie, animale, humaine, hydraulique, vapeur...
Des vitraux remarquables dignes des planches de l'Encyclopédie de Diderot.
Visibles actuellement au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières.
Pour en savoir plus se reporter à
la revue "L'archéologie industrielle n°27 de décembre 1995" et à divers articles sur les inventaires, notamment des contributions de Maya Bennani en 2009.
https://www.cilac.com
lundi 4 novembre 2019
Quelques traces de la famille Jaucourt
http://jaucourt.canalblog.com/archives/2011/01/18/20155383.html

Premier post de ce blog 19 janvier 2005
http://jaucourt.canalblog.com
Rencontre dans les salles cirées des archives...
Dans
les années 1970-1980, je cherchais des anecdotes historiques pour garnir
une partie des colonnes d’un journal militant « Combat socialiste ». Le
corps du journal était consacré à des prises de position sur des
problèmes locaux, il n’en manquait pas, et à une expression sur la
situation politique nationale. La section locale du Parti Socialiste
diffusait ce petit journal régulièrement dans les boîtes à lettre du
canton. Une fois par mois, quel que soit le temps, il était distribué le
matin de bonne heure aux voyageurs qui prenaient le train à la gare
SNCF de Gretz.
Pour rédiger ces petits articles historiques, je fréquentais
Les
Archives départementales et nationales, des bibliothèques historiques de
la région parisienne, le Centre Beaubourg qui venait d’être inauguré et
allait devenir le centre Pompidou ainsi que les mairies du canton de
Tournan où je déchiffrais les registres municipaux et les compte-rendus
des conseils.
Ces
visites me permettaient de faire revivre quelques épisodes oubliés de
l’histoire locale qui s’inscrivaient dans les grands mouvements
nationaux de notre passé. Et les quelques lecteurs qui ne roulaient pas
en boule notre tract -
pour le jeter au mieux dans une poubelle, au pire sur le quai -
pouvaient découvrir des ressemblances avec des situations
contemporaines.
Des
notables locaux oubliés réapparaissaient ainsi au souvenir de nos
lecteurs :Omer Talon, père de Zoé Talon, favorite royale sous la
Restauration, décédé à Gretz ; le prince de Conti traqué dans la forêt d’Armainvilliers,
le peintre David arrêté sur le territoire de Favières après la chûte de
Robespierre et de Saint-Just. Les importantes manifestations xénophobes
sur Chaumes en Brie qui ont accompagné la construction par des ouvriers
italiens des lignes de chemin de fer, le récit d’un voyage inopiné en
ballon au-dessus des forêts de Seine-et-Marne après la rupture du cable
retenant un ballon captif et son atterrissage dans un champ de Gastins,
les débats qui ont précédé l’électrification, la distribution de l’eau
potable, le financement des réseaux de téléphone et d’assainissement…
Parmi ces figures locales, apparut François-Arnail de Jaucourt, fils d’une illustre famille. Ses rares biographies
le présentaient comme un homme politique peu connu ayant été un
éphémère Ministre de la Marine et des Affaires étrangères sous la
Restauration.
Né en 1757, à Tournan ou à Paris et décédé à Presles en Brie, il reliait Louis XV à Napoléon III.
Il
avait bénéficié d’un grande longévité et fait preuve d’assez de finesse
et d’opportunisme pour survivre dans des époques troublées.
Son nom était associé à Presles et à Tournan.
Presles
gardait le souvenir d’un château habité par la famille Jaucourt qui
avait donné un Maire et laissé un monument funéraire dans le cimetière.
Tournan où sa famille possédait le château de Combreux l’avait connu comme Commandant de la Garde-nationale.
François-Arnail de Jaucourt ne fit pas l’objet d’une chronique dans le journal militant.
Sa vie romanesque nécessitait plus d’espace et de temps.
Surtout pour corriger l’aspect particulièrement terne et médiocre qui
avait été décrit par ses rares biographes. Ceux-ci n’avaient pas
succombé au charme indéniable qui ressort du tableau peint par David et
des quelques portraits publiés dans un ouvrage regroupant sa
correspondance avec le Prince de Talleyrand pendant le Congrès de
Vienne.
Charme auquel ses amies Germaine Necker et Madame de Châtre n’étaient pas indifférentes.
Après
une interruption d’un quart de siècle, je m’apprête à reprendre mes
notes et mon enquête sur Arnail-François de Jaucourt en utilisant les
possibilités des blogs.
Libellés :
François Arnail de Jaucourt,
Presles
dimanche 13 octobre 2019
Fernand Jaffiol, maire de Pont Sainte Marie 1935-1940
JAFFIOL Fernand
René Lemarquis
Né en 1893, mort en déportation à Ebensee ; militant socialiste SFIO de l’Aube. Militant socialiste de l’Aube, Fernand Jaffiol fut candidat aux élections législatives de mai 1932 dans la 1re circonscription de Troyes où il obtint 766 voix, contre 6 250 à Plard pour qui il se désista. En 1933, il publia quelques articles dans Le Rappel, dans la chronique de Pont-Sainte-Marie où il s’était entendu avec le « plardiste » R. Granger au conseil municipal. En février 1934, il représenta le Parti socialiste au meeting du 12 et il appela alors à l’unité organique des Partis ouvriers. Le 4 avril il signa, pour les socialistes, le pacte d’unité d’action avec le PC et les « Amis du Rappel ». En janvier 1935, Jaffiol dirigeait la délégation SFIO lors des discussions avec les deux autres organisations sur les élections municipales. Candidat lui-même à Pont-Sainte-Marie, il fut élu maire le 17 mai 1935 après les élections de mai et il appela avec d’autres maires antifascistes du département à la formation des « Volontaires de la liberté » le 19 octobre.
Élu à la commission exécutive fédérale en 1936, il fut candidat de son parti aux élections cantonales du 7 octobre 1937 où il obtint 128 voix à Lusigny.
En juin 1945, la presse auboise annonça le décès de Jaffiol à Ebensee (Autriche) à l’hôpital du camp de concentration. Il avait été déporté après son arrestation par la Gestapo à Nîmes, sa ville natale, où il organisait la Résistance.
SOURCES : Le Petit Troyen, 1932-1939. — Le Rappel, 1932-1938. — Le Réveil de l’Aube, 28 juin 1945. — Lettre du maire de Pont-Sainte-Marie, 7 janvier 1987.
Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89052, notice
JAFFIOL Fernand par René Lemarquis, version mise en ligne le 1er
septembre 2010, dernière modification le 1er septembre 2010.
Libellés :
Fernand Jaffiol,
maire,
Maitron,
Pont Sainte Marie,
SFIO
samedi 14 septembre 2019
Voeux pour l'année 1909 à la section troyenne des Jeunesses plébiscitaires de France
« Les membres délégués par les Charentes à la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France adressent à leurs amis de Troyes et à leur vaillant Président Bailly leurs bons souhaits pour l’année 1909.
De cœur avec nos amis, nous espérons le triomphe prochains de nos chères idées et au retour du Prince Victor Napoléon.
Signé Roger Javaud
Président de la section plébiscitaire de Rochefort-sur-Mer (sous groupe de Bordeaux) ».
Roger Javaud
Fils d'un libraire, Joseph Auguste Emile Roger Javaud est né le 27 septembre 1879 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est d'abord employé de commerce avant de rejoindre, en 1906, son frère cadet André (1884-1923) qui est photographe à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Les deux hommes travaillent ensemble dans l'atelier de la rue Thiers et signent leurs portraits "Javaud Frères". Le 27 août 1918, "La Tablette des deux Charentes" mentionne le vol d'un projecteur au Familla-cinéma dont le directeur était M. Javaud. Il s'agit sans doute de l'un des frères. Roger Javaud est décédé à Rochefort le 1er mars 1959.
(Source : Archives municipales de Rochefort-sur-Mer)
Pour en savoir plus sur les « chères idées », on peut parcourir : « Le programme de la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France » » discours de Joseph Maybon, publié en 1911 et accessible sur le site Gallica de la BNF...
Libellés :
Fédération des jeunesses plébiscitaires,
Rochefort-sur-Mer,
Roger Javaud,
section de Troyes
Pays/territoire :
10000 Troyes, France
jeudi 15 août 2019
L'abbé Lysarde de Radonvilliers, commendataire de l'abbaye Saint-Loup de Troyes
L’ABBE DE RADONVILLIERS
6 novembre 1710 : Baptême à Decize de Claude
François, fils de noble Denis Louis Lysarde de Radonvilliers, Major au
Régiment de Sebbeville-Infanterie, et de dame Gabrielle Simonin.
1716 : Claude de Radonvilliers quitte Decize ; il fait
ses études à Paris, au Collège Louis-le-Grand et au noviciat
des Jésuites (quartier du Marais).
Il est professeur dans les collèges des Jésuites
à Rouen, Rennes, Orléans puis Bourges.
1740 : Retour au Collège Louis-le-Grand où
l’abbé de Radonvilliers enseigne le latin. Il rédige une pièce
de théâtre, Les Talens Inutiles.
1744 : Début du séjour à Bourges.
L’abbé de Radonvilliers quitte l’ordre des Jésuites. Il est remarqué
par l’archevêque, Mgr de La Rochefoucauld, qui le nomme vicaire général.
Il est également chancelier de l’Université de Bourges.
1745-1748 : Mgr de La Rochefoucauld est ambassadeur de
France à Rome. L’abbé de Radonvilliers l’accompagne et lui sert
de secrétaire.
1758 : Mgr de Coëtlosquet, évêque de
Limoges, est nommé précepteur du jeune duc de Bourgogne, petit-fils
de Louis XV. L’abbé de Radonvilliers enseigne le latin et les langues
au prince et à ses trois frères, Berry, Provence et Artois.
1763 : L’abbé de Radonvilliers est élu
à l’Académie Française.
1768 : Première édition de La Manière d’apprendre les langues.
Avril 1770 : L’abbé de Radonvilliers reçoit
le titre d’Aumônier Ordinaire du Roi.
Mars 1779 : Radonvilliers prononce un discours de réponse
au nouvel académicien Jean-François Ducis, qui vient d’obtenir
le siège laissé vacant à la mort de Voltaire.
L’abbé de Radonvilliers siège au Conseil
du Roi en tant que représentant du clergé. Il a reçu plusieurs
bénéfices d’abbayes (Neauphle, Saint-Loup de Troyes, Saint-Orens
d’Auch…)
18 avril 1789 : Claude François Lizarde de Radonvilliers
meurt à son domicile de la rue Louis-le-Grand. Il est inhumé dans
l’église Saint-Roch.
L'abbé C F Lisarde de Radonvilliers a été de 1757 à 1788, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Loup à Troyes.
Mais jusqu'à présent, aucune information ne permet d'établir un lien entre cette famille et le village aubois de Radonvilliers dans le canton de Brienne le château.
Dans les œuvres choisies du cardinal de Maury, tome III page 530 on trouve une anecdote sur cet abbé : "Sur le point de renouveler un bail pour la ferme générale de son abbaye de Saint-Loup de Troyes, il demanda au fermier sortant, un M. de la Porte à combien pouvait se monter l'augmentation qu'il avait de faire subir au bail. Le fermier estima à 3 ou 4000 francs cette augmentation, se déclarant prêt à l'accepter pour son compte. M. de Radonvilliers déclara : "Je ne puis accepter de passer cette augmentation de revenu, vous avez une famille nombreuse et je suis bien aise ainsi de vous aider à l'élever".
Pays/territoire :
58300 Decize, France
vendredi 9 août 2019
A la mémoire de Emile Coué 1857-1926
Emouvante lettre de remerciement adressée par la femme d'Emile Coué à Madame Maria Grispigni Béry après le décès de son mari.
(collection particulière)
Libellés :
Emile Coué,
Nancy,
pharmacien,
Troyes
mercredi 7 août 2019
Revue de presse, février 1887 élection législative dans l'Aube
Le 1er février 1887 le journal politique quotidien "La Lanterne" s'intéresse à une élection partielle dans l'Aube pour désigner le successeur du marquis de Roys. Il publie la composition du comité de soutien départemental présidé par M. Pinel, maire de Bar sur Seine, assisté de deux secrétaires Gaston Arbouin, directeur politique du "Petit Troyen" et Edmond Grandemange, conseiller municipal de Troyes. Les trésoriers étant MM. Chéreau et Conry.
Le 26 février 1887, le quotidien national "La Justice" dirigé par Georges Clémenceau salue la victoire de M. Charonnat et publie une déclaration du vainqueur de l'élection accompagnée d'un commentaire de son comité de soutien.
Jean Baptiste Jules Charonnat, né à Maizières la Grande Paroisse en 1834, décédé à Paris en 1911.
Maire de Trainel, notaire, il fut député de l'Aube de 1887 à 1889 puis de 1893 à 1910.
Il siégea et vota avec le groupe de la gauche radicale.
Le 26 février 1887, le quotidien national "La Justice" dirigé par Georges Clémenceau salue la victoire de M. Charonnat et publie une déclaration du vainqueur de l'élection accompagnée d'un commentaire de son comité de soutien.
Maire de Trainel, notaire, il fut député de l'Aube de 1887 à 1889 puis de 1893 à 1910.
Il siégea et vota avec le groupe de la gauche radicale.
Libellés :
député,
gauche rdicale,
Jean Baptiste Jules Charonnat,
maire de Trainel
Pays/territoire :
10510 Maizières-la-Grande-Paroisse, France
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