dimanche 13 octobre 2019

Fernand Jaffiol, maire de Pont Sainte Marie 1935-1940

JAFFIOL Fernand

René Lemarquis




Né en 1893, mort en déportation à Ebensee ; militant socialiste SFIO de l’Aube. Militant socialiste de l’Aube, Fernand Jaffiol fut candidat aux élections législatives de mai 1932 dans la 1re circonscription de Troyes où il obtint 766 voix, contre 6 250 à Plard pour qui il se désista. En 1933, il publia quelques articles dans Le Rappel, dans la chronique de Pont-Sainte-Marie où il s’était entendu avec le « plardiste » R. Granger au conseil municipal. En février 1934, il représenta le Parti socialiste au meeting du 12 et il appela alors à l’unité organique des Partis ouvriers. Le 4 avril il signa, pour les socialistes, le pacte d’unité d’action avec le PC et les « Amis du Rappel ». En janvier 1935, Jaffiol dirigeait la délégation SFIO lors des discussions avec les deux autres organisations sur les élections municipales. Candidat lui-même à Pont-Sainte-Marie, il fut élu maire le 17 mai 1935 après les élections de mai et il appela avec d’autres maires antifascistes du département à la formation des « Volontaires de la liberté » le 19 octobre.
Élu à la commission exécutive fédérale en 1936, il fut candidat de son parti aux élections cantonales du 7 octobre 1937 où il obtint 128 voix à Lusigny.
En juin 1945, la presse auboise annonça le décès de Jaffiol à Ebensee (Autriche) à l’hôpital du camp de concentration. Il avait été déporté après son arrestation par la Gestapo à Nîmes, sa ville natale, où il organisait la Résistance.
SOURCES : Le Petit Troyen, 1932-1939. — Le Rappel, 1932-1938. — Le Réveil de l’Aube, 28 juin 1945. — Lettre du maire de Pont-Sainte-Marie, 7 janvier 1987.

Pour citer cet article :
http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article89052, notice JAFFIOL Fernand par René Lemarquis, version mise en ligne le 1er septembre 2010, dernière modification le 1er septembre 2010.

samedi 14 septembre 2019

Voeux pour l'année 1909 à la section troyenne des Jeunesses plébiscitaires de France








« Les membres délégués par les Charentes à la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France adressent à leurs amis de Troyes et à leur vaillant Président Bailly leurs bons souhaits pour l’année 1909.
De cœur avec nos amis, nous espérons le triomphe  prochains de nos chères idées et au retour du Prince Victor Napoléon.

Signé Roger Javaud
Président  de la section plébiscitaire de Rochefort-sur-Mer (sous groupe de Bordeaux) ».

Roger Javaud
Fils d'un libraire, Joseph Auguste Emile Roger Javaud est né le 27 septembre 1879 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est d'abord employé de commerce avant de rejoindre, en 1906, son frère cadet André (1884-1923) qui est photographe à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime). Les deux hommes travaillent ensemble dans l'atelier de la rue Thiers et signent leurs portraits "Javaud Frères". Le 27 août 1918, "La Tablette des deux Charentes" mentionne le vol d'un projecteur au Familla-cinéma dont le directeur était M. Javaud. Il s'agit sans doute de l'un des frères. Roger Javaud est décédé à Rochefort le 1er mars 1959.
(Source : Archives municipales de Rochefort-sur-Mer)

Pour en savoir plus sur les « chères idées », on peut parcourir : « Le programme de la Fédération des jeunesses plébiscitaires de France » » discours de Joseph Maybon, publié en 1911 et accessible sur le site Gallica de la BNF...



jeudi 15 août 2019

L'abbé Lysarde de Radonvilliers, commendataire de l'abbaye Saint-Loup de Troyes


L’ABBE DE RADONVILLIERS
6 novembre 1710 : Baptême à Decize de Claude François, fils de noble Denis Louis Lysarde de Radonvilliers, Major au Régiment de Sebbeville-Infanterie, et de dame Gabrielle Simonin.
1716 : Claude de Radonvilliers quitte Decize ; il fait ses études à Paris, au Collège Louis-le-Grand et au noviciat des Jésuites (quartier du Marais).
Il est professeur dans les collèges des Jésuites à Rouen, Rennes, Orléans puis Bourges.
1740 : Retour au Collège Louis-le-Grand où l’abbé de Radonvilliers enseigne le latin. Il rédige une pièce de théâtre, Les Talens Inutiles.
1744 : Début du séjour à Bourges. L’abbé de Radonvilliers quitte l’ordre des Jésuites. Il est remarqué par l’archevêque, Mgr de La Rochefoucauld, qui le nomme vicaire général. Il est également chancelier de l’Université de Bourges.
1745-1748 : Mgr de La Rochefoucauld est ambassadeur de France à Rome. L’abbé de Radonvilliers l’accompagne et lui sert de secrétaire.
1758 : Mgr de Coëtlosquet, évêque de Limoges, est nommé précepteur du jeune duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XV. L’abbé de Radonvilliers enseigne le latin et les langues au prince et à ses trois frères, Berry, Provence et Artois.
1763 : L’abbé de Radonvilliers est élu à l’Académie Française.
1768 : Première édition de La Manière d’apprendre les langues.
Avril 1770 : L’abbé de Radonvilliers reçoit le titre d’Aumônier Ordinaire du Roi.
Mars 1779 : Radonvilliers prononce un discours de réponse au nouvel académicien Jean-François Ducis, qui vient d’obtenir le siège laissé vacant à la mort de Voltaire.
L’abbé de Radonvilliers siège au Conseil du Roi en tant que représentant du clergé. Il a reçu plusieurs bénéfices d’abbayes (Neauphle, Saint-Loup de Troyes, Saint-Orens d’Auch…)
18 avril 1789 : Claude François Lizarde de Radonvilliers meurt à son domicile de la rue Louis-le-Grand. Il est inhumé dans l’église Saint-Roch.
 
(extrait des Célébrités diécizoises).


L'abbé C F Lisarde de Radonvilliers a été de 1757 à 1788, abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Loup à Troyes. 
Mais jusqu'à présent, aucune information ne permet d'établir un lien entre cette famille et le village aubois de Radonvilliers dans le canton de Brienne le château. 

Dans les œuvres choisies du cardinal de Maury, tome III page 530 on trouve une anecdote sur cet abbé : "Sur le point de renouveler un bail pour la ferme générale de son abbaye de Saint-Loup de Troyes, il demanda au fermier sortant, un M. de la Porte à combien pouvait se monter l'augmentation qu'il avait de faire subir au bail. Le fermier estima à 3 ou 4000 francs cette augmentation, se déclarant prêt à l'accepter pour son compte. M. de Radonvilliers déclara : "Je ne puis accepter de passer cette augmentation de revenu, vous avez une famille nombreuse et je suis bien aise ainsi de vous aider à l'élever".

vendredi 9 août 2019

A la mémoire de Emile Coué 1857-1926






Emouvante lettre de remerciement adressée par la femme d'Emile Coué à Madame Maria  Grispigni Béry après le décès de son mari.
(collection particulière)

mercredi 7 août 2019

Revue de presse, février 1887 élection législative dans l'Aube

  Le 1er février 1887 le journal politique quotidien "La Lanterne" s'intéresse à une élection partielle dans l'Aube pour désigner le successeur du marquis de Roys. Il publie la composition du comité de soutien départemental présidé par M. Pinel, maire de Bar sur Seine, assisté de deux secrétaires Gaston Arbouin, directeur politique du "Petit Troyen" et Edmond Grandemange, conseiller municipal de Troyes. Les trésoriers étant MM. Chéreau et Conry.
Le 26 février 1887, le quotidien national "La Justice" dirigé par Georges Clémenceau salue la victoire de M. Charonnat et publie une déclaration du vainqueur de l'élection accompagnée d'un commentaire de son comité de soutien.

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 Jean Baptiste Jules Charonnat, né à Maizières la Grande Paroisse en 1834, décédé à Paris en 1911.
Maire de Trainel, notaire, il fut député de l'Aube de 1887 à 1889 puis de 1893 à  1910.
Il siégea et vota avec le groupe de la gauche radicale.
 

jeudi 25 juillet 2019

Volte-Jazz, CD du quartet "Coeurs et Lames"

Oldies but goldies, un CD de jazz enregistré en 1997 par un quartet local de Troyes "Coeurs et Lames" avec notamment Jean Lefevre et Alain Fourtier : "Volte-Jazz".
 Les membres de l'UPOPAUBE et d'autres groupes locaux reconnaitront l’accordéoniste talentueux.
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vendredi 7 juin 2019

Médaillon Eugène Guyot 1858-1910 par Désiré Briden



 Médaillon du photographe Eugène Guyot,
 œuvre de Désiré Briden
 ornant sa sépulture au cimetière de Troyes

Sept années séparent les photographies 2019-2012.
Le médaillon a mieux profité du toilettage que la pierre sablée.


Eugène Théodore Guyot, né le  24 mars 1858 à Merrey sur Arce, a épousé le 12 août 1879 à Troyes Joséphine Marie Roussel, demoiselle de magasin. Il est décédé le 3 novembre 1910  en son domicile. L'atelier du photographe Eugène Guyot était situé au 2, rue de la Paix.

voir le post publié en 2012

https://troyes-en-champagne.blogspot.com/2012/10/eugene-guyot-photographe-troyen.html